Very Bad Trip 2

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Deuxième épisode halluciné du trio de choc mis en scène par Todd Phillips, Very Bad Trip 2 passe de Las Vegas aux cotés obscurs de la sombre Bangkok. Avec les ingrédients qui ont fait le succès du premier opus, l’équipe ose un copié collé audacieux mais en définitive relativement faible.

C’est au tour de Stu de se marier avec une adorable jeune femme d’origine thaïlandaise. Alors qu’il préfère fêter l’évènement dans le calme et la volupté d’une charmante île de pêcheurs, ses compères lui préparent un enterrement de vie de garçon digne de ce nom. Mais une nouvelle fois, nul ne sait où leur folie, l’alcool et la drogue vont les arrêter.

En utilisant exactement le même canevas que le premier épisode, réveil douloureux, reconstitution de la nuit, disparition d’un membre de la bande, Very Bad Trip 2 éteint par avance tout effet de surprise et emmène en même temps le spectateur sur un terrain connu. Ici, rien d’autre ne compte que de repousser les limites du mauvais goût et de suivre de façon bienveillante les tribulations de nos trois compères. Pour combler les faiblesses du scénario, de perpétuelles références à leur aventure précédente viennent nous rappeler à quel point celui-ci était réussi.

Avec comme moteur la peur, celle de ne pas réussir à se sortir de ce mauvais pas, celle de vieillir, celle de ne pas faire rire, le film et ses protagonistes cultivent, et c’est une erreur, le trop. Ce rythme effréné, doublé d’une volonté à ajouter sans arrêt de nouveaux personnages et de nouvelles étapes au périple, est à la fois épuisant pour le spectateur mais aussi pathétique.

Pourtant, on ne pourra pas reprocher à l’ensemble une absence totale et salutaire de limite à l’humour, et si l’on se souvient du bébé mimant un acte masturbatoire dans le premier opus, on se délecte ici de lady boys, de micro-pénis, de références à des actes zoophiles, tous pas du meilleur goût mais du meilleur effet.

Folie hystérique à l’haleine chargée, Very Bad Trip 2 est un divertissement (trop) léger, une publicité malgré lui au premier épisode et peut-être le commencement d’une franchise dont le meilleur n’est certainement pas à venir. Et pourtant il reste toujours un exemple de ce que le pire peut parfois amener de meilleur, tant il est seul aujourd’hui à prendre ce chemin au cinéma.

(article publié sur artistikrezo.com)

(sortie le 25 mai 2011)

Commentaires : 5

  1. FredMJG dit :

    J’ai eu la désagréable sensation que tout était déjà dans la bande annonce avec comme qui dirait un arrière goût de déjà trop vu. Je m’abstiendrai. J’ai plein de trucs à faire (et à jeun, quelle tristesse).

  2. Pascale dit :

    leur folie, l’alcool et la drogue va les arrêter.

    moi j’aurais dit « vont » mais t’es bien la meuf de ton keum… Pauvre Mia !

    du mauvais goûts
    de nouveau personnages
    repprocher

    J’ai rien dit .
    T’es pire que ton keum… Je ne croyais pas que c’était possible !

  3. L. dit :

    Ah la la… qu’est-ce qu’on ferait sans toi. Je vais redoubler de vigilance (ça ne sera pas dur) et merci pour le rappel.

  4. Margaux dit :

    Merci pour ton super billet !!! Je vais le voir ce soir, j’ai vraiment trop hâte !!!!

    Et c’est sympa d’avoir joué au jeu concours !!! :)
    Au plaisir,
    M.

  5. Margaux dit :

    Lucille tu es l’une des gagnantes du jeu concours Bazar Chic, il faut que tu m’envoies un mail avec tes coordonnés à :
    chezmargauxx@gmail.com

    Merci :)
    M.

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