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	<title>L. aime le cinéma &#187; Tout le cinéma</title>
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		<title>Soul Kitchen</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 21:02:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[fatih akin]]></category>
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		<description><![CDATA[
Tout est dans le titre : de la soul à vous réchauffer le coeur et, pour la partie cuisine, un mix réjouissant de junk food et d’expérimentations audacieuses. Le nouveau film du petit génie Fatih Akin est donc bien une comédie avec comme fils conducteurs l’amitié, la fraternité et la passion.
A Hamburg, Zinos est le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1472 alignnone" title="Soul Kitchen" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2010/03/Soul-Kitchen.jpg" alt="Soul Kitchen" width="267" height="380" /></p>
<p style="text-align: justify;">Tout est dans le titre : de la soul à vous réchauffer le coeur et, pour la partie cuisine, un mix réjouissant de <em>junk food</em> et d’expérimentations audacieuses. Le nouveau film du petit génie Fatih Akin est donc bien une comédie avec comme fils conducteurs l’amitié, la fraternité et la passion.</p>
<p style="text-align: justify;">A Hamburg, Zinos est le jeune patron d’un lieu appelé le <strong><em>Soul Kitchen</em></strong>. Alors qu’il décide de partir récupérer sa fiancée, Nadine, à Shanghai il laisse les clés du restaurant à son frère tout juste sorti de prison. Une sacrée erreur. Mais les situations les plus rocambolesques trouvent toujours une solution derrière un bon plat un morceau détonnant et une combinaison de talent explosive&#8230;</p>
<p>S’il fallait définir <strong><em>Soul Kitchen</em></strong>, le mot exact serait certainement jouissif. Dans une orgie de musique, de danse, de délires visuels et sensuels, de fantasmes culinaires, Fatih Akin nous transporte sans ménagement dans ce qu’on pourrait voir comme une ode au bordel ambiant.</p>
<p>Porté par un casting aussi inspiré qu’inspirant, le film est aussi la preuve du talent de son instigateur. Car quoi de plus délicat à doser qu’une comédie ? Sans tomber dans la grivoiserie, la facilité ou la vulgarité, <strong><em>Soul Kitchen</em></strong> captive tout du long et emporte le spectateur dans un monde d’éclats de rire, de drames toujours à taille humaine et de plaisirs à faire rougir et sourire.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Sortie sur les écrans le 17 mars 2010</em></p>
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		<title>L’Arnacoeur</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 20:54:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[arnacoeur]]></category>
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		<description><![CDATA[
La voici venue cette comédie romantique française que l’on attendait tant ! Entre deux productions pataudes et vaguement inspirées des succès d’outre atlantique, L’Arnacoeur s’inscrit dans une lignée bien différente, plus audacieuse, drôle, et respectueuse des codes du genre sans les vampiriser&#8230; Bref, un événement.
Alex est la star d’une société un peu particulière engagée pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1466 alignnone" title="Arnacoeur" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2010/03/Arnacoeur.jpg" alt="Arnacoeur" width="285" height="380" /></p>
<p style="text-align: justify;">La voici venue cette comédie romantique française que l’on attendait tant ! Entre deux productions pataudes et vaguement inspirées des succès d’outre atlantique, <strong><em>L’Arnacoeur</em></strong> s’inscrit dans une lignée bien différente, plus audacieuse, drôle, et respectueuse des codes du genre sans les vampiriser&#8230; Bref, un événement.</p>
<p style="text-align: justify;">Alex est la star d’une société un peu particulière engagée pour briser les couples mal assortis par la séduction. Alors qu’il ne s’attaque qu’à des affaires où la femme est malheureuse, une nouvelle  mission est sur le point de changer sa vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la romance est le maître mot de ce type de film, et le casting Romain Duris/Vanessa Paradis glamour à souhait va dans ce sens, c’est bien par l’humour que l’Arnacoeur se démarque. En opposant au couple « parfait », un duo plus loufoque Julie Ferrier/François Damiens, le film n’accuse aucun temps mort. Que ce soit par l’action pure ou par des répliques cultes en devenir, toutes les formes d’humour servent une intrigue amoureuse des plus classique, de la princesse et du loubard, à l’image de la référence principale <strong><em>Dirty Dancing</em></strong><em>. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Car point de comédie romantique sans filiation avec les chefs d’oeuvre d’antan. Ici, c’est <strong><em>Dirty Dancing</em></strong> qui a la part belle&#8230; Et la spectatrice aussi puisqu’elle pourra se délecter d’une scène dansée de Romain Duris dans une tenue minimaliste du plus bel effet. Les hommes ne sont pas en reste avec la pulpeuse Héléna Noguerra en nymphomane alcoolique de choc.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si il ne marquera certainement pas son époque, ni l’histoire du genre, <strong><em>L’Arnacoeur</em></strong> a au moins le mérite de prouver qu’il est possible en France de produire des comédies romantiques digne de ce nom. Et son écriture irréprochable comme le charisme et le charme du casting en font un incontournable des prochaines semaines pour vos sorties cinéma.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Sortie sur les écrans le 17 mars 2010</em></p>
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		<title>La merditude des choses</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 11:40:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a presque du génie dans la façon dont Félix Van Groeningen, le réalisateur, et Dimitri Verhulst, l&#8217;auteur, réussissent à sublimer une certaine forme de beauferie, de pathétique vie paysanne. C&#8217;est avec le regard dur mais toujours empreint d&#8217;amour que ces deux-là nous offrent une vision sans concession de la campagne flamande.
De beuveries en&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a presque du génie dans la façon dont Félix Van Groeningen, le réalisateur, et Dimitri Verhulst, l&#8217;auteur, réussissent à sublimer une certaine forme de beauferie, de pathétique vie paysanne. C&#8217;est avec le regard dur mais toujours empreint d&#8217;amour que ces deux-là nous offrent une vision sans concession de la campagne flamande.</p>
<p style="text-align: justify;">De beuveries en&#8230; beuveries, la famille Strobbe survit tant bien que mal à la vie avec ses hauts relatifs et ses bas tragiques. Dans cette ambiance de convivialité avinée, c&#8217;est au spectateur de trouver sa place et de se laisser parfois sans ménagement transporter du fou rire au dégoût, de l&#8217;amitié aux larmes. Parfois dérangeante, cette rudesse a le don de laisser le spectateur vidé, pantois soit irrité soit enthousiasmé sans réserve pour le voyage. Car on n&#8217;a pas toujours l&#8217;occasion d&#8217;apercevoir d&#8217;aussi prêt la tragi-comédie d&#8217;une famille qu&#8217;on aime au premier coup d&#8217;œil.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi aura-t-il fallu transformer le jeune garçon plein de promesses pour l&#8217;avenir en un détestable écrivain pédant ? C&#8217;est la seule réserve à avoir sur cette <em><strong>Merditude des choses</strong></em>, et si l&#8217;on comprend que le retour sur le passé est un pas nécessaire pour l&#8217;évolution de ce personnage, les retours au présent sont autant d&#8217;instants de bile pesante, de poésie cynique pauvre.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est sûr, c&#8217;est que quels que soient les choix de scénario et d&#8217;adaptation, les ingrédients (un casting parfait, une mise en scène très présente) sont aussi bien pesés que parfaitement compatibles. Comme un coup de poing en pleine figure ou une saine dégobillade après une belle beuverie, <em><strong>La Merditude</strong></em><em><strong> des choses</strong></em> ne fait pas dans la dentelle mais tape la où ça fait mal, dans le bon comme dans le mauvais sens.</p>
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		<title>Esther</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 11:35:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un visage à la fois mystérieux et repoussant fleurit sur les affichages dédiés aux sorties cinéma&#8230; mais quel est donc cet OVNI qui est vendu comme « le film le plus terrifiant de l&#8217;année » ? Et bien, loin des idées reçues, Esther n&#8217;est pas une énième descendante du diable, une enfant maléfique ou une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un visage à la fois mystérieux et repoussant fleurit sur les affichages dédiés aux sorties cinéma&#8230; mais quel est donc cet OVNI qui est vendu comme « le film le plus terrifiant de l&#8217;année » ? Et bien, loin des idées reçues, Esther n&#8217;est pas une énième descendante du diable, une enfant maléfique ou une gamine possédée de plus. En effet, le film comme son anti-héroïne ont finalement presque plus en commun avec un film comme <strong><em>Sleepaway Camp</em></strong> (Google est ton ami) qu&#8217;avec <strong><em>La malédiction</em></strong>, <strong><em>Joshua</em></strong> et consorts.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette référence renvoie moins au slasher pur (bien qu&#8217;Esther zigouille avec la même dextérité) qu&#8217;au génial et malsain rebondissement final, qui révèle la vraie nature de cette étrange Esther. Avant d&#8217;atteindre ce petit pic d&#8217;excitation, on est trimballé plutôt avec calme, parfois avec perversité, entre drame familial, orphelinat des pays de l&#8217;est et petit traité sur l&#8217;adoption de la famille parfaite. Comme une montée en puissance du précédent <strong><em>Joshua</em></strong>, qui s&#8217;essayait aussi aux chemins de traverse du genre, Esther brille plus par son scénario ludique puis redoutable que par son casting double couche (Vera Farmiga rejoue son rôle de <strong><em>Joshua</em></strong>) et tapisserie (Peter Sarsgaard, es-tu avec nous ?)&#8230; sauf bien sûr la découverte d&#8217;Isabelle Fuhrman dans le rôle-titre.</p>
<p style="text-align: justify;">La force de cet <strong><em>Esther</em></strong> est de jouer la mesure, de faire monter le suspens et la pression sans tomber dans la surenchère sanguinolente et, même, de toucher plus aux codes du thriller que du film d&#8217;horreur. Etonnant et culotté, <strong><em>Esther</em></strong> est un film à la croisée des genres, un pari risqué, suffisamment audacieux pour ne pas se planter mais qui, avouons-le, ne restera dans les annales que pour son twist, ce qui n&#8217;est déjà pas mal.</p>
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		<title>Lignes de front</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 00:20:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Avant d&#8217;être un film de fiction, Lignes de front est un témoignage, dans la lignée directe du travail documentaire de son auteur Jean-Christophe Klotz (Kigali, des images contre un massacre). Car il faut avoir touché du doigt l&#8217;horreur du génocide pour faire passer avec une précision telle les sentiments complexes qui bousculent les spectateurs du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-1370 alignnone" title="LIgnes de front 2" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/LIgnes-de-front-2-300x199.jpg" alt="LIgnes de front 2" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: justify;">Avant d&#8217;être un film de fiction, <strong><em>Lignes de front</em></strong> est un témoignage, dans la lignée directe du travail documentaire de son auteur Jean-Christophe Klotz (<em><strong>Kigali, des images contre un massacre</strong></em>). Car il faut avoir touché du doigt l&#8217;horreur du génocide pour faire passer avec une précision telle les sentiments complexes qui bousculent les spectateurs du drame, et la difficulté qu&#8217;on a naturellement à s&#8217;en remettre.</p>
<p style="text-align: justify;">En évoquant, seulement discrètement, certains faits (comme l&#8217;assassinat d&#8217;une dizaine de casques bleus belges en début de conflit ou les atermoiements politiques internationaux de l&#8217;époque), le réalisateur prend le parti de garder un niveau humain à son récit. La parole se partage donc ainsi entre différentes figures et permet d&#8217;aborder assez globalement les positions sur place : du journaliste en état de choc (Jalil Lespert), au général des nations unies, au prêtre français (Philippe Nahon) qui cache des victimes dans son église.</p>
<p style="text-align: justify;">On pourrait pourtant lui reprocher de toucher à trop d&#8217;aspects de façon trop artificielles car même si on comprend que le réalisateur aborde la question du choc post-traumatique, pourquoi aller jusqu&#8217;à traiter de la place du journaliste et des limites de son action sur le public&#8230; En dehors de ces questions somme toute mineures, <strong><em>Lignes de front</em></strong> est un film choc, au parfum d&#8217;authenticité, et qui est une parfaite introduction à d&#8217;éventuelles recherches sur le sujet. Car si le film nous apprend quelque chose, c&#8217;est justement que nous ne savons rien sur ce qui s&#8217;est passé au Rwanda au printemps 1994.</p>
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		<title>Cold Souls</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 22:58:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[
Tout commence par une idée simple, un concept (presque un de ces « pitchs » de cinéma qu&#8217;on scande pour alpaguer les producteurs) : c&#8217;est l&#8217;histoire de Paul Giamatti qui n&#8217;arrive plus à jouer sur scène, alors il paye une entreprise spécialisée pour le débarrasser de son âme. Et ce qui aurait pu être un postulat de farce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-1356 alignnone" title="Cold Souls" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/Cold-Souls-202x300.jpg" alt="Cold Souls" width="202" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Tout commence par une idée simple, un concept (presque un de ces « pitchs » de cinéma qu&#8217;on scande pour alpaguer les producteurs) : c&#8217;est l&#8217;histoire de Paul Giamatti qui n&#8217;arrive plus à jouer sur scène, alors il paye une entreprise spécialisée pour le débarrasser de son âme. Et ce qui aurait pu être un postulat de farce décalée et folle à la <strong><em>Dans</em></strong><strong><em> la peau de John Malkovich</em></strong> ne devient plus qu&#8217;une réflexion bancale sur la personnalité, la spiritualité et le travail d&#8217;acteur. Car le mot est lâché, une âme, son âme, qu&#8217;est ce qu&#8217;une âme, comment la désincarner, la représenter et surtout quelle est sa valeur ? Par ce choix peut-être malheureux de terme, la réalisatrice Sophie Barthes s&#8217;adjoint pour son premier film tout un passif de réflexion philosophique et psychologique (psychanalytique même) dont elle n&#8217;arrive jamais vraiment à se détacher.</p>
<p style="text-align: justify;">En faisant fi de ce bagage à tous les niveaux, en ne posant ni ne répondant à aucune question, elle ne nous livre qu&#8217;une comédie dramatique un peu fade dont toute l&#8217;essence ne dépend que d&#8217;un seul acteur : Paul Giamatti. Celui-ci livre avec tout le talent qu&#8217;on lui connaît une interprétation sans faille mais semble subir avec bonhomie les péripéties qu&#8217;on lui impose, dommage que sans un réel parti pris sur la question de l&#8217;âme, aucun jeu particulier ne peut être tenté par l&#8217;acteur. Entier, dépossédé de son âme ou empli de celle d&#8217;une femme russe, il fait montre du même désoeuvrement, des mêmes mimiques blasées et comiques que d&#8217;habitude.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fable riche en potentiel mais faible en expérimentation et en écriture. Le résultat n&#8217;est pas déplaisant mais le tout laisse comme une impression de déception&#8230; aurait-on pu faire mieux avec les mêmes ingrédients ? Sûrement.</p>
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		<title>Vil Romance</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 17:43:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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Vil Romance c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une rencontre. Celle de Roberto, jeune gay un peu désoeuvré à la famille clairement dysfonctionnelle, et de Raùl, un cinquantenaire en marge de la société (il y a qu&#8217;à voir son look de prêtre ouvrier, beurk). Très vite, sans drague, sans préliminaires même, les deux hommes s&#8217;étreignent et Raùl marque son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1350" title="vilromance" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/11/vilromance-225x300.jpg" alt="vilromance" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Vil Romance c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une rencontre. Celle de Roberto, jeune gay un peu désoeuvré à la famille clairement dysfonctionnelle, et de Raùl, un cinquantenaire en marge de la société (il y a qu&#8217;à voir son look de prêtre ouvrier, beurk). Très vite, sans drague, sans préliminaires même, les deux hommes s&#8217;étreignent et Raùl marque son territoire dans une violence et une insensibilité inouïe.</p>
<p style="text-align: justify;">Des relations de domination malsaines, il ne suffit pas d&#8217;aller à Buenos Aires pour les chercher et,  le réalisateur José Celestino Campusano dresse surtout à travers cette relation bancale, les difficultés d&#8217;être gay dans une société pauvre, passéiste et profondément macho. Dans cette descente aux enfers aux allures de refléxions sociologiques et de romance qui n&#8217;aura jamais lieu, il aborde aussi le syndrome de la femme battue, par petites touches subtiles qui donnent à ce drame ce qu&#8217;il faut d&#8217;humanité malgré tout pour en supporter le visionnage.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec une intelligence rare, le constant effrayant de cette société est désamorcé par un final aussi théâtral que salvateur. Juste assez fou, kitsch et positivement over-the-top pour ne nous faire garder en mémoire les décors et plus les personnages fictionnels. Une claque visuelle pour qui a le coeur bien accroché et est prêt à se confronter à la face obscure de la banlieue argentine (et d&#8217;ailleurs).</p>
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		<title>Strella</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 18:52:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>
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Strella, contraction de féminité &#171;&#160;Stella&#187;&#160; et de folie &#171;&#160;Trella&#187;&#160;, est bien à l&#8217;image de son néologisme : une fable folle, cyclotymique portée par une femme en devenir, Mina Orfanou, transexuel pré-opératoire. S&#8217;il s&#8217;agit bien du contexte premier du film, très vite on délaisse le cadre ombragé des prisons grecques pour le milieu de la nuit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1335" title="strella" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/11/strella-225x300.jpg" alt="strella" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Strella</strong>, contraction de féminité &laquo;&nbsp;Stella&raquo;&nbsp; et de folie &laquo;&nbsp;Trella&raquo;&nbsp;, est bien à l&#8217;image de son néologisme : une fable folle, cyclotymique portée par une femme en devenir, Mina Orfanou, transexuel pré-opératoire. S&#8217;il s&#8217;agit bien du contexte premier du film, très vite on délaisse le cadre ombragé des prisons grecques pour le milieu de la nuit transexuel, fait de paillettes, de maquillages outrageux, mais aussi d&#8217;amitié de longue date et de familles recomposées par défaut.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme une photographie magnifique d&#8217;une réalité triste, le film dresse un portrait jamais larmoyant mais pourtant grave de cette sous-culture à tous les niveaux : coupés de leur famille, les jeunes trans s&#8217;enferment dans ce mode vie avec des connaissances qui partagent leur souffrance mais surtout n&#8217;ont que comme seule alternative pour vivre que la prostitution.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois dépassé cet état de fait comme décor, l&#8217;intrigue, pour le moins intrigante du reste (mais on en dira pas plus, le réalisateur ayant demandé lors de la première parisienne de laisser les futurs spectateurs &laquo;&nbsp;vierges&raquo;&nbsp;) est portée par un duo aussi improbable que solaire : la belle Strella, humaine, forte, extravangante mais toujours touchante et Yiorgos, qui après quelques minutes seulement laisse transparaître derrière un physique bien viril une sensibilité et une sensualité à fleur de peau et une beauté d&#8217;âme rare.</p>
<p style="text-align: justify;">Jamais prévisible, ce film en montagnes russes nous emmène dans une ballade à travers beaucoup de tabous (sociaux et sexuels) mais c&#8217;est pour mieux nous dévoiler le secret de sa recette : une bonne dose d&#8217;amour&#8230; et de folie.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Sortie sur les écrans le 18 novembre 2009</em></p>
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		<title>Rapt</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 18:33:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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Grâce à Cinefriends, j&#8217;ai pu voir Rapt en avant-première et en présence de Lucas Belvaux dans la magnifique salle du Club 13. Une aubaine, puisque j&#8217;avoue beaucoup aimer le cinéma du monsieur. A ce niveau et dans ces conditions, Rapt a donc été pour moi une expérience plus que positive. Basé sur un fait divers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1332" title="rapt" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/11/rapt1-225x300.jpg" alt="rapt" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Grâce à <a href="http://www.cinefriends.com/">Cinefriends</a>, j&#8217;ai pu voir <strong>Rapt</strong> en avant-première et en présence de Lucas Belvaux dans la magnifique salle du Club 13. Une aubaine, puisque j&#8217;avoue beaucoup aimer le cinéma du monsieur. A ce niveau et dans ces conditions, <strong>Rapt </strong>a donc été pour moi une expérience plus que positive. Basé sur un fait divers aussi sordide que passionnant, l&#8217;histoire du baron Empain, le film est, pour le spectateur aussi, une aventure éprouvante dans l&#8217;ambiance comme dans la forme.</p>
<p style="text-align: justify;">Car Lucas Belvaux excelle dans l&#8217;art de nous plonger sans ménagement dans les caves glauques de la Belgique, brouillant les pistes et surtout, même pour des cinéphiles avertis, ne rien dévoiler des suites de sa fiction A l&#8217;aveugle, difficile de ne pas vibrer au rythme des magouilles politico-financières (d&#8217;un coté) ou des repas et demandes de rançon (de l&#8217;autre). A noter aussi que la police y est, pour une fois en France, dépeinte de façon aussi réaliste (implacable et pourtant faillible) qu&#8217; humaine : un parti-pris rare porté par une mise en scène, à ces moments, presque documentaires.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;académisme volontairement étouffant et le jeu des acteurs qui donne au film des airs de tragédie grecque sont autant d&#8217;ingrédients savamment dosés pour faire de <strong>Rapt</strong> une expérience de cinéma sans concession autant qu&#8217;une réflexion très actuelle sur la société (fonctionnement des grandes entreprises, médias, presse people). Un inratable de cette semaine autant pour son casting époustouflant (Anne Consigny et surtout &laquo;&nbsp;la performance physique&raquo;&nbsp; d&#8217;Yvan Attal) que pour toutes les raisons précedemment citées&#8230;</p>
<p style="text-align: right;"><em>Sortie au cinéma le 18 novembre 2009</em></p>
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		<title>Cinéman</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 13:58:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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Dans un sens, Cinéman est une sacrée leçon de cinéma : celle qui dit que quand on espère faire un film avec juste un concept, aussi audacieux et sympathique soit-il, sans moyen et sans talent et bah&#8230; on se plante. C&#8217;est donc comme ça que Yann Moix, auteur parisiano-parisien dans toute sa splendeur et papa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1321" title="cineman" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/11/cineman-225x300.jpg" alt="cineman" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un sens, <em><strong>Cinéman </strong></em>est une sacrée leçon de cinéma : celle qui dit que quand on espère faire un film avec juste un concept, aussi audacieux et sympathique soit-il, sans moyen et sans talent et bah&#8230; on se plante. C&#8217;est donc comme ça que Yann Moix, auteur parisiano-parisien dans toute sa splendeur et papa de <em><strong>Podium</strong></em>, succès populaire principalement grâce à Benoît Poelvoorde, a été propulsé cinéphile accompli, rat de cinémathèque, et s&#8217;est donc auto-offert le droit de représenter dans un seul long métrage la cinéphilie dans tout son son ensemble.</p>
<p>Dans l&#8217;idée, l&#8217;histoire d&#8217;un mec qui possède le pouvoir de passer de film en film est bien sûr totalement jouissive, mais ce qu&#8217;à oublier notre cinéaste en herbe, c&#8217;est qu&#8217;avec un concept pareil, tous les vrais cinéphiles se sont déjà fait le film dans la tête, et avec lui, une liste complète des longs métrages à ne pas oublier de traverser. Difficile donc de ne pas être surpris, ou de tomber carrément des nues, en ne voyant évoquer dans le film qu&#8217;une misérable poignée de films tous tirés de fantasmes de gamins (Zorro, Tarzan, Robin des bois, Clint Eastwood dans pour <em><strong>Une poignée de dollars</strong></em>) ou de &laquo;&nbsp;blockbusters&raquo;&nbsp; de la culture cinéma (comme les deux Kubrick, <em><strong>Barry Lindon</strong></em> et <em><strong>Orange Mécanique</strong></em>, ou <em><strong>Taxi Driver</strong></em>). A part un rapide clin d&#8217;oeil à Murnau et à Méliès, on est quand même en droit de se demander où sont passés plus de 100 ans de cinématographie.</p>
<p>En admettant que <em><strong>Cinéman </strong></em>ne soit qu&#8217;un délire populaire, une comédie de Dubosc de plus, prête à faire déplacer les foules sans rien provoquer à part des rires gras, ne sont pas excusables les maladresses techniques, les dialogues vulgaires (mais pas dans le bon sens), la post-synchonisation systématique et horrible, la photographie peu recherchée. Tout un tas d&#8217;éléments qui font de <em><strong>Cinéman</strong></em> une vraie torture à regarder.</p>
<p>Un bien mauvais choix de carrière pour Dubosc (qui remplaçait en fait au pied levé Benoît Poelvoorde qui a quitté le projet pour cause de &laquo;&nbsp;différent artistique&raquo;&nbsp;), une sombre bouse pour Yann Moix, <em><strong>Cinéman</strong></em> est certainement l&#8217;un des plus gros ratage de cette année 2009 toutes catégories confondues. Espérons que le public trouvera mieux à aller voir en salles et que vite, très vite, mon cerveau oublie ce traumatisme.</p>
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