Festival du Film Francophone d’Angoulême – J1

Par L. • 27 août 2009 • Catégorie(s) : A la une

Filmfrancophoneangouleme

Après un été à m’occuper du déménagement (et de deux ou trois autres projets dont je vous parlerais plus tard), je devais théoriquement m’accorder une courte semaine de repos à la fin du mois d’août. C’était sans compter sur la reprise du calendrier cinéma qui, avec ses multiples festivals (Venise, Deauville USA, le Fright Fest de Londres et le Festival du Film Francophone d’Angoulême) appelle à la rentrée un peu plus tôt tous les ans. Contactée donc une semaine avant le festival pour savoir si j’étais d’accord pour y passer quelques jours, j’ai d’abord demandé son avis à mon mari (qui du coup, en a profité pour se mitonner un planning de travail chargé aussi), puis jeté un coup d’œil à la programmation (qui se compose à peu près de tous les films français dont on va parler dans les prochains mois) et je me suis lancée.

Comme l’année dernière où je me suis retrouvée toute seule pour le festival du cinéma scientifique de Bordeaux, me voilà lâchée dans la nature (en province, brrr) à Angoulême pour son Festival du Film Francophone. Un festival qui commençait sous de bons augures, puisque non contente de faire traiter mon dossier de transport par le service « personnalités » de la SNCF (excusez du peu), c’est par coursier que j’ai reçu mes billets en première classe dans le TGV de mon choix. A ce moment-là, on se dit que les festivals de province, il n’y  a quand même que ça de vrai et que ça ne sert à rien d’aller s’entasser à Venise, si c’est pour se faire traiter comme du bétail alors qu’ici je suis une princesse.

Malheureusement, et à force de lire mes mésaventures de festival vous allez vous dire que je suis une poissarde, il me semble aujourd’hui que ce n’était qu’un leurre pour m’attirer dans la gueule du loup et me faire subir un festival pire que tout ce que j’ai connu jusqu’alors.

quand-harry-rencontre-sally

Jusqu’à l’hôtel ça va, une navette est prête et les gens ont par avance été dispatchés en équipe, l’organisation est impeccable. Une dizaine de caméras de télévision se presse même sur le quai pour aller à la rencontre de « mes compagnons de wagons » : Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain, Julien Courbey et j’en passe, tous venus présenter des films. Arrivée à l’hôtel donc, un Etap hôtel de la chaîne Accor, dans une chambre sommaire typique de ce genre de chaînes d’hôtels. J’admets sans torture, que je suis et j’ai toujours été une femme « grand train » (cf. Quand Harry rencontre Sally), alors bien sûr, je pense quand même préférer un petit deux étoiles indépendants avec du charme qu’un Etap Hôtel où il y a du plastique sur le sol de la salle de bain, même pas de baignoire et le petit déjeuner est sous la forme de buffet dans le hall. Mais le wifi est disponible et gratuit alors je laisse tomber mes considérations de parisienne et me dit que ce n’est que l’affaire de quelques jours. C’est toujours sans compter sur le roi des démons, garant de ma poisse légendaire, qui m’a réservé la surprise de péter le wifi quelques heures avant mon arrivée (pas réparé à ce jour) et de placer ma chambre sous un générateur qui fait le bruit d’un réacteur d’avion et sans bouchons d´oreille c´est l´horreur (au bas mot, je dois avoir 4 heures de sommeil).

Pour faire ma gentille fille et arrêter de déranger tout le monde avec mon confort, je subis donc l’organisation chaotique réservée aux porteurs d’une accréditation de seconde zone (pas de couleurs comme à Cannes, mais le choix des hôtels définit votre ordre d’importance). Après des heures à errer comme une mite saoule dans une ville charmante mais assez peu accueillante (surtout vers 23h quand les rues sont sombres et prises d’assaut par des ados éméchés qui ont un penchant pour le RnB), sans renseignement concernant un éventuel dîner auquel je devrais participer, je me retrouve à tenter les derniers recours du journaliste pouilleux en mission en province. Quick, fermé à partir de 23h, MacDo, fermé à partir de 23h (pas de bol il est 23h15 et une migraine commence à me vriller le crâne à cause de la faim). Alors que je rentre à l’hôtel la queue entre les jambes, une lumière m’appelle, c’est donc un gentil kebab qui va être mon sauveur du soir (un kebab qui ne perd pas le nord, puisqu’à une jolie fille comme moi qui ne prend pas de frites avec son sandwich, il ne fera même pas un rabais de 50 centimes d’euro).

Mademoiselle Chambon2

Angoulême, premier soir de festival, après une première séance de cinéma avec Mademoiselle Chambon, dont je vous laisse la critique sur ce blog, après une course à l’accréditation qui a duré des heures, et de longues minutes à déambuler seule dans la ville, L. votre envoyée spéciale de choc mange un kebab (sans frites) dans sa chambre d’Etap Hôtel. Moi je dis : vivement demain.

Informations et programmation : http://filmfrancophone.fr/

Une réflexion indispensable »

  1. Ca fait plaisir de pouvoir te relire !
    Ce compte rendu est hilarant (libre à toi de me prendre pour un sadique qui se réjouit de tes malheurs haha).

    Continue donc à « errer comme une mite saoule »  , j’attends la suite !

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