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	<title>L. aime le cinéma &#187; L.</title>
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		<title>La merditude des choses</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 11:40:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a presque du génie dans la façon dont Félix Van Groeningen, le réalisateur, et Dimitri Verhulst, l&#8217;auteur, réussissent à sublimer une certaine forme de beauferie, de pathétique vie paysanne. C&#8217;est avec le regard dur mais toujours empreint d&#8217;amour que ces deux-là nous offrent une vision sans concession de la campagne flamande.
De beuveries en&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a presque du génie dans la façon dont Félix Van Groeningen, le réalisateur, et Dimitri Verhulst, l&#8217;auteur, réussissent à sublimer une certaine forme de beauferie, de pathétique vie paysanne. C&#8217;est avec le regard dur mais toujours empreint d&#8217;amour que ces deux-là nous offrent une vision sans concession de la campagne flamande.</p>
<p style="text-align: justify;">De beuveries en&#8230; beuveries, la famille Strobbe survit tant bien que mal à la vie avec ses hauts relatifs et ses bas tragiques. Dans cette ambiance de convivialité avinée, c&#8217;est au spectateur de trouver sa place et de se laisser parfois sans ménagement transporter du fou rire au dégoût, de l&#8217;amitié aux larmes. Parfois dérangeante, cette rudesse a le don de laisser le spectateur vidé, pantois soit irrité soit enthousiasmé sans réserve pour le voyage. Car on n&#8217;a pas toujours l&#8217;occasion d&#8217;apercevoir d&#8217;aussi prêt la tragi-comédie d&#8217;une famille qu&#8217;on aime au premier coup d&#8217;œil.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi aura-t-il fallu transformer le jeune garçon plein de promesses pour l&#8217;avenir en un détestable écrivain pédant ? C&#8217;est la seule réserve à avoir sur cette <em><strong>Merditude des choses</strong></em>, et si l&#8217;on comprend que le retour sur le passé est un pas nécessaire pour l&#8217;évolution de ce personnage, les retours au présent sont autant d&#8217;instants de bile pesante, de poésie cynique pauvre.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est sûr, c&#8217;est que quels que soient les choix de scénario et d&#8217;adaptation, les ingrédients (un casting parfait, une mise en scène très présente) sont aussi bien pesés que parfaitement compatibles. Comme un coup de poing en pleine figure ou une saine dégobillade après une belle beuverie, <em><strong>La Merditude</strong></em><em><strong> des choses</strong></em> ne fait pas dans la dentelle mais tape la où ça fait mal, dans le bon comme dans le mauvais sens.</p>
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		<title>Esther</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 11:35:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Un visage à la fois mystérieux et repoussant fleurit sur les affichages dédiés aux sorties cinéma&#8230; mais quel est donc cet OVNI qui est vendu comme « le film le plus terrifiant de l&#8217;année » ? Et bien, loin des idées reçues, Esther n&#8217;est pas une énième descendante du diable, une enfant maléfique ou une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un visage à la fois mystérieux et repoussant fleurit sur les affichages dédiés aux sorties cinéma&#8230; mais quel est donc cet OVNI qui est vendu comme « le film le plus terrifiant de l&#8217;année » ? Et bien, loin des idées reçues, Esther n&#8217;est pas une énième descendante du diable, une enfant maléfique ou une gamine possédée de plus. En effet, le film comme son anti-héroïne ont finalement presque plus en commun avec un film comme <strong><em>Sleepaway Camp</em></strong> (Google est ton ami) qu&#8217;avec <strong><em>La malédiction</em></strong>, <strong><em>Joshua</em></strong> et consorts.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette référence renvoie moins au slasher pur (bien qu&#8217;Esther zigouille avec la même dextérité) qu&#8217;au génial et malsain rebondissement final, qui révèle la vraie nature de cette étrange Esther. Avant d&#8217;atteindre ce petit pic d&#8217;excitation, on est trimballé plutôt avec calme, parfois avec perversité, entre drame familial, orphelinat des pays de l&#8217;est et petit traité sur l&#8217;adoption de la famille parfaite. Comme une montée en puissance du précédent <strong><em>Joshua</em></strong>, qui s&#8217;essayait aussi aux chemins de traverse du genre, Esther brille plus par son scénario ludique puis redoutable que par son casting double couche (Vera Farmiga rejoue son rôle de <strong><em>Joshua</em></strong>) et tapisserie (Peter Sarsgaard, es-tu avec nous ?)&#8230; sauf bien sûr la découverte d&#8217;Isabelle Fuhrman dans le rôle-titre.</p>
<p style="text-align: justify;">La force de cet <strong><em>Esther</em></strong> est de jouer la mesure, de faire monter le suspens et la pression sans tomber dans la surenchère sanguinolente et, même, de toucher plus aux codes du thriller que du film d&#8217;horreur. Etonnant et culotté, <strong><em>Esther</em></strong> est un film à la croisée des genres, un pari risqué, suffisamment audacieux pour ne pas se planter mais qui, avouons-le, ne restera dans les annales que pour son twist, ce qui n&#8217;est déjà pas mal.</p>
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		<title>Festival Cinéma Européen des Arcs 2009 &#8211; Jour 3 (fin)</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 12:31:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>

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		<description><![CDATA[A peine le temps de sentir l&#8217;ambiance de ce nouveau festival, de profiter de la neige, de connaître un peu mieux mes compagnons de voyage qu&#8217;il est déjà l&#8217;heure de penser au retour. Ou plutôt non, ce shot, aussi intense fut-il, parait interminable (dans le sens impossible à terminer) et,  au matin du troisième et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A peine le temps de sentir l&#8217;ambiance de ce nouveau festival, de profiter de la neige, de connaître un peu mieux mes compagnons de voyage qu&#8217;il est déjà l&#8217;heure de penser au retour. Ou plutôt non, ce shot, aussi intense fut-il, parait interminable (dans le sens impossible à terminer) et,  au matin du troisième et dernier jour, l&#8217;ambiance est encore à la fête et au travail. C&#8217;est pour deux interviews, en compagnie de l&#8217;adorable dandy, que je me lève : une rencontre que j&#8217;attendais avec impatience avec le programmateur du festival, Frédéric Boyer (qui est aussi depuis cette année, programmateur de la très bonne quinzaine des réalisateurs de Cannes) et avec le président du festival, réalisateur du film de mon adolescence <strong>Filles Perdues, Cheveux Gras</strong>, Claude Duty.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1437" title="claude duty et frédéric boyer" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/FCEA-01-1851-300x209.jpg" alt="claude duty et frédéric boyer" width="300" height="209" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dans une atmosphère qui sent encore bon le café chaud, les entretiens se passent le mieux du monde et je finis même par me demander si je ne vais pas investir dans un Iphone vu la simplicité (et la qualité) de la prise de son de ce téléphone (surtout vu les galères que j&#8217;ai eu lors de<a href="http://elleaimelecinema.fr/tout-et-rien/festival-cinemascience-2009-jour-5"> ma dernière interview</a> avec mon dictaphone numérique).</p>
<p style="text-align: justify;">Un peu avant midi, je parcoure chaque recoin de la chambre à la recherche des vêtements, livres (que je n&#8217;ai pas lu) et connectiques diverses que j&#8217;aurais pu jeter nonchalamment n&#8217;importe où pendant ces trois jours. L. est une festivalière aguerrie, et à force de laisser la moitié de ma trousse à maquillage (&raquo;&nbsp;non ! mon mascara Dior tout neuf !!!&raquo;&nbsp;) ou des petites culottes pas sexy du tout, mais que j&#8217;adore, dans les failles spatiales des chambres d&#8217;hôtel de province (nul doute que ça doit beaucoup amuser les dames du ménage) je commence à devenir une spécialiste à ce petit jeu. Mon paquetage dûment compressé dans mon minuscule sac de voyage à cerises, le tout laissé à la consigne de l&#8217;hôtel, nous rejoignons le reste du groupe pour une visite officielle du village. Architecture, infrastructure, vue, même le système commercant est ici maîtrisé et pensé pour que le visiteur se sente chez lui&#8230; en mieux, dans un entre-monde de confort et de convivialité. C&#8217;est bien, c&#8217;est exactement ce que j&#8217;avais compris ces trois derniers jours. Les travaux en cours, à finir pour l&#8217;année prochaine, d&#8217;un spa géant finissent par me convaincre : je veux revenir !!!</p>
<p style="text-align: justify;">Une noisette pour se réchauffer et une dernière surprise nous attend. L&#8217;équipe de l&#8217;office de tourisme, en plus d&#8217;être des accompagnateurs fort sympathiques et patients ont tout d&#8217;elfes du Père Noël (surtout vu la saison). On rejoint en voiture la station 1800, puis une sorte de téléphérique en forme d&#8217;œuf (qui a première vue n&#8217;a pas l&#8217;air stable du tout mais en fait si) et on monte patiemment jusqu&#8217;à 2600 mètres d&#8217;altitude. La montée est magique, la vue est impressionnante (parfois au point de faire détourner les yeux, même pour moi qui n&#8217;ai théoriquement pas peur du vide). Tout en haut, ou presque, direction un refuge de montagne bien chauffé, dont les grandes baies vitrées donnent sur une montagne enneigée et très ensoleillée. L&#039;endroit parfait pour <a href="http://www.interhome.fr/">une location de chalet</a>. Ici, un charmant monsieur aux mains d&#8217;artisan (je l&#8217;ai complimenté à ce sujet, je ne sais pas s&#8217;il l&#8217;a bien pris) nous a servi les meilleures charcuteries du monde, une soupe délicieuse (courge/queues d&#8217;écrevisse si je me souviens bien), de la tomme, du Beaufort et un sabayon aux framboises et aux myrtilles à tomber. Pourtant, au soleil, entouré de neige et si haut, dans cette apothéose gastronomique, nous sentons venir la fin et l&#8217;ambiance se fait plus recueillie, plus calme (ou peut être était-ce la digestion?). En tout cas, pour finir la parenthèse sur ce sacré monsieur aux doigts de fée et à la passion dévorante (et à dévorer), suivez l&#8217;actualité de<a href="http://www.locorti.com/"> Lo Corti de Savoie</a>, le site devrait bientôt être lancé et vous pourrez acheter en ligne ces délicieux produits.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1438" title="locorti" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/locorti1.jpg" alt="locorti" width="248" height="186" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour clôturer ce grand moment en beauté, nous faisons quelques pas dans la neige jusqu&#8217;à une grotte de glace où des artistes exposent leur sculptures de glace pendant la saison. Une photo souvenir plus tard, il faut redescendre. Retour à Bourg Saint Maurice, et, avant de reprendre le train, la coopérative agricole. Chacun repart avec son Beaufort et deux trois autres douceurs. Un au revoir sur le quai, une sieste dans le train, des échanges de magazines, un débat sur la grippe A avec un voisin de siège médecin plus tard et nous voilà vite, trop vite, à Paris. Il est temps de se séparer&#8230; mais peut-être pas pour longtemps. Car, comme de tradition, les copains de colonie de vacances se promettent de vite se revoir&#8230;à suivre donc.</p>
<p style="text-align: justify;">BILAN DE CETTE PREMIERE EDITION :</p>
<p style="text-align: justify;">En dehors de l&#8217;expérience que j&#8217;ai pu vivre aux Arcs cette année, et qui est principalement due à une équipe sur place exceptionnelle et la belle rencontre de la fine équipe, il est difficile de ne pas admettre que les stations des Arcs, dans leur ensemble, sont faîtes pour accueillir un festival de Cinéma. En positionnant cet événement avant l&#8217;ouverture de la saison de ski, les habitants, comme les professionnels profitent de conditions privilégiées de climat, d&#8217;infrastructure (le village 1950 entièrement dédié à l&#8217;accueil des invités), et de découverte des activités (j&#8217;ai cru comprendre que des courses de slalom ont été organisées avec certains producteurs), sans oublier une programmation accessible mais de très haut vol mise en place par Frédéric Boyer (un nom gage de qualité).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette région naturellement chaleureuse a prouvé pour cette première sa soif de culture, d&#8217;événements, et de rencontres. Et, après les entretiens avec différents acteurs du festival, c&#8217;est donc une combinaison de convivialité et de partage de passions qui est privilégiée ici. Comment ne pas tomber amoureuse de cette ambiance du premier coup ? Mieux vaut laisser la magie opérer et espérer que les ingrédients qui ont fait le succès de cette année soient toujours présents l&#8217;année prochaine. Comme je ne me fais pas de souci à ce propos, je vous donne donc rendez vous là bas&#8230; enfin, si je ne suis pas interdite de séjour.</p>
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		<title>Festival Cinéma Européen des Arcs 2009 &#8211; Jour 2</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 23:24:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[Au &#171;&#160;réveil&#187;&#160;, le jeudi matin, la terre tourne un peu plus fort que d&#8217;habitude et la chaleur de la chambre est dure à quitter même pour le magnifique temps à l&#8217;extérieur et un petit déjeuner copieux. Une projection de film est prévue à 10h30 alors il faut pourtant se soustraire au confort pour rejoindre mes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au &laquo;&nbsp;réveil&raquo;&nbsp;, le jeudi matin, la terre tourne un peu plus fort que d&#8217;habitude et la chaleur de la chambre est dure à quitter même pour le magnifique temps à l&#8217;extérieur et un petit déjeuner copieux. Une projection de film est prévue à 10h30 alors il faut pourtant se soustraire au confort pour rejoindre mes acolytes à la brasserie/lieu de petit déj&#8217;. Manque de chance, une bouchée de croissant à peine avalée et la réalité reprend le dessus (oui, même L. est humaine), il est absolument im-po-ssi-ble de faire 30 min de bus en montagne, et encore moins de tenir les 1h30 du métrage, qui, le pauvre allait être injustement sacrifié sur l&#8217;autel de la fatigue. Dans un élan d&#8217;altruisme (et de réalisme un peu aussi), je décide de retourner me coucher quelques heures puisqu&#8217;une grosse journée m&#8217;attend.</p>
<p style="text-align: justify;">Vers le déjeuner, la fatigue se fait moins insupportable, le soleil brille toujours, et on nous propose une ballade dans la neige afin de rejoindre le lieu du déjeuner (un restaurant sur les pistes à plus de 2000 mètres d&#8217;altitude). L., toujours en bottes de ville, découvre à ce moment là que 7 cm de talons peuvent être d&#8217;une sacrée utilité dans la neige. Très vite (après un jambon sauce aux champignons très généreux, ce qui semble être le maître mot ici), il est temps de rejoindre la terre ferme : une partie de l&#8217;équipe est réquisitionnée pour un baptême de <em>speed riding</em>, et l&#8217;autre pour l&#8217;itw d&#8217;un des deux créateurs du festival (devinez de quelle équipe je fais partie). Mais avant tout, j&#8217;en profite pour digresser&#8230; car difficile de comprendre nos différences d&#8217;emploi du temps sans savoir qui étaient les fameux gentlemen qui m&#8217;accompagnaient à ce voyage. L&#8217;anonymat est intéressant mais je peux vous en dire deux/trois mots sans dépasser la limite de la bienséance : mon premier est un journaliste reporter un peu baroudeur qui couvrait l&#8217;ouverture de la saison de ski pour un hebdomadaire de droite conservatrice, mon second est un dandy très attaché au milieu des arts créateur d&#8217;un site internet culturel généraliste (mais pointu) et mon troisième est un passionné au parcours étonnant, représentant cette fois ci un bimestriel pour quinquagénaires fortunés. Voila qui vous en dit un peu plus sur mes compagnons et c&#8217;est bien sûr avec monsieur le dandy que j&#8217;ai rencontré Pierre-Emmanuel Fleurantin, co-organisateur du festival. Une interview croisée très conviviale qui s&#8217;est soldée par une photo de groupe bon enfant (oui, la sœur de l&#8217;organisateur était aussi photographe du festival, en dehors d&#8217;être une très bonne photographe tout court, et une amie du dandy).</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;interview a duré plus que prévu et l&#8217;après midi est bien avancé quand nous rejoignons nos chambres pour une pause bien méritée. Une micro-sieste réparatrice plus tard, il est déjà l&#8217;heure de rejoindre nos amis de l&#8217;office du tourisme pour un dîner dans la joie et la bonne heure au premier étage (privatisé s&#8217;il vous plait) du Chicanos. Nos affinités se font plus claires et la fine équipe échange blagues de bons et mauvais goûts comme des amis de vingt ans (ou presque). Très vite (encore, toujours trop vite) il faut quitter nos verres de Génépi et nos cafés pour rejoindre 1800 et la deuxième (et dernière) séance de cinéma du festival pour nous : <strong>La Merditude des choses</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1428" title="merditude" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/merditude-300x150.jpg" alt="merditude" width="300" height="150" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ce film flamand à l&#8217;univers tragi-comique raconte l&#8217;enfance d&#8217;un gamin des années 80 dont la relation ambigue avec sa famille, une bande de balourds alcooliques de campagne, va grandement déranger le passage à l&#8217;âge adulte. <strong>La Merditude</strong> choque par sa capacité à faire passer le spectateur de l&#8217;amusement à la Groland au dégoût et à la consternation (de la pitié ?). Déstabilisant mais extrémement maitrisé (que ce soit au niveau du scénario ou de la direction d&#8217;acteurs), le film est un voyage aussi atypique que réaliste dans une campagne glaucque, dure mais chaleureuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Bizarrement, cette nuit là, la fatigue me pèse très vite. Je me laisse cependant convaincre de prendre un dernier verre chez Luigi pour une soirée animée par une DJette du Baron. La jeune femme est charmante, la piste de danse est envahie par un ban de jeunes célibataires en chaleur, je laisse mes compagnons poursuivre leur nuit et décide, après un coca et quelques gorgées de bierre (je le précise en gage de ma bonne volonté) de rejoindre ma chambre pour une nuit assez courte mais tout de même plus reposante&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Festival Cinéma Européen des Arcs 2009 &#8211; Jour 1</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 12:13:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[A force de suivre mes aventures festivalières tout au long de l&#8217;année, vous le savez : L. est une éponge.  Des films, des sentiments bruts, des rencontres et un certain nombre de verres d&#8217;alcool typiques colonisent mon être jusqu&#8217;à devenir indissociables de ce que je suis vraiment. Cette semaine, quelques jours à peine après mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A force de suivre mes aventures festivalières tout au long de l&#8217;année, vous le savez : L. est une éponge.  Des films, des sentiments bruts, des rencontres et un certain nombre de verres d&#8217;alcool typiques colonisent mon être jusqu&#8217;à devenir indissociables de ce que je suis vraiment. Cette semaine, quelques jours à peine après mon retour de <strong>CinemaScience</strong>, on m&#8217;envoie aux Arcs, en Savoie, pour le premier festival du film européen. Dans un état de fatigue mentale et physique avancé, et pendant trois jours intenses, L. est à fleur de peau, L. se laisse envahir par une ambiance, un lieu et du cinéma, L. est une drama queen, L. a 15 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Rendez vous de départ à la gare de Lyon à 7h30 mercredi matin&#8230; manque de chance, j&#8217;ai un souci presque pathologique avec la tranche horaire 5-11h du matin. Après un sprint épique et grâce au train resté bloqué en gare quelques minutes, je me fraye malgré tout un chemin dans les allées chargées jusqu&#8217;à ma place : c&#8217;est parti pour 6 heures de voyage. Sont déjà présents ceux avec qui je partagerais les prochaines heures, mais aussi les trois prochains jours. Habituée des voyages de presse, je m&#8217;attendais à un groupe indéfini d&#8217;une dizaine de journalistes cinéma, une masse dans laquelle je pourrais me fondre. Le virage est violent, nous sommes quatre. Trois  hommes, dans la force de l&#8217;âge et aux parcours professionnels aussi différents que passionnants&#8230; et moi. Deux d&#8217;entre eux, ne viennent même pas couvrir le festival à proprement parler mais plutôt la station.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1419" title="Affiche---Festival-des-Arcs" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/Affiche-Festival-des-Arcs1.jpg" alt="Affiche---Festival-des-Arcs" width="300" height="190" /></p>
<p style="text-align: justify;">Avec ces nouvelles données, je sens monter l&#8217;angoisse. A quatre, difficile de la jouer solo (ce que je pensais vraiment faire vu que mon ipod est plein à craquer de films), mais je me demande aussi ce qui se passera si on ne s&#8217;entend pas. Imaginez vous à des années lumières de Paris, enfermée dans une station de ski avec de parfaits inconnus pendant trois jours&#8230; Un scénario qui peut vite tourner au film d&#8217;horreur (ou au film porno mais ça, c&#8217;est une autre histoire). Je me réveille lentement, fait abstraction de ma coiffure et de mon maquillage hasardeux, de ma tenue négligée (pour une durée si courte, j&#8217;ai voulu faire la fille qui maîtrise et n&#8217;ai emmené que le strict minimum, une erreur que je vais regretter par la suite) et commence à sociabiliser. Ces messieurs sont charmants, drôles, de très bons compagnons de voyage en somme, même si leurs prénoms me passent encore au dessus de la tête, et c&#8217;est dans une ambiance de franche camaraderie virile que nous arrivons en gare de Bourg Saint Maurice en début d&#8217;après midi.</p>
<p style="text-align: justify;">Rencontre avec les attachés de presse de la station et direction le restaurant pour un déjeuner grandement mérité. Les lieux sont magiques, et, comme je n&#8217;ai pas du mettre des pieds dans une station de ski enneigée depuis la Classe de Neige en CM2, j&#8217;en prend plein les yeux. On nous apprend le mode de fonctionnement des stations (Les arcs 1800, 1950, 1600 et tutti quanti), le programme qui nous a été savamment concocté et un peu plus sur les uns et les autres, entre deux bouchées de ragoût au chevreuil. Après un si bon déjeuner, les routes sinueuses de montagne pèsent sur l&#8217;estomac, mais l&#8217;arrivée dans le village 1950 reste un sacré moment. D&#8217;abord parce qu&#8217;on est passé par le parking souterrain et que je n&#8217;en ai surtout rien vu à part des couloirs et des halls d&#8217;hôtel mais aussi parce qu&#8217;une fois dehors l&#8217;architecture, qui vient chercher dans les méandres de notre imagination les lignes et les couleurs d&#8217;un village traditionnel de montagne, mais aussi la neige et la vue (Oh ! Le Montblanc !) me font glisser dans un univers parallèle. Quelque chose de magique, entre la surexcitation intense et le bien être, où le rassurant sentiment de vacances est obtenu artificiellement mais pour quel résultat ! (un plaisir pour une cinéphile, j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être dans un décor de cinéma).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1415" title="arc19501" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/arc19501-300x178.jpg" alt="arc19501" width="300" height="178" /></p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;arrivée à la résidence le Prince des Cimes, grosse surprise : à quatre, nous nous partageons deux appartements de deux chambres. Je laisse les hommes décider, d&#8217;autant plus que ce genre de situation inédite a le don de m&#8217;amuser énormément. Après le vidage des bagages, mes camarades et moi trouvons de bon ton de pousser l&#8217;investigation journalistique vers le sauna/hammam/piscine/jacuzzi extérieur et finissons très vite en peignoir et bikini (enfin, surtout pour moi) à déambuler dans les couloirs de l&#8217;hôtel. Si on m&#8217;avait dit que je partagerais un sauna avec trois inconnus aussi hilarants que dragueurs (heureusement, qu&#8217;ils ne se concentrent pas sur moi), j&#8217;aurais peut-être réfléchi à deux fois avant de faire le voyage (pour dire deux fois oui, certainement). En tout cas, sur le coup, cette situation ne m&#8217;a pas parue bizarre, ni même déplacée et, dans ce même sauna, j&#8217;ai aussi entamé la discussion avec un jeune producteur donc je me suis vite dit que ce festival avait le don de casser les barrières et de nous faire nous sentir bien pour mieux parler de cinéma&#8230; ou pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Les garçons récupèrent leurs skis, snowboards, et autre matériel&#8230; de garçons et nous nous dirigeons vers 1800 (la station voisine) pour un dîner avec le directeur de l&#8217;office du tourisme. Encore une fois, l&#8217;ambiance est décontractée et on commence à entrer dans le vif du sujet : la station, la station et la station &#8230;ça tombe bien, je suis déjà amoureuse. Je vous la conseille si vous cherchez toujours où faire votre prochaine <a href="http://www.interhome.fr/locations-vacances/hiver-montagne-ski/T13.aspx?lCode=FR-FR">location de vacances à la montagne</a>. Pour le petit moment cinéphile, je découvre la saga des <strong>Apocalypse Snow</strong> (dont je vais me faire un rattrapage incessamment sous peu). Micro balade digestive sur la neige glacée (les deux minutes de marche entre le restaurant et la salle de cinéma en fait) et je suis chez moi. En état d&#8217;insécurité depuis le départ (loin de la maison, des inconnus partout, tout ça), je retrouve une sensation que je ne connais que trop bien : celle d&#8217;entrer dans une salle bondée et de partager un film ensemble, et ça tombe bien puisque la communion des sens est à son paroxysme avec le deuxième meilleur film de 2010 à ce jour : <strong>Soul Kitchen</strong> de Fatih Akin.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1413" title="SoulKitchenMovie" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/SoulKitchenMovie-300x160.jpg" alt="SoulKitchenMovie" width="300" height="160" /></p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;en écrirais plus long le moment venu mais<strong> Soul Kitchen </strong>a définitivement fini de me faire aimer le Festival européen des Arcs, parce qu&#8217;un festival qui passe un tel chef d&#8217;oeuvre est forcément un vrai bon festival de cinéma. Le réalisateur allemand donne ses lettres de noblesse à la comédie en combinant un casting parfait, des situations loufoques, une bande originale étonnante et un sens esthétique sans faille. Jouissif dans son mélange du sexe, de la cuisine et de la musique (ce qui n&#8217;est pas fait pour me déplaire), <strong>Soul Kitchen</strong> cache sa perfection derrière une humilité déconcertante et  fort sympathique. Impossible de ne pas fondre pour lui en somme (pour vous, il faudra attendre mars 2010).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1414" title="ochaud" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/ochaud-300x126.jpg" alt="ochaud" width="300" height="126" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le temps passe vite quand on s&#8217;amuse et il est presque minuit quand la joyeuse bande décide de fêter le festival à coup de cocktails, de musique trop forte, de drague audacieuse et de filles courtement vêtues qui dansent sur le comptoir du bar. Vous voulez que je vous raconte ma soirée ?!?  Mojito ananas, Zubrowska, Vodka/Get 27, Vodka./Get 27, Vodka/Get 27&#8230; Après, et comme vous l&#8217;imaginez, ma mémoire me joue des tours.</p>
<p style="text-align: justify;">Ah c&#8217;est sûr, les nuits à 1950 sont aussi fraîches que chaudes et elles finissent tard&#8230; bien tard&#8230; à peu près à l&#8217;heure où la suivante commence. Mais bon, un festival où L. est une gentille fille sage n&#8217;est pas un festival, non ?</p>
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		<title>Festival CinémaScience 2009 &#8211; Jour 5</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 15:08:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette 2e édition du festival CinemaScience se clôture ce dimanche avec du lourd pour Ecran Large (et surtout pour moi) : la projection d&#8217;Astro Boy et surtout la projection très privée de Mr. Nobody puis l&#8217;interview de son réalisateur Jaco van Dormael. Le peu d&#8217;énergie qui me reste est donc concentré sur cette dernière ligne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Cette 2<sup>e</sup> édition du festival CinemaScience se clôture ce dimanche avec du lourd pour Ecran Large (et surtout pour moi) : la projection d&#8217;<strong><em><a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12598.php">Astro Boy</a> </em></strong>et surtout la projection très privée de <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12290.php"><strong><em>Mr. Nobody</em></strong></a> puis l&#8217;interview de son réalisateur Jaco van Dormael. Le peu d&#8217;énergie qui me reste est donc concentré sur cette dernière ligne droite et après un petit déjeuner copieux façon petit déj&#8217; des champions, je traverse la ville direction l&#8217;UGC pour l&#8217;avant-première d&#8217;<strong><em>Astro Boy. </em></strong>La salle est comble et le public est en ébullition, c&#8217;est normal car la moyenne d&#8217;âge est de 10 ans à tout casser avec une moyenne de 2 enfants pour un adulte. Il fait chaud, le pop corn vole mais pas question de se laisser aller et quand la séance débute j&#8217;ai tous les sens en éveil pour détecter les éventuels défauts de cet <strong><em>Astro Boy</em></strong> dont j&#8217;ai entendu plutôt du mal.</p>
<p>Mais c&#8217;est une bonne surprise qui m&#8217;attend car même si le film se déleste avec un sans gêne déconcertant du bagage de l&#8217;œuvre originale et culte d&#8217;Osamu Tezuka, l&#8217;action tient le bon rythme et les la VF est loin d&#8217;être insupportable. Malgré un petit ventre mou après 45 minutes (les gamins, bon indicateur, ont commencé à s&#8217;agiter), <strong><em>Astro Boy</em></strong> reprend vite les rênes pour un final laissant présager de nouvelles aventures. La critique complète <a href="http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-12598-56631.php">ici</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1407" title="astro" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/astro-300x125.jpg" alt="astro" width="300" height="125" /></p>
<p>Avec le retard qu&#8217;a pris la première séance, j&#8217;ai à peine le temps de piquer un sprint (hum&#8230; le footing du dimanche matin en bottes à talons et chargée comme un mulet) vers le Fémina pour la séance spéciale journaliste de <strong><em>Mr. Nobody</em></strong>. Changement d&#8217;ambiance, l&#8217;heure est à la concentration (et il en faudra pour tenir la longueur des 2h15 du métrage) et nous sommes trois dans la salle (alors pas question de passer pour une baltringue auprès des deux autres à me tortiller sur mon siège).</p>
<p>Et là, c&#8217;est la claque. <strong><em>Mr. Nobody</em></strong> m&#8217;emporte pour un voyage rare dans les salles obscures. Pendant 2h15, j&#8217;ai le cerveau qui bout et les larmes aux yeux devant la maîtrise technique et scénaristique de son auteur Jaco Van Dormael. Les acteurs ne sont pas reste et, si les performances de Jared Leto (aujourd&#8217;hui reconverti dans la musique) sont irréprochables, il est presque éclipsé par ses co-stars dont le (très) jeune Toby Regbo. A sortir le 13 janvier, je vous conseille de tenter l&#8217;aventure sans réserve mais surtout vierge de toute information sur l&#8217;histoire, car celle ci très complexe, n&#8217;est jouissive que grâce à la construction virtuose du film.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1408" title="jared" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/jared-300x199.jpg" alt="jared" width="300" height="199" /></p>
<p>Encore toute tremblante, il est pourtant temps de rejoindre les locaux du festival pour la rencontre et l&#8217;interview de Jaco van Dormael. Mille questions se bousculent dans ma tête, dans cet état, je sais que je vais passer pour une attardée. En plus, à chaud comme ça, je ne suis pas sûre d&#8217;avoir captée toutes les subtilités du métrage&#8230; et si je disais une connerie ?!? Pas le temps de réfléchir, j&#8217;entraîne le monsieur dans une alcôve pour l&#8217;entretien. Alors que je commence à me présenter et briser la glace, je m&#8217;aperçois du coin de l&#8217;œil que mon dictaphone numérique est plein. <em>battery full</em> mais <em>no time remains</em>&#8230; je perd le contrôle, mes mains tremblent, mon cerveau est en mode interview pas bidouillage, alors après 5 minutes très embarrassantes, je m&#8217;excuse et décide de la faire façon old school : stylo et moleskine. Ça doit être inconscient mais j&#8217;ai toujours le truc pour me faire remarquer en interview, toujours un truc qui ne va pas, une question déplacée qui fait rire (dans le meilleur des cas) ou des indices de mon professionnalisme déficient. On se souvient de moi en disant : « ah, c&#8217;est la fille qui&#8230; » (au choix, ne sait pas se servir d&#8217;un dictaphone, enchaîne les shots de vodka à cause du stress à 11h du mat&#8217; ou fait tomber son stylo dans son décolleté&#8230; j&#8217;en ai plein des comme ça), et je ne sais toujours pas si c&#8217;est une bonne chose&#8230; ou pas.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1409" title="jaco" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/jaco-300x299.jpg" alt="jaco" width="300" height="299" /></p>
<p>Mais revenons à notre Jaco van Dormael. Malgré ces péripéties technologiques, l&#8217;interview se passe parfaitement. Mes questions s&#8217;enchaînent et le monsieur est aussi loquace que vraiment passionnant. Je vous conseille vivement la lecture de cet entretien, <em>spoiler free</em>, pour la sortie du film le 13 janvier.</p>
<p>A 16h30, à peine le temps de débriefer le festival avec l&#8217;attachée de presse et la programmatrice que je dois courir à l&#8217;hôtel récupérer mon baluchon de 20kg et récupérer un tram pour rejoindre la gare. Un dernier clin d&#8217;oeil à sexy maître d&#8217;hôtel (ah ! je vous ai pas raconté ?) et je quitte la ville sur un dernier sandwich saumon et thé aux fruits rouge&#8230; Vivement l&#8217;année prochaine !!</p>
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		<title>Festival CinemaScience 2009 &#8211; Jour 3 &amp; 4</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 10:31:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[Vendredi commence avec Domaine, un film en compétition que j&#8217;avais sacrifié la veille au profit de Lignes de front. Là, le mal est réparé et dans la petite salle du Trianon, où je n&#8217;ai pas encore mis les pieds cette année, je découvre la descente aux enfers de Nadia (Béatrice Dalle), mathématicienne sulfureuse d&#8217;une quarantaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vendredi commence avec <strong><em>Domaine</em></strong>, un film en compétition que j&#8217;avais sacrifié la veille au profit de <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-16836.php"><strong><em>Lignes de front</em></strong></a>. Là, le mal est réparé et dans la petite salle du Trianon, où je n&#8217;ai pas encore mis les pieds cette année, je découvre la descente aux enfers de Nadia (Béatrice Dalle), mathématicienne sulfureuse d&#8217;une quarantaine d&#8217;année qui entraîne avec elle dans les arcanes de la folie son neveu Pierre. Alors que celle-ci se laisse peu à peu glisser définitivement dans l&#8217;alcoolisme, Pierre la retient à bout de bras puis la délaisse afin de devenir un homme. Cette histoire tragique à l&#8217;issue prévisible sait faire monter la tension et mettre le spectateur en insécurité pourtant la mise en distance est évidente à cause de dialogues théâtralisés à l&#8217;extrême. Nadia vit dans la monde des mathématiques et s&#8217;enveloppe dans leur poésie, leur ordre afin d&#8217;éloigner le chaos qui la répugne et malgré le jeu impeccable des deux acteurs principaux, difficile pour le spectateur de toucher du doigt ne serais ce qu&#8217;un millième de la névrose des grands cerveaux (ou celle plus cruelle, des cerveaux supérieurs aux capacités insuffisantes). Un film déconcertant donc, formellement attirant mais trop froid pour nous emmener à 100% dans son univers.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1397" title="domaine" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/domaine-300x208.jpg" alt="domaine" width="300" height="208" /></p>
<p style="text-align: justify;">Preuve que <strong><em>Domaine</em></strong> est un film complexe et difficile d&#8217;accès, je sors de la séance avec une migraine qui me vrille le crâne. Il ne me faut que quelques secondes pour prendre des dispositions : il faut que je retrouve l&#8217;hôtel, ma chambre, mon lit le plus vite possible et qu&#8217;en chemin, je trouve une pharmacie. Manque de chance, cette belle ville de Bordeaux cumule magasin Hermès, magasin Vuitton et autres grandes marques de luxe mais point de pharmacie en vue. Je m&#8217;écrase lamentablement sur mon lit pour plusieurs heures en sacrifiant au passage une séance.</p>
<p>19h, la migraine a gagné du terrain, il fait nuit et ce ne serait pas raisonnable de mettre fin au festival sur une note pareille (oui, j&#8217;ai quand même pensé à prendre le premier train pour Paris). Je trouve enfin une pharmacie qui a pitié de moi et me fournit le stock de médicaments propices à me faire tomber dans une douce torpeur artificielle d&#8217;ici la fin du festival. Après un buffet à volonté de restaurant chinois (La Chine, pas mauvais du tout) et les premiers cachets, je suis de nouveau d&#8217;attaque pour un film.</p>
<p>Et pas n&#8217;importe quel film puisqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;<a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-11937.php"><strong><em>Agora</em></strong> </a>d&#8217;Alejandro Amenabar avec Rachel Weisz. La beauté formelle du film et l&#8217;histoire passionnante d&#8217;Hypatia, une femme philosophe en plein bouleversement religieux à Alexandrie m&#8217;emportent dans un autre monde. Et bien que l&#8217;histoire ait été réellement glamourisée façon blockuster américain, on redécouvre avec plaisir et effroi les fondements de la carte religieuse actuelle. Un voyage au combien plaisant, dépaysant et passionnant.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1398" title="agora" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/agora-300x199.jpg" alt="agora" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: justify;">Autant vous dire tout de suite que samedi matin, avec le rythme de vie de cette semaine et une petite perte de motivation (fin de festival oblige), je me réveille l&#8217;oeil en berne et la bouche pâteuse. Mais pas le temps de réfléchir à ça que la douche s&#8217;impose, le petit déjeuner est avalé à la quatrième vitesse et que le tram est enfourché pour rejoindre le Mégarama pour la projection d&#8217;<a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-14120.php"><strong><em>Oscar et la Dame rose</em></strong></a> et l&#8217;interview de son réalisateur Eric-Emmanuel Schmitt . Un mauvais pressentiment m&#8217;assaille (et j&#8217;ai toujours raison pour ça), et à 10h15 au Mégarama, il n&#8217;y a guère plus que les femmes de ménage qui font vivre les lieux.</p>
<p>Eric-Emmanuel Schmidt a en effet annulé sa venue au dernier moment. Et pour ne rien gâcher de la surprise (peut être est-ce encore le fameux « Roi des démons » qui m&#8217;accompagne toujours en déplacement), les personnes au courant n&#8217;on jamais réussi à me joindre pour cause d&#8217;erreur dans mon numéro de portable&#8230; la poisse, j&#8217;vous dis. Je me retrouve donc de l&#8217;autre coté du pont et décide de travailler un peu en attendant de trouver autre chose à faire. Je connais bien le deuxième MacDonald&#8217;s de repli pour y avoir passé des journées entières l&#8217;année dernière (ou plutôt les bouts de journées entre les séances). Mais le wifi défectueux des MacDo se confirme et je dois me faire violence pour taper un scandale au comptoir à ce propos. Le gentil gérant a pitié de moi, y voit sûrement l&#8217;occasion de jouer les preux chevaliers sauvant une demoiselle en détresse et me donne carrément les identifiants wifi de son domicile&#8230; beau geste ! (note pour moi-même : penser à écrire un livre sur les nouveaux indices du romantisme).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1399" title="dirtymind" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/dirtymind-224x300.jpg" alt="dirtymind" width="224" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le temps passe pourtant lentement dans ce MacDo très accueillant et comme la moutarde commence à me monter au nez je décide de carrément boycotter le film d&#8217;Eric-Emmanuel Schmidt, <strong><em>Oscar et la dame rose</em></strong>. Direction : le centre ville, ma prochaine projection s&#8217;y trouve et entre-temps j&#8217;aurais l&#8217;occasion de finir mes achats de Noël. Une séance de shopping et une sieste réparatrice plus tard, je retrouve enfin une salle obscure et, agréable surprise, pour ce qui s&#8217;avère être mon chouchou du festival : <strong><em>Dirty Mind</em></strong> de Pieter Van Hees (<strong><em>Left Bank</em></strong>).</p>
<p><strong><em>Dirty Mind</em></strong> est l&#8217;histoire de Pedro, le frère timide d&#8217;un cascadeur raté à la coupe de cheveux improbable. A la suite d&#8217;une cascade qui a mal tourné, sa personnalité change complètement. Pedro devient Tony T., casse-cou sans peur et sans reproche, accro aux femmes à l&#8217;adrénaline, accro à la <em>catch phrase</em> qui tue. Son cas relève bien sûr de la science, mais Pedro aka Tony a-t-il vraiment envie d&#8217;être guéri ? Dans un univers kitsch, glauque mais sympathique, le réalisateur Pieter Van Hees décrit un héros aux combles du machisme, un de ces personnages crétins mais jouissifs à la Will Ferrell et pas une minute ne s&#8217;écroule sans qu&#8217;un éclat de rire n&#8217;éclate dans la salle. D&#8217;un cas scientifique, le syndrome frontal, le réalisateur nous emmène dans une fable humaine, une comédie sociale mais aussi une love story déjantée&#8230; Mon cœur a fait boum pour Tony T. et son « dirty mind ».</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1400" title="invisible" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/invisible-300x209.jpg" alt="invisible" width="300" height="209" /></p>
<p>Après un dîner avec une partie de l&#8217;équipe du festival, la résolution de l&#8217;histoire passionnante des billets de train récalcitrants (seconde partie), il est temps de se faire une beauté pour l&#8217;événement de CinemaScience, la désormais culte nuit des Savants fous. De minuit à 6h du matin, trois <a href="http://www.olx.fr/dvd-films-cat-238">films</a>, du café à volonté, une salle chauffée à blanc et une ambiance survoltée nous emmènent au bout de la nuit pour un délire partagé. Cette année, et comme je suis une petite fille sage, je ne reste que pour la première partie, <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12337.php"><strong><em>L&#8217;homme invisible</em></strong></a> de 1933 en copie restaurée. Sur grand écran, je redécouvre un film plus drôle que dans mon souvenir et, pour l&#8217;époque, à la pointe des effets spéciaux. Un classique qui laisse présager la fin proche du festival et un très bon moment pour la salle quasi remplie de l&#8217;UGC.</p>
<p>Demain, dernier jour&#8230; encore tant de questions en suspens, Qui va donc gagner la compétition (<strong><em>Dirty mind</em></strong>, <strong><em>Dirty Mind</em></strong> et <strong><em>Dirty Mind</em></strong> ?!?) ? Jaco Van Dormael va t-il lui aussi me poser un lapin ? <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12290.php"><strong><em>Mr. Nobody</em></strong></a> est-il si étrange qu&#8217;on le dit ? Vais-je réussir à me lever à temps pour l&#8217;avant-première d&#8217;<strong><em><a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12598.php">Astro Boy</a> </em></strong>? Et enfin, vais-je réussir à attraper mon train de retour pour la capitale ? La suite (et fin) au prochaine épisode&#8230;</p>
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		<title>Festival CinémaScience 2009 – Jour 2</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 01:20:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après une nuit chaotique principalement due à une porte de chambre de l&#8217;épaisseur d&#8217;une feuille de papier à rouler (entre voisines de chambre pompettes à 3h du mat, départ en catimini, ou pas, d&#8217;autres voisins aux alentours de 7h et femmes de chambre férues de Radio Nostalgie vers 8h) et quelques heures passées à peaufiner [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après une nuit chaotique principalement due à une porte de chambre de l&#8217;épaisseur d&#8217;une feuille de papier à rouler (entre voisines de chambre pompettes à 3h du mat, départ en catimini, ou pas, d&#8217;autres voisins aux alentours de 7h et femmes de chambre férues de Radio Nostalgie vers 8h) et quelques heures passées à peaufiner le compte-rendu de la veille, il est temps d&#8217;aller jeter un œil en ville pour voir ce qui se trame et profiter d&#8217;un peu de wifi gratuit par la même occasion. Vers 11h30, je sors de ma tanière, la mèche en berne et l&#8217;œil encore collé par le manque de sommeil pour l&#8217;improbable mais rassurante chaleur du MacDonald&#8217;s le plus proche. Après deux sandwichs avalés en hâte (miam petit déjeuner !) et quelques longues minutes de recherche de connexion valable, mes chers articles rejoignent la boîte mail de leur destinataire. Deux minutes de réflexion et je décide de courir à l&#8217;autre bout du centre ville pour la projection de midi, initialement pas prévue au planning.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1389 alignnone" title="ce qu'il faut pour vivre" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/ce-quil-faut-pour-vivre.jpg" alt="ce qu'il faut pour vivre" width="355" height="500" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Ce qu&#8217;il faut pour vivre</em></strong> raconte l&#8217;histoire de Tivii, un inuit arraché à sa famille et à ses terres par des missionnaires qui l&#8217;emmène soigner sa tuberculose au Canada. Seul dans un sanatorium triste, étranger aux moindres mœurs quotidiennes locales, il va peu à peu se laisser mourir avant de faire la rencontre d&#8217;un enfant déraciné lui aussi. Ce film d&#8217;époque (l&#8217;action se passe en 1952), très documenté est à la fois un témoignage des cultures inuit (la tradition orale, la pêche, la chasse, le rapport à la nature), l&#8217;histoire de rencontres touchantes mais aussi le souvenir d&#8217;abus de missionnaires religieux vis-à-vis de peuplades mal comprises. Pour le spectateur peu éduqué sur ce problème passé, c&#8217;est sur les épaules de Natar Ungalaaq que repose tout le drame et les souffrances de ces inuits déracinés dans le passé. De tous, une interprétation juste et toute en finesse tire souvent le film vers le drame pur, quasiment à nous tirer des larmes sincères. Une découverte à tous les niveaux, cinématographique et historique, commentée après la séance par Joëlle Robert-Lamblin, anthropologue des populations arctiques au CNRS maintenant à la retraite. Une femme charmante par ailleurs, avec qui j&#8217;ai eu le privilège de dîner la veille au soir et qui, en plus d&#8217;avoir donné au public (et à moi-même) un éclairage particulièrement riche sur une culture méconnue s&#8217;avère être très intéressée par la question du cinéma (ce qui a été une raison de plus pour me faire venir à cette projection, je l&#8217;avoue).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1390" title="cinémascience" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/cinémascience.jpg" alt="cinémascience" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">A peine le temps de vérifier qu&#8217;il pleuviote dehors qu&#8217;il est déjà l&#8217;heure de rejoindre la salle pour une projection du <strong><em>Portrait de Dorian Gray</em></strong>. Bien que déjà vu et revu, le fait de la partager avec d&#8217;autres personnes (incroyable comme certaines scènes nous font encore réagir physiquement alors que le film date de 1945) et sur un grand écran. Une petite friandise pour moi et un plaisir, ici, à CinemaScience de mélanger sans complexes, genres, générations autour du thème des sciences ou de la recherche. Alors que je cours de nouveau pour le MacDonald&#8217;s (wifi, tout ça) pour un goûter bien mérité, je me fais alpaguer dans la rue par un dragueur invétéré charmant mais un brin trop entreprenant&#8230; ah ! C&#8217;est autre chose que mes gamins d&#8217;Ecole de commerce bourrés de la veille au soir&#8230; et puis ça fait plaisir entre deux Big Mac, les lunettes vissées sur le nez, les yeux rouges de lapin myxomatosé, une tenue classique mais pas classe, chargée comme un âne entre deux projections d&#8217;entendre dire que je suis magnifique. Quelque chose me dit que c&#8217;est l&#8217;effet province, mais je retourne d&#8217;un pas léger et un vague sourire sur les lèvres vers la salle du Fémina.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1392" title="in your veins" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/in-your-veins.jpg" alt="in your veins" width="259" height="365" /></p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;extirpe mon appareil pour immortaliser les « statues » (voir dernière photo) à l&#8217;entrée des lieux du festival qui semble tout droit sorties d&#8217;un sex shop spécialisé dans le SM ou des fantasmes malsain d&#8217;un cinéphile frustré. Voilà qui donne envie d&#8217;enchaîner les séances ! Et la prochaine n&#8217;est pas en reste en ce qui concerne les plaisirs interdits puisqu&#8217;elle met en scène les déboires sentimentaux d&#8217;une femme accro à l&#8217;héroïne. <strong><em>In your veins</em></strong> est un film suédois, avec pour qualité mais aussi défaut une trop grande recherche esthétique, et la sensualité qui se dégage de ses superbes acteurs peine à nous faire ressentir le propos. Malin Crépin, en dehors de sa plastique irréprochable est pourtant une actrice incroyable qui a reçu pour ce rôle le prix d&#8217;interprétation du Festival du film européen de Bruxelles. Et même si par cette histoire, la réalisatrice a voulu nous faire partager une autre vision de l&#8217;addiction, tout aussi grave mais moins évidente, une addiction du quotidien, cette descente aux enfers reste classique, trop simple et perd de son sens et de sa gravité dans sa recherche de l&#8217;esthétisme poussé à l&#8217;extrême.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1393" title="lignes de front" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/lignes-de-front.jpg" alt="lignes de front" width="292" height="408" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Je repasse à l&#8217;hôtel, entame une longue croisade contre le wifi payant SFR et très vite (trop peut-être ?), je dois de nouveau braver les éléments pour rejoindre le Mégarama à l&#8217;autre bout de la ville : au programme l&#8217;avant-première de <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-16836.php"><strong><em>Lignes de front</em></strong></a>. La projection est intéressante car le réalisateur Jean-Christophe Klotz a aussi couvert le génocide rwandais en tant que journaliste, et que ce long-métrage livre une version fictionnelle mais réaliste et à multi-facettes de son précédent travail documentaire. A part quelques généralités, on découvre avec <strong><em>Lignes de front</em></strong> notre méconnaissance quasi-totale du contexte et de la situation lors du génocide rwandais. La séance laisse la salle sous le choc et parfaitement en condition pour un échange avec Jean-Pierre Chrétien, historien spécialiste de l&#8217;Afrique des Grands Lacs au CNRS. Le monsieur est pédagogue et passionnant et c&#8217;est quasiment toute la salle qui reste presque 1 heure après la séance afin d&#8217;aborder les questions évidentes qui nous taraudent après le visionnage.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1394" title="cinemascience2" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/cinemascience2.jpg" alt="cinemascience2" width="375" height="500" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Je rentre donc au bercail tard, il pleut des cordes et comme mon bidou a grommelé pendant tout le génocide rwandais, je m&#8217;autorise une halte dans une épicerie ouverte tard le soir. Une épicerie à l&#8217;ambiance boîte de nuit vu le niveau sonore mais le vendeur est charmant et m&#8217;offre même une sucette (oui, j&#8217;ai l&#8217;air d&#8217;avoir 9 ans et rien ne me rend plus heureuse qu&#8217;une Chupa à la mangue). Fin de journée fourbue donc, à grignoter un sandwich trop gras, le Mac sur les jambes et les cheveux dégoulinants, mais heureuse avec ma Chupa et de très bons films au compteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Également publié sur <a href="www.ecranlarge.com">Écran Large</a></em></p>
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		<title>Festival CinémaScience 2009 &#8211; Jour 1</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 01:02:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette année à Bordeaux, L. aime le cinéma est dans la place. Car en plus de couvrir le Festival CinémaScience pour la deuxième fois consécutive (et oui, ce festival n&#8217;a que deux ans), elle est indirectement partenaire à travers le site Écran Large. Cela l&#8217;empêchera-t-elle de vivre galère sur galère comme à son habitude en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Cette année à Bordeaux, L. aime le cinéma est dans la place. Car en plus de couvrir le <a href="http://www.cnrs.fr/cinemascience/">Festival CinémaScience</a> pour la deuxième fois consécutive (et oui, ce festival n&#8217;a que deux ans), elle est indirectement partenaire à travers le site <a href="www.ecranlarge.com">Écran Large</a>. Cela l&#8217;empêchera-t-elle de vivre galère sur galère comme à son habitude en déplacement en province ? Vous le saurez en suivant ses aventures quotidiennes sur L. aime le cinéma bien sûr !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-1360 alignnone" title="Affiche cinémascience" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/Affiche-cinémascience-200x300.jpg" alt="Affiche cinémascience" width="251" height="348" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Arrivée entière mercredi à Bordeaux (le lendemain de l&#8217;ouverture) et sans crise d&#8217;angoisse à l&#8217;horizon malgré quelques péripéties avec les billets de train (une histoire tellement passionnante que je vous en fais grâce) et un sandwich SNCF que je n&#8217;offrirais même pas à mes meilleurs ennemis. Les lieux sont familiers et je suis accueillie dans cette belle ville comme à la maison : même hôtel cosy en centre-ville que l&#8217;année précédente (le Normandie), un taxi bavard mais sympathique, un temps un peu plus chaleureux que de saison. Me voilà vite dans ma chambre à déballer le kit du parfait festivalier : une enveloppe à mon nom avec accréditation, bons de repas, programme, petit sac en tissus aux couleurs du festival et&#8230; un petit plus, une bouteille de Château Couhins-Lurton, Pessac-Léognan 2003. Ah, c&#8217;est sûr qu&#8217;à CinémaScience, ils savent recevoir.</p>
<p style="text-align: justify;">A peine le temps d&#8217;installer mes petites affaires (mon paquetage de survie de presque 10 kg), de changer trois fois de tenue (véridique), de me remaquiller et de compulser le programme qu&#8217;il est déjà l&#8217;heure de rejoindre mon indic sur place. Ce fidèle d&#8217;Ecran Large de la première heure, et bordelais ce qui ne gâche rien, s&#8217;est en effet proposé de me faire la visite des lieux emblématiques de cette édition : le village du festival, l&#8217;ancienne église rebaptisée Espace Saint-Rémi et où les déjeuners et dîners seront servis aux festivaliers. Il en profite pour me présenter mes « interlocutrices privilégiées » (comprenez gens de l&#8217;organisation et attachée de presse) et m&#8217;indiquer la station de tram la plus proche, un vrai gentleman, j&#8217;vous dis !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-1385 alignnone" title="etranger en moi" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/etranger-en-moi-211x300.jpg" alt="etranger en moi" width="281" height="398" /></p>
<p style="text-align: justify;">A peine donc le temps de jouer la carte du professionnalisme au village du festival, qu&#8217;une horloge métaphorique sonne dans ma tête : c&#8217;est l&#8217;heure de la première séance de la journée ! Et je commence avec du lourd : <strong><em>L&#8217;étranger en moi</em></strong>, film allemand réalisé par la réalisatrice franco-iranienne Emily Atef et présenté dans la compétition officielle du festival. Traitant d&#8217;un sujet rare, la dépression post-natale, avec une sensibilité juste dosée, le film raconte le basculement d&#8217;une famille presque parfaite quand la dépression pointe le bout de son nez au moment où tout le monde s&#8217;attend à une explosion de bonheur. Avec un jeu très physique, viscéral, la comédienne Suzanne Wolff touche au cœur et ne s&#8217;attire jamais ni l&#8217;incompréhension ni les foudres du spectateur. <strong><em>L&#8217;étranger en moi</em></strong>, avec son drame réaliste touchant est aussi l&#8217;occasion de rappeler que la dépression post-natale touche de 10 à 20% des femmes après l&#8217;accouchement.</p>
<p style="text-align: justify;">A la sortie de la salle, il pleut, il fait sombre et j&#8217;ai déjà le cerveau qui fume mais ce n&#8217;est pas le moment de se laisser abattre, juste celui de se remplir l&#8217;estomac. A l&#8217;idée d&#8217;une « cantine de festival », j&#8217;avais tremblée en pensant à un buffet froid peu ragoûtant mais dans la belle église changée en salle de réception, le service est à l&#8217;assiette et le menu délicieux&#8230; Une occasion agréable de commencer à sociabiliser avec les invités, les autres partenaires et les organisateurs.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1386" title="cold souls" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/cold-souls.jpg" alt="cold souls" width="338" height="500" /></p>
<p style="text-align: justify;">Après un choix cornélien, je décide de quitter le centre ville et la compétition pour l&#8217;avant première de <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-14200.php"><strong><em>Cold Souls</em></strong></a> au Mégarama. Une délégation improvisée se forme et c&#8217;est en petite bande que nous bravons le crachin, trouvons le bon tram et arrivons en retard de quelques minutes dans la salle 6. En aparté, moi qui espérait faire illusion parmi ces scientifiques renommés et spécialistes, j&#8217;ai réussi à passer pour un cruche sans trop d&#8217;efforts : sur le chemin du cinéma, le rédacteur en chef du journal du CNRS nous a prévenu : « attention de ne pas marcher sur les bandes du tram, elles sont électrifiées ». Et qui est-ce qui s&#8217;est écriée « Ah bon ?!? » en faisant de gracieux bonds de cabri pour les éviter : moi, bien sûr. Décidément entre ça et <strong><em>The</em></strong> <strong><em>Big Bang Theory</em></strong>, je ne comprends rien à l&#8217;humour des scientifiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Cold Souls</em></strong> est une comédie dramatique avec Paul Giamatti entre New York et Saint-Petersbourg. A mi-chemin entre <strong><em>Dans la peau de John Malkovich</em></strong> (Giamatti joue son propre rôle) et <strong><em>Eternal Sunshine of The Spotless Mind</em></strong> (des scientifiques peu scrupuleux proposent un service de séparation du corps et de l&#8217;âme pour une vie plus sereine), <strong><em>Colds Souls</em></strong> est un voyage métaphorique, une mise en abîme sympathique du travail de l&#8217;acteur, une fable douce amère que Giamatti porte sur ses épaules. Le film peine cependant à trouver une limitation de genre (jamais vraiment drôle, jamais vraiment réflexif) et souffre justement de la légèreté de son scénario. Pour citer un des deux maîtres de conférence présents pour le débat post-projection (ils m&#8217;excuseront de pas avoir noté leurs noms mais leur échange a vraiment été très intéressant) : « Sans méchanceté, ce film est très américain, avec une réflexion spirituelle à deux balles ». Un comble pour un film sur les âmes ! Ma critique complète <a href="http://elleaimelecinema.fr/tout-cine/cold-souls">ici</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1387" title="cold souls2" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/cold-souls2.jpg" alt="cold souls2" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi se termine ma première journée de festival, sous la pluie, bouteille de cherry coke à la main, le portable vissé sur l&#8217;oreille et alpaguée par trois/quatre beaux gosses de province (je n&#8217;ai aucun mérite, à plus de 23h, ils étaient clairement bourrés). Moi je dis : Vivement demain !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Également publié sur <a href="www.ecranlarge.com">Écran Large</a></em></p>
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		<title>Lignes de front</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 00:20:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>

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Avant d&#8217;être un film de fiction, Lignes de front est un témoignage, dans la lignée directe du travail documentaire de son auteur Jean-Christophe Klotz (Kigali, des images contre un massacre). Car il faut avoir touché du doigt l&#8217;horreur du génocide pour faire passer avec une précision telle les sentiments complexes qui bousculent les spectateurs du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-1370 alignnone" title="LIgnes de front 2" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/LIgnes-de-front-2-300x199.jpg" alt="LIgnes de front 2" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: justify;">Avant d&#8217;être un film de fiction, <strong><em>Lignes de front</em></strong> est un témoignage, dans la lignée directe du travail documentaire de son auteur Jean-Christophe Klotz (<em><strong>Kigali, des images contre un massacre</strong></em>). Car il faut avoir touché du doigt l&#8217;horreur du génocide pour faire passer avec une précision telle les sentiments complexes qui bousculent les spectateurs du drame, et la difficulté qu&#8217;on a naturellement à s&#8217;en remettre.</p>
<p style="text-align: justify;">En évoquant, seulement discrètement, certains faits (comme l&#8217;assassinat d&#8217;une dizaine de casques bleus belges en début de conflit ou les atermoiements politiques internationaux de l&#8217;époque), le réalisateur prend le parti de garder un niveau humain à son récit. La parole se partage donc ainsi entre différentes figures et permet d&#8217;aborder assez globalement les positions sur place : du journaliste en état de choc (Jalil Lespert), au général des nations unies, au prêtre français (Philippe Nahon) qui cache des victimes dans son église.</p>
<p style="text-align: justify;">On pourrait pourtant lui reprocher de toucher à trop d&#8217;aspects de façon trop artificielles car même si on comprend que le réalisateur aborde la question du choc post-traumatique, pourquoi aller jusqu&#8217;à traiter de la place du journaliste et des limites de son action sur le public&#8230; En dehors de ces questions somme toute mineures, <strong><em>Lignes de front</em></strong> est un film choc, au parfum d&#8217;authenticité, et qui est une parfaite introduction à d&#8217;éventuelles recherches sur le sujet. Car si le film nous apprend quelque chose, c&#8217;est justement que nous ne savons rien sur ce qui s&#8217;est passé au Rwanda au printemps 1994.</p>
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