L. aime le festival de Cannes J7-J8 : Yes, she can
Par L. • 24 mai 2009 • Catégorie(s) : Tout et rien
A Cannes, toutes les jours se valent en intensité comme en excitation. Je vous l’ai déjà dit, on vit dans un entre-deux coupé du temps et du monde, égoïste, égocentrique et superficiel. Pourtant très vite, je me rends compte que la (les) montée(s) des marches c’est le cadet de mes soucis, que d’apercevoir un acteur ou une actrice que j’aime à 500m ne me fait rien (j’ai croisé et frôlé Rachel Weisz en allant à mon interview des Lascars, ce fut mon seul frisson glamour du festival), que les films présentés ne resteront pas inédits bien longtemps… mais que me reste-il donc à voir et à faire au festival de Cannes ?

Je parcours la ville à la recherche de l’âme de la ville et des gens, je cherche une étincelle de fausse réalité derrière le glamour inacessible. Mardi, je me rue donc (cinéphilie oblige) à la projection du dernier film de Denis Dercourt, Demain dès l’aube présenté dans le cadre d’Un certain Regard (ma critique en lien). Je vois enfin un film dont les qualités me coupent le souffle. Fini de chipoter sur des détails, Denis Dercourt m’offre mon premier vrai coup de coeur du festival. A 16h, il est temps de préparer l’émission quotidienne de Radio Campus Paris à laquelle j’ai le plaisir de participer pendant toute la durée du festival : Yes, we Cannes. Puis, comme c’est devenu une habitude, je me prépare à rejoindre la désormais mythique villa Schweppes au Cap d’Antibes pour la soirée radio Nova. Toujours dans un cadre magnifique, le chef Yvan Cadiou nous gratifie une fois de plus de créations aussi délicieuses que diététiques (et bio) et le barman fort civil nous propose de nouveau des cocktails sans noms (puisqu’inédits) au gré de ses envies et de l’ambiance de la soirée. Celle ci se finit d’ailleurs autour de la piscine (chauffée à 30°) autour d’un mix d’Edouard Rostand des plus sympathiques. Pour une fois, et je m’en félicite, je ne rentre pas dans un état lamentable autour de 4 heures du matin, et sans me perdre dans les rues de la ville de Cannes, mais délicieusement et agréablement pompette et plutôt fraîche. Je crois que ces soirées Vip deviennent une habitude, et, comme dit précédemment, les open bars n’ont plus de secret pour moi.

Le lendemain (je ne devais pas être si fraîche que ça), ma mémoire me joue des tours. Les journées se ressembleraient-elles toutes ? Je me souviens d’une émission spéciale d’Extérieur Nuit (toujours sur Radio Campus Paris, 93.9 FM tous les mercredis à 19h) où j’ai rencontré Fabien Gaffez, critique à Positif (un homme charmant) et Stephane Delorme des Cahiers du cinéma mais aussi sélectionneur pour la Quinzaine des Réalisateurs. Car oui, derrière les robes bustiers, les talons vertigineux et les brushing, il y a aussi du cinéma à Cannes et donc des critiques (et donc des hommes, parce qu’on va pas se faire d’illusions comme pour les bucherons, critique est un métier d’hommes). Des critiques passionnants de surcroit, qui vivent le cinéma 365 jours par an et pas juste 10.
Mais le repos et l’antiglam de cette journée seront bien vite effacés par des films, des hommes nus (enfin), de l’alcool, du sable, et de la bonne musique…


Mais le repos et l’antiglam de cette journée seront bien vite effacés par des films, des hommes nus (enfin), de l’alcool, du sable, et de la bonne musique…
::::: un journaliste?