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	<title>L. aime le cinéma &#187; A la une</title>
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		<title>50/50</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 13:35:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après All the boys love Mandy Lane et Wackness, nous pouviez être sûrs que je suivais de près la carrière de ce petit malin de Jonathan Levine. Pourtant, une troisième fois la sortie de son film est encore sacrifiée au profit de plus &#171;&#160;gros&#160;&#187; films de moins bonne qualité (ne comptez pas sur moi pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1815" title="50_50" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/11/50_50-225x300.jpg" alt="50_50" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Après <a href="http://elleaimelecinema.fr/tout-cine/tous-les-garcons-aiment-mandy-lane"><strong>All the boys love Mandy Lane</strong></a> et <a href="http://elleaimelecinema.fr/tout-cine/wackness"><strong>Wackness</strong></a>, nous pouviez être sûrs que je suivais de près la carrière de ce petit malin de Jonathan Levine. Pourtant, une troisième fois la sortie de son film est encore sacrifiée au profit de plus &laquo;&nbsp;gros&nbsp;&raquo; films de moins bonne qualité (ne comptez pas sur moi pour tailler une nouvelle fois la parodie de film de vampire qui squatte les écrans). Cette fois ci, c&#8217;est avec un sujet atypique que débarque Levine : la gestion de la maladie (une maladie mortelle) chez les jeunes adultes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Adam a 27 ans et une vie plutôt bien rangée entre sa très belle petite amie artiste et son meilleur pote qui est aussi son collègue de travail. Pourtant au détour d&#8217;un rendez vous chez le médecin, il apprend qu&#8217;il est porteur d&#8217;une tumeur maligne à la colonne vertébrale et que ses chances de survie sont de 1 sur 2. Soit 50/50. </em></p>
<p style="text-align: justify;">La force de 50/50 réside dans l&#8217;humanité de ses personnages. Une humanité palpable, évidente, loin des clichés manichéens du classique buddy movie auquel l&#8217;affiche prétend. Le ton est à la légèreté jamais à la gaudriole et, comme dans la vraie vie, rien n&#8217;est aussi simple qu&#8217;il n&#8217;y parait. Adam, pauvre victime du sort, est donc malgré son sourire angélique loin d&#8217;être le gendre idéal et son meilleur ami (très justement interprété par Seth Rogen), monstre de vulgarité cache sous ses abords bourrus une sensibilité à fleur de peau.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc c&#8217;est dans la subtilité que <strong>50/50</strong> brille, dans sa réflexion sans pathos, sans larmes ni trompettes. Il s&#8217;agit juste là d&#8217;un coup dur de la vie, de ceux dont on sort grandit si on s&#8217;en sort. Et c&#8217;est vrai qu&#8217;on en sort grandit&#8230; même souriant.</p>
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<p><script type="text/javascript" src="http://www.cougar-rencontre.net/banner/?aff=elleaimelecinema&#038;banid=199&#038;tools=CR-468X60-006&#038;track="></script></p>
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		<title>L&#8217;oeil invisible</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 16:28:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<category><![CDATA[buenos aires]]></category>
		<category><![CDATA[cinema argentin]]></category>
		<category><![CDATA[diego lerman]]></category>
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		<description><![CDATA[En 1982, 1 an avant la chute du régime à Buenos Aires, Maria Teresa est embauchée comme surveillante au prestigieux lycée national de Buenos Aires. Formée par le surveillant général Mr. Biasutto, elle apprend à être à l&#8217;affût du moindre écart des élèves, un œil invisible, sans conscience, qui ne rate rien. Pourtant, le fragile [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1780" title="oeilinvisible" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/11/oeilinvisible-225x300.jpg" alt="oeilinvisible" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><em>En 1982, 1 an avant la chute du régime à Buenos Aires, Maria Teresa est embauchée comme surveillante au prestigieux lycée national de Buenos Aires. Formée par le surveillant général Mr. Biasutto, elle apprend à être à l&#8217;affût du moindre écart des élèves, un œil invisible, sans conscience, qui ne rate rien. Pourtant, le fragile équilibre mis en place dans l&#8217;établissement et la vie de la jeune femme est en proie aux mêmes bouleversements qu&#8217;à l&#8217;extérieur. </em></p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il n&#8217;est pas très original d&#8217;utiliser les rouages et les codes d&#8217;une institution pour mieux traiter de révolutions, autant personnelles que plus globales, L’œil invisible a l&#8217;avantage de vite délaisser son décor pour mieux se concentrer sur son héroïne. Celle ci, interprétée par la bien étrange Julieta Zylberberg et dont ne saura vraiment jamais si son visage est laid ou beau, concentre en effet en son sein les bouleversements d&#8217;un pays, des premières passions aux chocs culturels, des découvertes à la torture des questionnements.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, cette jeune femme tombée amoureuse sur un regard (et dont on sent vite qu&#8217;il n&#8217;est décisif que parce qu&#8217;il est le premier et le seul) contraintes aux carcans d&#8217;une micro-société en déclin s&#8217;enflamme petit à petit avec une ténacité et une régularité remarquables. Dommage que le réalisateur ne se soit borné à lui donner les tics et des expressions alternant entre la vieille fille revêche sèche comme un coup de trique et la sainte vierge en orgasme intellectuel permanent (mais d&#8217;où vient donc cette manie de fermer les yeux pieusement pour renifler la nuque de son aimé ?).</p>
<p style="text-align: justify;">Car de la subtilité dans L&#8217;oeil invisible, il ne faut pas en chercher. Les situations s&#8217;enchaînent avec une totale évidence scénaristique (même jusqu&#8217;au final, il faut bien l&#8217;avouer) et les personnages sont croqués à la truelle. Rien de nouveau donc du coté de la révolution argentine, ou même du coté des récits de vieilles filles ébranlées par de jeunes damoiseaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut bien admettre cependant que la caméra de Diego Lerman, malgré son extrême formalisme, rend un hommage visuel à cette période révolue. Le travail sur la lumière également et sur les filtres de couleurs apportent définitivement à la fois une patine mais aussi un contraste fort entre le quotidien académique de la jeune femme et ses rares sorties dans le monde extérieur. Celui ci est alors perçu avec justesse par le spectateur comme un monde d&#8217;excès, de vulgarité et de débauche&#8230; mais de liberté aussi. Une liberté qui finira par enivrer, et on s&#8217;en félicite, Maria dans un ultime élan de pouvoir et de révolution.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;oeil invisible</strong>, de Diego Lerman, est disponible en DVD depuis le 19 octobre chez Pyramide Vidéo.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p>Retrouvez sur Cinetrafic les films de cette année sur la catégorie <a title="Film 2011" href="http://www.cinetrafic.fr/film-2011">Film 2011</a> ou découvrez la catégorie <a title="Film récent" href="http://www.cinetrafic.fr/film-recent">Film récent</a>.</p>
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		<title>Tomboy</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Sep 2011 10:55:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>

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		<description><![CDATA[Tomboy, deuxième long métrage de Céline Sciamma est une performance. L&#8217;envie folle de se détacher de l&#8217;angoisse du &#171;&#160;deuxième film&#160;&#187;, celui qui est attendu, celui qui peut conclure une carrière à peine commencée. Ecrit, tourné et monté dans l&#8217;urgence c&#8217;est pourtant dans un espace temps suspendu que se passe cette histoire atypique de petite fille [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1767" title="tomboy" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/09/tomboy-300x244.jpg" alt="tomboy" width="300" height="244" /></p>
<p style="text-align: justify;">Tomboy, deuxième long métrage de Céline Sciamma est une performance. L&#8217;envie folle de se détacher de l&#8217;angoisse du &laquo;&nbsp;deuxième film&nbsp;&raquo;, celui qui est attendu, celui qui peut conclure une carrière à peine commencée. Ecrit, tourné et monté dans l&#8217;urgence c&#8217;est pourtant dans un espace temps suspendu que se passe cette histoire atypique de petite fille qui voulait être un petit garçon et qui transpose ses fantasmes enfantins dans la réalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Loin de porter un jugement autre qu&#8217;un discours de tolérance, c&#8217;est un regard touché, un regard nostalgique que pose la réalisatrice sur cette partie de l&#8217;enfance qui n&#8217;en fait déjà plus tout à fait partie. 1h15 suffisent à nous faire partager l&#8217;univers de Laure qui devient Mickaël, comme une parenthèse dans sa vie, dans cet été, et dans la nôtre, de vie. De victoires de garçons au football, aux épreuves que cela comporte, le propos du film est finalement que la difficulté d&#8217;être un garçon. C&#8217;est du moins ce que nous explique la réalisatrice dans le passionnant entretien en bonus de ce DVD à sortir cette semaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Tomboy, après La naissance des pieuvres, qui j&#8217;avoue m&#8217;avait laissé sur le coté, confirme Céline Sciamma comme observatrices des corps en évolution, des premiers émois amoureux quels qu&#8217;ils soient, d&#8217;un monde où les codes d&#8217;adultes n&#8217;ont pas de prise. Et la poésie des images, la beauté et la pureté des visages, la force de vie de ces gamins nous emmènent loin, dans les souvenirs de cours de récré et d&#8217;étés à construire des cabanes.</p>
<p style="text-align: justify;">Mention spéciale aux jeunes acteurs et à Mathieu Demy, touchant en père souvent absent. La performance tient largement ses promesses. Un grand bravo à tous pour se film qui en dit beaucoup avec peu et ne dérange jamais avec un sujet sensible.</p>
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<div id="yui_3_2_0_1_1316426326480242"><span id="yui_3_2_0_1_1316426326480241" style="font-size: 11pt; color: #1f497d; font-family: 'sans-serif';"><span style="color: #000000;">TOMBOY, un film de  Céline Sciamma – En DVD le 21 septembre 2011 –  Editeur : Pyramide Vidéo</span></span></div>
<div id="yui_3_2_0_1_1316426326480244"><span id="yui_3_2_0_1_1316426326480250" style="font-size: 11pt; color: #1f497d; font-family: 'sans-serif';" lang="EN-US"><span style="color: #000000;">Credit : © 2011 –  Hold-Up Films &amp; Productions / Lilies  Films / Arte France Cinéma</span></span></div>
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		<title>Very Bad Trip 2</title>
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		<pubDate>Tue, 24 May 2011 11:40:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>

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		<description><![CDATA[Deuxième épisode halluciné du trio de choc mis en scène par Todd Phillips, Very Bad Trip 2 passe de Las Vegas aux cotés obscurs de la sombre Bangkok. Avec les ingrédients qui ont fait le succès du premier opus, l&#8217;équipe ose un copié collé audacieux mais en définitive relativement faible. C&#8217;est au tour de Stu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1757" title="verybadtrip2" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/05/verybadtrip2-225x300.jpg" alt="verybadtrip2" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Deuxième épisode halluciné du trio de choc mis en scène par Todd Phillips, <em>Very Bad Trip 2</em> passe de Las Vegas aux cotés obscurs de la sombre Bangkok. Avec les  ingrédients qui ont fait le succès du premier opus, l&#8217;équipe ose un  copié collé audacieux mais en définitive relativement faible. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est au tour de Stu de se marier avec une adorable jeune femme  d&#8217;origine thaïlandaise. Alors qu&#8217;il préfère fêter l&#8217;évènement dans le  calme et la volupté d&#8217;une charmante île de pêcheurs, ses compères lui  préparent un enterrement de vie de garçon digne de ce nom. Mais une  nouvelle fois, nul ne sait où leur folie, l&#8217;alcool et la drogue vont les  arrêter.</p>
<p>En utilisant exactement le même canevas que le premier  épisode, réveil douloureux, reconstitution de la nuit, disparition d&#8217;un  membre de la bande, <em>Very Bad Trip 2</em> éteint par avance tout  effet de surprise et emmène en même temps le spectateur sur un terrain  connu. Ici, rien d&#8217;autre ne compte que de repousser les limites du  mauvais goût et de suivre de façon bienveillante les tribulations de  nos trois compères. Pour combler les faiblesses du scénario, de  perpétuelles références à leur aventure précédente viennent nous  rappeler à quel point celui-ci était réussi.</p>
<p>Avec comme moteur  la peur, celle de ne pas réussir à se sortir de ce mauvais pas, celle de  vieillir, celle de ne pas faire rire, le film et ses protagonistes  cultivent, et c&#8217;est une erreur, le trop. Ce rythme effréné, doublé d&#8217;une  volonté à ajouter sans arrêt de nouveaux personnages et de nouvelles  étapes au périple, est à la fois épuisant pour le spectateur mais aussi  pathétique.</p>
<p>Pourtant, on ne pourra pas reprocher à l&#8217;ensemble  une absence totale et salutaire de limite à l&#8217;humour, et si l&#8217;on se  souvient du bébé mimant un acte masturbatoire dans le premier opus, on  se délecte ici de lady boys, de micro-pénis, de références à des actes  zoophiles, tous pas du meilleur goût mais du meilleur effet.</p>
<p>Folie hystérique à l&#8217;haleine chargée, <em>Very Bad Trip 2</em> est un divertissement (trop) léger, une publicité malgré lui au premier  épisode et peut-être le commencement d&#8217;une franchise dont le meilleur  n&#8217;est certainement pas à venir. Et pourtant il reste toujours un exemple  de ce que le pire peut parfois amener de meilleur, tant il est seul  aujourd&#8217;hui à prendre ce chemin au cinéma.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(article publié sur<a href="http://artistikrezo.com"> artistikrezo.com)</a></em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(sortie le 25 mai 2011)</em></p>
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		<title>Rabbit Hole</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Apr 2011 07:49:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après avoir brillamment incarné et filmé les aventures musicales et burlesques d’Hedwig (and the angry inch) ou traité avec sensibilité, humour et sensualité l’amour et le sexe dans le New York post 11 septembre, John Cameron Mitchell revient avec l’histoire poignante de personnages à fleur de peau à l’intersection du choix entre la vie et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1745" title="rabbit" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/04/rabbit-225x300.jpg" alt="rabbit" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Après avoir brillamment incarné et filmé les aventures musicales et burlesques d’</strong><strong><em>Hedwig (and the angry inch)</em></strong> <strong>ou traité avec sensibilité, humour et sensualité l’amour et le sexe dans le <em>New York post 11 septembre</em>,  John Cameron Mitchell revient avec l’histoire poignante de personnages à  fleur de peau à l’intersection du choix entre la vie et la mort au  travers du deuil de leur fils unique.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Howie et Becca  s’aiment mais se déchirent dans l’épreuve du décès de leur fils. 8 mois  après le drame, se pose la question de leur avenir individuel et du  devenir du couple. Tandis que l’un furète dans des expériences immatures  à la recherche de sensations nouvelles, l’autre règle ses vieux démons  familiaux et se rapproche du jeune homme à l’origine de leur souffrance.</p>
<p>Une  des particularités du réalisateur John Cameron Mitchell est de toujours  mêler à ses intrigues ses sensibilités artistiques afin de créer un  univers unique où les émotions et les sentiments les plus complexes  deviennent accessibles à tous. Le réalisateur délaisse donc cette fois  ci l’animation pour des éléments dessinés tirés d’un mystérieux et  attirant graphic novel ayant une part importante dans le récit.</p>
<p>De  même, John Cameron Mitchell est aussi un exceptionnel directeur  d’acteurs. Par un travail complexe, personnel et presque psychanalytique  il tire le meilleur d’acteurs qui se révèlent alors, loin de leur image  de stars hollywoodiennes, pleins de failles sublimes, d’aspérités  hypnotisantes et tourbillonnantes (une interprétation qui a valu à  Nicole Kidman une nomination à l’Oscar comme meilleure actrice). La  violence des sentiments qu’ils lancent au visage, et au cœur, des  spectateurs n’a d’égal que la justesse et la pudeur de l’écriture.</p>
<p>Avec <em>Rabbit hole</em>,  John Cameron Mitchell signe une œuvre qui revient à l’essence même du  mélodrame. Subtil, prenant, magnifiquement beau et vrai, ce film est une  nouvelle preuve du talent de son auteur.</p>
<p style="text-align: right;">(sortie le 13 avril 2011)</p>
<p style="text-align: right;">(article publié sur <a href="http://artistikrezo.com">artistikrezo.com</a>)</p>
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		<title>Sucker Punch</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 15:15:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir adapté avec succès les romans graphiques cultes 300 et Watchmen, Zack Snyder nous revient dans les salles avec un scénario complètement original. De l’esprit torturé de celui qui se révèle être un véritable artiste sort Sucker Punch, une œuvre coup de poing, véritable expérience sensorielle où se confondent rêve et réalité. Baby Doll [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1726" title="suckerpunch" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/03/suckerpunch-225x300.jpg" alt="suckerpunch" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Après avoir adapté avec succès les romans graphiques cultes<em> 300 </em>et <em>Watchmen</em>, Zack Snyder nous revient dans les salles avec un scénario complètement original. De l’esprit torturé de celui qui se révèle être un véritable artiste sort <em>Sucker Punch</em>, une œuvre coup de poing, véritable expérience sensorielle où se confondent rêve et réalité.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Baby Doll est une belle jeune fille à qui la vie ne fait pas cadeau. Après la mort de sa mère, son terrible beau-père la fait interner dans un sanatorium pour récupérer l’héritage. La jeune fille n’a que 5 jours pour échapper à la lobotomie et fuir ainsi son tragique destin.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès les premières minutes <em>Sucker Punch</em> emmène le spectateur dans un univers visuel et musical loin de ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. De la composition au détail près de chaque plan du film comme un tableau malsain, ou une case de bande dessinée, au choix de la bande originale, principalement des reprises de grands classiques de la culture pop et rock (certaines interprétées avec brio par l&#8217;actrice principale Emily Browning), le réalisateur choisit, crée et compose avec des images de notre inconscient collectif. De la culture manga, comics mais aussi des codes de la publicité et du dessin animé, tous ces ingrédients savamment orchestrés sont distillés jusqu’à l’overdose dans un maelstrom irrésistible et hypnotique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce qui est du scénario, le réalisateur réussit le pari de lui donner une place aussi importante qu’à la performance artistique. De mondes parallèles en métaphores subtiles, rien n’est laissé au hasard dans l’histoire tragique et passionnante de Baby Doll. Et pour une histoire qui se passe la plus grande partie du temps dans un bordel, jamais l’intégrité physique ou morale des jeunes filles ne sera égratignée. De la mini-jupe et des bas pailletés oui, mais pas une touche de vulgarité.</p>
<p style="text-align: justify;">Malin, passionnant, subtil, à la fois magnifiquement crasse et sublime, <em>Sucker Punch</em> est à la hauteur des attentes et dépasse même ce que l’on pourrait espérer de l’ancien publicitaire Zack Snyder. La richesse comme la beauté de ce film appellent irrésistiblement à une deuxième vision… ou plus. Un coup de cœur donc.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(sortie le 30 mars 2011)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(article publié sur artistikrezo.com)</em></p>
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		<title>Les yeux de sa mère</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 10:04:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Troisième long métrage de Thierry Klifa, Les yeux de sa mère réunit un casting quatre étoiles (Catherine Deneuve, Marina Foïs, Géraldine Pailhas, Jean-Marc Barr, Nicolas Duvauchelle et Marisa Paredes) autour d’une sombre histoire de maternité, de célébrité et de solitude. Entre Paris et la Bretagne, ses protagonistes s’aiment et se déchirent dans le plus pur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1713" title="samere" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/03/samere-225x300.jpg" alt="samere" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Troisième long métrage de Thierry Klifa,<em> Les yeux de sa mère</em> réunit un casting quatre étoiles (Catherine Deneuve, Marina Foïs,  Géraldine Pailhas, Jean-Marc Barr, Nicolas Duvauchelle et Marisa  Paredes) autour d’une sombre histoire de maternité, de célébrité et de  solitude. Entre Paris et la Bretagne, ses protagonistes s’aiment et se  déchirent dans le plus pur style dramatique. Un mélodrame comme on n&#8217;en  voit plus.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un jeune  écrivain, spécialiste des biographies non autorisées, s’infiltre dans la  vie d’une présentatrice télé et de sa fille danseuse étoile. Il  découvre une relation conflictuelle mais aussi un secret enfoui depuis  des années.</p>
<p>Profondément attaché à ses personnages, leurs vies et  leurs souffrances, le réalisateur Thierry Klifa commet l’erreur de  vouloir tout raconter. Le moindre personnage plus secondaire nous est  donc croqué dans les moindres détails et les comédiens, par ailleurs  très bons, font le reste. Le film s’alourdit donc d’une histoire dense,  sûrement trop, là où l’émotion aurait pu faire tout le travail. Il  s’éloigne d’ailleurs encore un peu plus de ses spectateurs en plaçant  ses intrigues chez une élite qui ne nous touche que par ses traits de  ressemblances avec des personnes célèbres.</p>
<p>Pourtant,  techniquement le film réunit de sacrés talents. Le compositeur Gustavo  Santaolalla, fidèle du réalisateur Alejandro Innaritu et Oscarisé pour  la musique du <em>Secret de Brokeback Mountain</em> signe ici sa  première collaboration en France et apporte une ambiance feutrée,  oppressante mais subtile. La photographie de l’ensemble n’est pas non  plus délaissée avec des décors et une composition visuelle qui apporte  une touche de suspense dans ce drame intimiste.</p>
<p>Un divertissement  de luxe dans son sens le plus universel : de grande qualité mais froid  et inaccessible. A voir pour son casting plus que pour sa vision biaisée  de la maternité.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(sortie sur les écrans le 23 mars 2011)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(article publié sur artistikrezo.com)</em></p>
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		<title>L&#8217;étrange affaire Angélica</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Mar 2011 11:03:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le réalisateur portugais Manoel de Oliveira ne se démarque pas seulement par son âge (103 ans) mais aussi par son talent à traiter sobrement et avec humilité les sujets les plus divers. Ici, à la croisée des mondes entre vie et mort, rêve et réalité, cet artisan du cinéma offre une nouvelle œuvre complexe mystérieuse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-1695" title="angélica" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/03/angélica-225x300.jpg" alt="angélica" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le réalisateur portugais Manoel de Oliveira ne se démarque pas  seulement par son âge (103 ans) mais aussi par son talent à traiter  sobrement et avec humilité les sujets les plus divers. Ici, à la croisée  des mondes entre vie et mort, rêve et réalité, cet artisan du cinéma  offre une nouvelle œuvre complexe mystérieuse et envoûtante.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Isaac, un  jeune photographe est appelé par la riche famille du village à  immortaliser une dernière fois le souffle de jeunesse de leur fille  décédé peu après son mariage. Très vite, une étrange relation se noue  entre la jeune femme et le photographe.</p>
<p>En composant ses scènes  comme des tableaux, avec beaucoup de plans fixes complexes dans la  profondeur et une photographie « poudrée » qui sied à merveille au  sujet, le réalisateur propose un film fantastique d’un classicisme  étonnant et absolu. Sans effets superflus et en reprenant des méthodes  des débuts du cinéma, il raconte avec une apparente simplicité une  histoire d’amour, de beauté et de mort aussi pure que singulière. Les  traits de la comédienne Pilar Lopez de Alaya prennent même une allure  sublime et fantomatique sans plus de fards que ça, juste avec le talent  du réalisateur à créer une ambiance de douce morbidité.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la  relation entre le photographe et la jeune femme, entre l’artiste et sa  muse fatale, est racontée avec beaucoup de brio et de sensibilité, on  pourra reprocher au réalisateur de profiter de ses décors (la région de  Douro au Portugal… où il a déjà tourné il y a presque 80 ans !) et de  son amour flagrant de ceux ci pour se complaire dans d’interminables  scènes d’agriculture où des hommes travaillent la terre à l’ancienne en  entonnant des chants traditionnels pour se donner du courage. Mais le  réalisateur brouille les cartes et se joue du temps, mélange les  réflexions nostalgiques voire passéistes avec l’apparente jeunesse de  ses personnages, place son action dans un monde sans âge, mix subtil des  années 50 et de notre réalité contemporaine et apporte une touche  supplémentaire au coté fantastique du film en créant une sublime  parenthèse étrange. Et c’est bien là qu’il nous emmène pendant 1h30,  dans un ailleurs à la fois inconnu, dépaysant et dangereusement  accueillant… comme les bras de la fameuse Angélica.</p>
<p style="text-align: right;"><em>sortie sur les écrans le 16 mars 2011</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(article publié sur Artistikrezo.com)</em></p>
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		<title>Harry Potter et les reliques de la mort (partie 1)</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Nov 2010 18:05:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après des années à suivre l’évolution du jeune sorcier à la cicatrice, les sorties au compte-gouttes des best sellers de J.K. Rowling, la saga entre enfin dans sa conclusion sur grand écran : deux films entre cet hiver et cet été. Et si le sixième volet de cette saga déjà culte maîtrisait à la perfection la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1647" title="harry" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2010/11/harry-225x300.jpg" alt="harry" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Après des années à suivre l’évolution du jeune sorcier à la cicatrice, les sorties au compte-gouttes des <em>best sellers </em>de J.K. Rowling, la saga entre enfin dans sa conclusion sur grand écran : deux films entre cet hiver et cet été. Et si le sixième volet de cette saga déjà culte maîtrisait à la perfection la gestion de l’attente et la mise en place de la tension, ce septième film s’inscrit dans la continuité de ce travail entre douce frustration et excitation grandissante.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Alors qu’Harry vient à peine d’avoir 17 ans, Voldemort et sa troupe maléfique entament la dernière partie de leur plan de domination du monde des sorciers. Notre sorcier et ses deux amis de toujours, Ron Weasley et Hermione Granger, se mettent donc à la recherche des horcruxes, leur seule piste pour faire disparaître le maître des ténèbres avant de découvrir la mystérieuse histoire des Reliques de la mort.</em></p>
<p style="text-align: justify;">On commence à le savoir, Harry Potter a bien grandi et ses amis aussi. Et si l’heure est à des considérations autrement plus graves que la romance, ce sont donc bien à un trio de jeunes adultes que la sauvegarde du monde des sorciers est confiée. Le ton est donc plus mature et les blagues enfantines ou légères, marque de fabrique des débuts de la saga, se font rares au profit de scènes à l’intensité dramatique étonnante. Car c’est ici la vraie force de cet opus, une histoire en marge des tumultes, intime, étouffante parfois, dans le seul but de préparer nos héros au combat final et fatal.</p>
<p style="text-align: justify;">Le réalisateur David Yates, déjà aux commandes des deux précédents opus, assure un travail honorable, ni imposant visuellement ni fade, avec parfois quelques envolées appréciables. Pourtant il arrive qu’un fait nous soit violemment rappelé : la possibilité initiale (une idée que les producteurs ont laissé tomber quelques semaines à peine avant la date de sortie en salles) d’une projection en 3D. En effet, quelques grossièretés de plan en 2D empestent à plein nez la scène boostée pour la 3D. Heureusement que ce détail ne saute aux yeux qu’une petite poignée de fois tout au long des 2h25 du métrage.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Harry Potter et Les Reliques de la mort (partie 1) </strong> est encore une fois une friandise de luxe pour les fans de la première heure comme pour un public plus familial. Un divertissement de qualité supérieure qui laisse présager du meilleur pour les dernières heures à venir de la saga et qui fait délicieusement grimper encore d’un cran l’excitation et l’attente jusqu’à en être presque insoutenable.</p>
<p style="text-align: right;"><em>(sortie sur les écrans 24 novembre 2010)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(article publié sur Artistikrezo.com)</em></p>
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		<title>Festival Cinéma Européen des Arcs 2009 &#8211; Jour 3 (fin)</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 12:31:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A peine le temps de sentir l&#8217;ambiance de ce nouveau festival, de profiter de la neige, de connaître un peu mieux mes compagnons de voyage qu&#8217;il est déjà l&#8217;heure de penser au retour. Ou plutôt non, ce shot, aussi intense fut-il, parait interminable (dans le sens impossible à terminer) et,  au matin du troisième et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A peine le temps de sentir l&#8217;ambiance de ce nouveau festival, de profiter de la neige, de connaître un peu mieux mes compagnons de voyage qu&#8217;il est déjà l&#8217;heure de penser au retour. Ou plutôt non, ce shot, aussi intense fut-il, parait interminable (dans le sens impossible à terminer) et,  au matin du troisième et dernier jour, l&#8217;ambiance est encore à la fête et au travail. C&#8217;est pour deux interviews, en compagnie de l&#8217;adorable dandy, que je me lève : une rencontre que j&#8217;attendais avec impatience avec le programmateur du festival, Frédéric Boyer (qui est aussi depuis cette année, programmateur de la très bonne quinzaine des réalisateurs de Cannes) et avec le président du festival, réalisateur du film de mon adolescence <strong>Filles Perdues, Cheveux Gras</strong>, Claude Duty.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1437" title="claude duty et frédéric boyer" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/FCEA-01-1851-300x209.jpg" alt="claude duty et frédéric boyer" width="300" height="209" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dans une atmosphère qui sent encore bon le café chaud, les entretiens se passent le mieux du monde et je finis même par me demander si je ne vais pas investir dans un Iphone vu la simplicité (et la qualité) de la prise de son de ce téléphone (surtout vu les galères que j&#8217;ai eu lors de<a href="http://elleaimelecinema.fr/tout-et-rien/festival-cinemascience-2009-jour-5"> ma dernière interview</a> avec mon dictaphone numérique).</p>
<p style="text-align: justify;">Un peu avant midi, je parcoure chaque recoin de la chambre à la recherche des vêtements, livres (que je n&#8217;ai pas lu) et connectiques diverses que j&#8217;aurais pu jeter nonchalamment n&#8217;importe où pendant ces trois jours. L. est une festivalière aguerrie, et à force de laisser la moitié de ma trousse à maquillage (&laquo;&nbsp;non ! mon mascara Dior tout neuf !!!&nbsp;&raquo;) ou des petites culottes pas sexy du tout, mais que j&#8217;adore, dans les failles spatiales des chambres d&#8217;hôtel de province (nul doute que ça doit beaucoup amuser les dames du ménage) je commence à devenir une spécialiste à ce petit jeu. Mon paquetage dûment compressé dans mon minuscule sac de voyage à cerises, le tout laissé à la consigne de l&#8217;hôtel, nous rejoignons le reste du groupe pour une visite officielle du village. Architecture, infrastructure, vue, même le système commercant est ici maîtrisé et pensé pour que le visiteur se sente chez lui&#8230; en mieux, dans un entre-monde de confort et de convivialité. C&#8217;est bien, c&#8217;est exactement ce que j&#8217;avais compris ces trois derniers jours. Les travaux en cours, à finir pour l&#8217;année prochaine, d&#8217;un spa géant finissent par me convaincre : je veux revenir !!!</p>
<p style="text-align: justify;">Une noisette pour se réchauffer et une dernière surprise nous attend. L&#8217;équipe de l&#8217;office de tourisme, en plus d&#8217;être des accompagnateurs fort sympathiques et patients ont tout d&#8217;elfes du Père Noël (surtout vu la saison). On rejoint en voiture la station 1800, puis une sorte de téléphérique en forme d&#8217;œuf (qui a première vue n&#8217;a pas l&#8217;air stable du tout mais en fait si) et on monte patiemment jusqu&#8217;à 2600 mètres d&#8217;altitude. La montée est magique, la vue est impressionnante (parfois au point de faire détourner les yeux, même pour moi qui n&#8217;ai théoriquement pas peur du vide). Tout en haut, ou presque, direction un refuge de montagne bien chauffé, dont les grandes baies vitrées donnent sur une montagne enneigée et très ensoleillée. L&#039;endroit parfait pour une location de chalet. Ici, un charmant monsieur aux mains d&#8217;artisan (je l&#8217;ai complimenté à ce sujet, je ne sais pas s&#8217;il l&#8217;a bien pris) nous a servi les meilleures charcuteries du monde, une soupe délicieuse (courge/queues d&#8217;écrevisse si je me souviens bien), de la tomme, du Beaufort et un sabayon aux framboises et aux myrtilles à tomber. Pourtant, au soleil, entouré de neige et si haut, dans cette apothéose gastronomique, nous sentons venir la fin et l&#8217;ambiance se fait plus recueillie, plus calme (ou peut être était-ce la digestion?). En tout cas, pour finir la parenthèse sur ce sacré monsieur aux doigts de fée et à la passion dévorante (et à dévorer), suivez l&#8217;actualité de<a href="http://www.locorti.com/"> Lo Corti de Savoie</a>, le site devrait bientôt être lancé et vous pourrez acheter en ligne ces délicieux produits.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1438" title="locorti" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/locorti1.jpg" alt="locorti" width="248" height="186" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour clôturer ce grand moment en beauté, nous faisons quelques pas dans la neige jusqu&#8217;à une grotte de glace où des artistes exposent leur sculptures de glace pendant la saison. Une photo souvenir plus tard, il faut redescendre. Retour à Bourg Saint Maurice, et, avant de reprendre le train, la coopérative agricole. Chacun repart avec son Beaufort et deux trois autres douceurs. Un au revoir sur le quai, une sieste dans le train, des échanges de magazines, un débat sur la grippe A avec un voisin de siège médecin plus tard et nous voilà vite, trop vite, à Paris. Il est temps de se séparer&#8230; mais peut-être pas pour longtemps. Car, comme de tradition, les copains de colonie de vacances se promettent de vite se revoir&#8230;à suivre donc.</p>
<p style="text-align: justify;">BILAN DE CETTE PREMIERE EDITION :</p>
<p style="text-align: justify;">En dehors de l&#8217;expérience que j&#8217;ai pu vivre aux Arcs cette année, et qui est principalement due à une équipe sur place exceptionnelle et la belle rencontre de la fine équipe, il est difficile de ne pas admettre que les stations des Arcs, dans leur ensemble, sont faîtes pour accueillir un festival de Cinéma. En positionnant cet événement avant l&#8217;ouverture de la saison de ski, les habitants, comme les professionnels profitent de conditions privilégiées de climat, d&#8217;infrastructure (le village 1950 entièrement dédié à l&#8217;accueil des invités), et de découverte des activités (j&#8217;ai cru comprendre que des courses de slalom ont été organisées avec certains producteurs), sans oublier une programmation accessible mais de très haut vol mise en place par Frédéric Boyer (un nom gage de qualité).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette région naturellement chaleureuse a prouvé pour cette première sa soif de culture, d&#8217;événements, et de rencontres. Et, après les entretiens avec différents acteurs du festival, c&#8217;est donc une combinaison de convivialité et de partage de passions qui est privilégiée ici. Comment ne pas tomber amoureuse de cette ambiance du premier coup ? Mieux vaut laisser la magie opérer et espérer que les ingrédients qui ont fait le succès de cette année soient toujours présents l&#8217;année prochaine. Comme je ne me fais pas de souci à ce propos, je vous donne donc rendez vous là bas&#8230; enfin, si je ne suis pas interdite de séjour.</p>
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