50/50

Par L. • 18 nov 2011 • Catégorie(s) : A la une

50_50

Après All the boys love Mandy Lane et Wackness, nous pouviez être sûrs que je suivais de près la carrière de ce petit malin de Jonathan Levine. Pourtant, une troisième fois la sortie de son film est encore sacrifiée au profit de plus « gros»  films de moins bonne qualité (ne comptez pas sur moi pour tailler une nouvelle fois la parodie de film de vampire qui squatte les écrans). Cette fois ci, c’est avec un sujet atypique que débarque Levine : la gestion de la maladie (une maladie mortelle) chez les jeunes adultes.

Adam a 27 ans et une vie plutôt bien rangée entre sa très belle petite amie artiste et son meilleur pote qui est aussi son collègue de travail. Pourtant au détour d’un rendez vous chez le médecin, il apprend qu’il est porteur d’une tumeur maligne à la colonne vertébrale et que ses chances de survie sont de 1 sur 2. Soit 50/50.

La force de 50/50 réside dans l’humanité de ses personnages. Une humanité palpable, évidente, loin des clichés manichéens du classique buddy movie auquel l’affiche prétend. Le ton est à la légèreté jamais à la gaudriole et, comme dans la vraie vie, rien n’est aussi simple qu’il n’y parait. Adam, pauvre victime du sort, est donc malgré son sourire angélique loin d’être le gendre idéal et son meilleur ami (très justement interprété par Seth Rogen), monstre de vulgarité cache sous ses abords bourrus une sensibilité à fleur de peau.

Donc c’est dans la subtilité que 50/50 brille, dans sa réflexion sans pathos, sans larmes ni trompettes. Il s’agit juste là d’un coup dur de la vie, de ceux dont on sort grandit si on s’en sort. Et c’est vrai qu’on en sort grandit… même souriant.

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