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	<title>L. aime le cinéma &#187; Tout et rien</title>
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		<title>Festival Cinéma Européen des Arcs 2009 &#8211; Jour 2</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 23:24:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au &#171;&#160;réveil&#187;&#160;, le jeudi matin, la terre tourne un peu plus fort que d&#8217;habitude et la chaleur de la chambre est dure à quitter même pour le magnifique temps à l&#8217;extérieur et un petit déjeuner copieux. Une projection de film est prévue à 10h30 alors il faut pourtant se soustraire au confort pour rejoindre mes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au &laquo;&nbsp;réveil&raquo;&nbsp;, le jeudi matin, la terre tourne un peu plus fort que d&#8217;habitude et la chaleur de la chambre est dure à quitter même pour le magnifique temps à l&#8217;extérieur et un petit déjeuner copieux. Une projection de film est prévue à 10h30 alors il faut pourtant se soustraire au confort pour rejoindre mes acolytes à la brasserie/lieu de petit déj&#8217;. Manque de chance, une bouchée de croissant à peine avalée et la réalité reprend le dessus (oui, même L. est humaine), il est absolument im-po-ssi-ble de faire 30 min de bus en montagne, et encore moins de tenir les 1h30 du métrage, qui, le pauvre allait être injustement sacrifié sur l&#8217;autel de la fatigue. Dans un élan d&#8217;altruisme (et de réalisme un peu aussi), je décide de retourner me coucher quelques heures puisqu&#8217;une grosse journée m&#8217;attend.</p>
<p style="text-align: justify;">Vers le déjeuner, la fatigue se fait moins insupportable, le soleil brille toujours, et on nous propose une ballade dans la neige afin de rejoindre le lieu du déjeuner (un restaurant sur les pistes à plus de 2000 mètres d&#8217;altitude). L., toujours en bottes de ville, découvre à ce moment là que 7 cm de talons peuvent être d&#8217;une sacrée utilité dans la neige. Très vite (après un jambon sauce aux champignons très généreux, ce qui semble être le maître mot ici), il est temps de rejoindre la terre ferme : une partie de l&#8217;équipe est réquisitionnée pour un baptême de <em>speed riding</em>, et l&#8217;autre pour l&#8217;itw d&#8217;un des deux créateurs du festival (devinez de quelle équipe je fais partie). Mais avant tout, j&#8217;en profite pour digresser&#8230; car difficile de comprendre nos différences d&#8217;emploi du temps sans savoir qui étaient les fameux gentlemen qui m&#8217;accompagnaient à ce voyage. L&#8217;anonymat est intéressant mais je peux vous en dire deux/trois mots sans dépasser la limite de la bienséance : mon premier est un journaliste reporter un peu baroudeur qui couvrait l&#8217;ouverture de la saison de ski pour un hebdomadaire de droite conservatrice, mon second est un dandy très attaché au milieu des arts créateur d&#8217;un site internet culturel généraliste (mais pointu) et mon troisième est un passionné au parcours étonnant, représentant cette fois ci un bimestriel pour quinquagénaires fortunés. Voila qui vous en dit un peu plus sur mes compagnons et c&#8217;est bien sûr avec monsieur le dandy que j&#8217;ai rencontré Pierre-Emmanuel Fleurantin, co-organisateur du festival. Une interview croisée très conviviale qui s&#8217;est soldée par une photo de groupe bon enfant (oui, la sœur de l&#8217;organisateur était aussi photographe du festival, en dehors d&#8217;être une très bonne photographe tout court, et une amie du dandy).</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;interview a duré plus que prévu et l&#8217;après midi est bien avancé quand nous rejoignons nos chambres pour une pause bien méritée. Une micro-sieste réparatrice plus tard, il est déjà l&#8217;heure de rejoindre nos amis de l&#8217;office du tourisme pour un dîner dans la joie et la bonne heure au premier étage (privatisé s&#8217;il vous plait) du Chicanos. Nos affinités se font plus claires et la fine équipe échange blagues de bons et mauvais goûts comme des amis de vingt ans (ou presque). Très vite (encore, toujours trop vite) il faut quitter nos verres de Génépi et nos cafés pour rejoindre 1800 et la deuxième (et dernière) séance de cinéma du festival pour nous : <strong>La Merditude des choses</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1428" title="merditude" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/merditude-300x150.jpg" alt="merditude" width="300" height="150" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ce film flamand à l&#8217;univers tragi-comique raconte l&#8217;enfance d&#8217;un gamin des années 80 dont la relation ambigue avec sa famille, une bande de balourds alcooliques de campagne, va grandement déranger le passage à l&#8217;âge adulte. <strong>La Merditude</strong> choque par sa capacité à faire passer le spectateur de l&#8217;amusement à la Groland au dégoût et à la consternation (de la pitié ?). Déstabilisant mais extrémement maitrisé (que ce soit au niveau du scénario ou de la direction d&#8217;acteurs), le film est un voyage aussi atypique que réaliste dans une campagne glaucque, dure mais chaleureuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Bizarrement, cette nuit là, la fatigue me pèse très vite. Je me laisse cependant convaincre de prendre un dernier verre chez Luigi pour une soirée animée par une DJette du Baron. La jeune femme est charmante, la piste de danse est envahie par un ban de jeunes célibataires en chaleur, je laisse mes compagnons poursuivre leur nuit et décide, après un coca et quelques gorgées de bierre (je le précise en gage de ma bonne volonté) de rejoindre ma chambre pour une nuit assez courte mais tout de même plus reposante&#8230;</p>
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		<title>Festival Cinéma Européen des Arcs 2009 &#8211; Jour 1</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 12:13:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[A force de suivre mes aventures festivalières tout au long de l&#8217;année, vous le savez : L. est une éponge.  Des films, des sentiments bruts, des rencontres et un certain nombre de verres d&#8217;alcool typiques colonisent mon être jusqu&#8217;à devenir indissociables de ce que je suis vraiment. Cette semaine, quelques jours à peine après mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A force de suivre mes aventures festivalières tout au long de l&#8217;année, vous le savez : L. est une éponge.  Des films, des sentiments bruts, des rencontres et un certain nombre de verres d&#8217;alcool typiques colonisent mon être jusqu&#8217;à devenir indissociables de ce que je suis vraiment. Cette semaine, quelques jours à peine après mon retour de <strong>CinemaScience</strong>, on m&#8217;envoie aux Arcs, en Savoie, pour le premier festival du film européen. Dans un état de fatigue mentale et physique avancé, et pendant trois jours intenses, L. est à fleur de peau, L. se laisse envahir par une ambiance, un lieu et du cinéma, L. est une drama queen, L. a 15 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Rendez vous de départ à la gare de Lyon à 7h30 mercredi matin&#8230; manque de chance, j&#8217;ai un souci presque pathologique avec la tranche horaire 5-11h du matin. Après un sprint épique et grâce au train resté bloqué en gare quelques minutes, je me fraye malgré tout un chemin dans les allées chargées jusqu&#8217;à ma place : c&#8217;est parti pour 6 heures de voyage. Sont déjà présents ceux avec qui je partagerais les prochaines heures, mais aussi les trois prochains jours. Habituée des voyages de presse, je m&#8217;attendais à un groupe indéfini d&#8217;une dizaine de journalistes cinéma, une masse dans laquelle je pourrais me fondre. Le virage est violent, nous sommes quatre. Trois  hommes, dans la force de l&#8217;âge et aux parcours professionnels aussi différents que passionnants&#8230; et moi. Deux d&#8217;entre eux, ne viennent même pas couvrir le festival à proprement parler mais plutôt la station.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1419" title="Affiche---Festival-des-Arcs" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/Affiche-Festival-des-Arcs1.jpg" alt="Affiche---Festival-des-Arcs" width="300" height="190" /></p>
<p style="text-align: justify;">Avec ces nouvelles données, je sens monter l&#8217;angoisse. A quatre, difficile de la jouer solo (ce que je pensais vraiment faire vu que mon ipod est plein à craquer de films), mais je me demande aussi ce qui se passera si on ne s&#8217;entend pas. Imaginez vous à des années lumières de Paris, enfermée dans une station de ski avec de parfaits inconnus pendant trois jours&#8230; Un scénario qui peut vite tourner au film d&#8217;horreur (ou au film porno mais ça, c&#8217;est une autre histoire). Je me réveille lentement, fait abstraction de ma coiffure et de mon maquillage hasardeux, de ma tenue négligée (pour une durée si courte, j&#8217;ai voulu faire la fille qui maîtrise et n&#8217;ai emmené que le strict minimum, une erreur que je vais regretter par la suite) et commence à sociabiliser. Ces messieurs sont charmants, drôles, de très bons compagnons de voyage en somme, même si leurs prénoms me passent encore au dessus de la tête, et c&#8217;est dans une ambiance de franche camaraderie virile que nous arrivons en gare de Bourg Saint Maurice en début d&#8217;après midi.</p>
<p style="text-align: justify;">Rencontre avec les attachés de presse de la station et direction le restaurant pour un déjeuner grandement mérité. Les lieux sont magiques, et, comme je n&#8217;ai pas du mettre des pieds dans une station de ski enneigée depuis la Classe de Neige en CM2, j&#8217;en prend plein les yeux. On nous apprend le mode de fonctionnement des stations (Les arcs 1800, 1950, 1600 et tutti quanti), le programme qui nous a été savamment concocté et un peu plus sur les uns et les autres, entre deux bouchées de ragoût au chevreuil. Après un si bon déjeuner, les routes sinueuses de montagne pèsent sur l&#8217;estomac, mais l&#8217;arrivée dans le village 1950 reste un sacré moment. D&#8217;abord parce qu&#8217;on est passé par le parking souterrain et que je n&#8217;en ai surtout rien vu à part des couloirs et des halls d&#8217;hôtel mais aussi parce qu&#8217;une fois dehors l&#8217;architecture, qui vient chercher dans les méandres de notre imagination les lignes et les couleurs d&#8217;un village traditionnel de montagne, mais aussi la neige et la vue (Oh ! Le Montblanc !) me font glisser dans un univers parallèle. Quelque chose de magique, entre la surexcitation intense et le bien être, où le rassurant sentiment de vacances est obtenu artificiellement mais pour quel résultat ! (un plaisir pour une cinéphile, j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être dans un décor de cinéma).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1415" title="arc19501" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/arc19501-300x178.jpg" alt="arc19501" width="300" height="178" /></p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;arrivée à la résidence le Prince des Cimes, grosse surprise : à quatre, nous nous partageons deux appartements de deux chambres. Je laisse les hommes décider, d&#8217;autant plus que ce genre de situation inédite a le don de m&#8217;amuser énormément. Après le vidage des bagages, mes camarades et moi trouvons de bon ton de pousser l&#8217;investigation journalistique vers le sauna/hammam/piscine/jacuzzi extérieur et finissons très vite en peignoir et bikini (enfin, surtout pour moi) à déambuler dans les couloirs de l&#8217;hôtel. Si on m&#8217;avait dit que je partagerais un sauna avec trois inconnus aussi hilarants que dragueurs (heureusement, qu&#8217;ils ne se concentrent pas sur moi), j&#8217;aurais peut-être réfléchi à deux fois avant de faire le voyage (pour dire deux fois oui, certainement). En tout cas, sur le coup, cette situation ne m&#8217;a pas parue bizarre, ni même déplacée et, dans ce même sauna, j&#8217;ai aussi entamé la discussion avec un jeune producteur donc je me suis vite dit que ce festival avait le don de casser les barrières et de nous faire nous sentir bien pour mieux parler de cinéma&#8230; ou pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Les garçons récupèrent leurs skis, snowboards, et autre matériel&#8230; de garçons et nous nous dirigeons vers 1800 (la station voisine) pour un dîner avec le directeur de l&#8217;office du tourisme. Encore une fois, l&#8217;ambiance est décontractée et on commence à entrer dans le vif du sujet : la station, la station et la station &#8230;ça tombe bien, je suis déjà amoureuse. Je vous la conseille si vous cherchez toujours où faire votre prochaine <a href="http://www.interhome.fr/locations-vacances/hiver-montagne-ski/T13.aspx?lCode=FR-FR">location de vacances à la montagne</a>. Pour le petit moment cinéphile, je découvre la saga des <strong>Apocalypse Snow</strong> (dont je vais me faire un rattrapage incessamment sous peu). Micro balade digestive sur la neige glacée (les deux minutes de marche entre le restaurant et la salle de cinéma en fait) et je suis chez moi. En état d&#8217;insécurité depuis le départ (loin de la maison, des inconnus partout, tout ça), je retrouve une sensation que je ne connais que trop bien : celle d&#8217;entrer dans une salle bondée et de partager un film ensemble, et ça tombe bien puisque la communion des sens est à son paroxysme avec le deuxième meilleur film de 2010 à ce jour : <strong>Soul Kitchen</strong> de Fatih Akin.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1413" title="SoulKitchenMovie" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/SoulKitchenMovie-300x160.jpg" alt="SoulKitchenMovie" width="300" height="160" /></p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;en écrirais plus long le moment venu mais<strong> Soul Kitchen </strong>a définitivement fini de me faire aimer le Festival européen des Arcs, parce qu&#8217;un festival qui passe un tel chef d&#8217;oeuvre est forcément un vrai bon festival de cinéma. Le réalisateur allemand donne ses lettres de noblesse à la comédie en combinant un casting parfait, des situations loufoques, une bande originale étonnante et un sens esthétique sans faille. Jouissif dans son mélange du sexe, de la cuisine et de la musique (ce qui n&#8217;est pas fait pour me déplaire), <strong>Soul Kitchen</strong> cache sa perfection derrière une humilité déconcertante et  fort sympathique. Impossible de ne pas fondre pour lui en somme (pour vous, il faudra attendre mars 2010).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1414" title="ochaud" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/ochaud-300x126.jpg" alt="ochaud" width="300" height="126" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le temps passe vite quand on s&#8217;amuse et il est presque minuit quand la joyeuse bande décide de fêter le festival à coup de cocktails, de musique trop forte, de drague audacieuse et de filles courtement vêtues qui dansent sur le comptoir du bar. Vous voulez que je vous raconte ma soirée ?!?  Mojito ananas, Zubrowska, Vodka/Get 27, Vodka./Get 27, Vodka/Get 27&#8230; Après, et comme vous l&#8217;imaginez, ma mémoire me joue des tours.</p>
<p style="text-align: justify;">Ah c&#8217;est sûr, les nuits à 1950 sont aussi fraîches que chaudes et elles finissent tard&#8230; bien tard&#8230; à peu près à l&#8217;heure où la suivante commence. Mais bon, un festival où L. est une gentille fille sage n&#8217;est pas un festival, non ?</p>
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		<title>Festival CinémaScience 2009 &#8211; Jour 5</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 15:08:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette 2e édition du festival CinemaScience se clôture ce dimanche avec du lourd pour Ecran Large (et surtout pour moi) : la projection d&#8217;Astro Boy et surtout la projection très privée de Mr. Nobody puis l&#8217;interview de son réalisateur Jaco van Dormael. Le peu d&#8217;énergie qui me reste est donc concentré sur cette dernière ligne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Cette 2<sup>e</sup> édition du festival CinemaScience se clôture ce dimanche avec du lourd pour Ecran Large (et surtout pour moi) : la projection d&#8217;<strong><em><a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12598.php">Astro Boy</a> </em></strong>et surtout la projection très privée de <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12290.php"><strong><em>Mr. Nobody</em></strong></a> puis l&#8217;interview de son réalisateur Jaco van Dormael. Le peu d&#8217;énergie qui me reste est donc concentré sur cette dernière ligne droite et après un petit déjeuner copieux façon petit déj&#8217; des champions, je traverse la ville direction l&#8217;UGC pour l&#8217;avant-première d&#8217;<strong><em>Astro Boy. </em></strong>La salle est comble et le public est en ébullition, c&#8217;est normal car la moyenne d&#8217;âge est de 10 ans à tout casser avec une moyenne de 2 enfants pour un adulte. Il fait chaud, le pop corn vole mais pas question de se laisser aller et quand la séance débute j&#8217;ai tous les sens en éveil pour détecter les éventuels défauts de cet <strong><em>Astro Boy</em></strong> dont j&#8217;ai entendu plutôt du mal.</p>
<p>Mais c&#8217;est une bonne surprise qui m&#8217;attend car même si le film se déleste avec un sans gêne déconcertant du bagage de l&#8217;œuvre originale et culte d&#8217;Osamu Tezuka, l&#8217;action tient le bon rythme et les la VF est loin d&#8217;être insupportable. Malgré un petit ventre mou après 45 minutes (les gamins, bon indicateur, ont commencé à s&#8217;agiter), <strong><em>Astro Boy</em></strong> reprend vite les rênes pour un final laissant présager de nouvelles aventures. La critique complète <a href="http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-12598-56631.php">ici</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1407" title="astro" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/astro-300x125.jpg" alt="astro" width="300" height="125" /></p>
<p>Avec le retard qu&#8217;a pris la première séance, j&#8217;ai à peine le temps de piquer un sprint (hum&#8230; le footing du dimanche matin en bottes à talons et chargée comme un mulet) vers le Fémina pour la séance spéciale journaliste de <strong><em>Mr. Nobody</em></strong>. Changement d&#8217;ambiance, l&#8217;heure est à la concentration (et il en faudra pour tenir la longueur des 2h15 du métrage) et nous sommes trois dans la salle (alors pas question de passer pour une baltringue auprès des deux autres à me tortiller sur mon siège).</p>
<p>Et là, c&#8217;est la claque. <strong><em>Mr. Nobody</em></strong> m&#8217;emporte pour un voyage rare dans les salles obscures. Pendant 2h15, j&#8217;ai le cerveau qui bout et les larmes aux yeux devant la maîtrise technique et scénaristique de son auteur Jaco Van Dormael. Les acteurs ne sont pas reste et, si les performances de Jared Leto (aujourd&#8217;hui reconverti dans la musique) sont irréprochables, il est presque éclipsé par ses co-stars dont le (très) jeune Toby Regbo. A sortir le 13 janvier, je vous conseille de tenter l&#8217;aventure sans réserve mais surtout vierge de toute information sur l&#8217;histoire, car celle ci très complexe, n&#8217;est jouissive que grâce à la construction virtuose du film.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1408" title="jared" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/jared-300x199.jpg" alt="jared" width="300" height="199" /></p>
<p>Encore toute tremblante, il est pourtant temps de rejoindre les locaux du festival pour la rencontre et l&#8217;interview de Jaco van Dormael. Mille questions se bousculent dans ma tête, dans cet état, je sais que je vais passer pour une attardée. En plus, à chaud comme ça, je ne suis pas sûre d&#8217;avoir captée toutes les subtilités du métrage&#8230; et si je disais une connerie ?!? Pas le temps de réfléchir, j&#8217;entraîne le monsieur dans une alcôve pour l&#8217;entretien. Alors que je commence à me présenter et briser la glace, je m&#8217;aperçois du coin de l&#8217;œil que mon dictaphone numérique est plein. <em>battery full</em> mais <em>no time remains</em>&#8230; je perd le contrôle, mes mains tremblent, mon cerveau est en mode interview pas bidouillage, alors après 5 minutes très embarrassantes, je m&#8217;excuse et décide de la faire façon old school : stylo et moleskine. Ça doit être inconscient mais j&#8217;ai toujours le truc pour me faire remarquer en interview, toujours un truc qui ne va pas, une question déplacée qui fait rire (dans le meilleur des cas) ou des indices de mon professionnalisme déficient. On se souvient de moi en disant : « ah, c&#8217;est la fille qui&#8230; » (au choix, ne sait pas se servir d&#8217;un dictaphone, enchaîne les shots de vodka à cause du stress à 11h du mat&#8217; ou fait tomber son stylo dans son décolleté&#8230; j&#8217;en ai plein des comme ça), et je ne sais toujours pas si c&#8217;est une bonne chose&#8230; ou pas.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1409" title="jaco" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/jaco-300x299.jpg" alt="jaco" width="300" height="299" /></p>
<p>Mais revenons à notre Jaco van Dormael. Malgré ces péripéties technologiques, l&#8217;interview se passe parfaitement. Mes questions s&#8217;enchaînent et le monsieur est aussi loquace que vraiment passionnant. Je vous conseille vivement la lecture de cet entretien, <em>spoiler free</em>, pour la sortie du film le 13 janvier.</p>
<p>A 16h30, à peine le temps de débriefer le festival avec l&#8217;attachée de presse et la programmatrice que je dois courir à l&#8217;hôtel récupérer mon baluchon de 20kg et récupérer un tram pour rejoindre la gare. Un dernier clin d&#8217;oeil à sexy maître d&#8217;hôtel (ah ! je vous ai pas raconté ?) et je quitte la ville sur un dernier sandwich saumon et thé aux fruits rouge&#8230; Vivement l&#8217;année prochaine !!</p>
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		<title>Festival CinemaScience 2009 &#8211; Jour 3 &amp; 4</title>
		<link>http://elleaimelecinema.fr/tout-et-rien/festival-cinemascience-2009-jour-3-4</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 10:31:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vendredi commence avec Domaine, un film en compétition que j&#8217;avais sacrifié la veille au profit de Lignes de front. Là, le mal est réparé et dans la petite salle du Trianon, où je n&#8217;ai pas encore mis les pieds cette année, je découvre la descente aux enfers de Nadia (Béatrice Dalle), mathématicienne sulfureuse d&#8217;une quarantaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vendredi commence avec <strong><em>Domaine</em></strong>, un film en compétition que j&#8217;avais sacrifié la veille au profit de <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-16836.php"><strong><em>Lignes de front</em></strong></a>. Là, le mal est réparé et dans la petite salle du Trianon, où je n&#8217;ai pas encore mis les pieds cette année, je découvre la descente aux enfers de Nadia (Béatrice Dalle), mathématicienne sulfureuse d&#8217;une quarantaine d&#8217;année qui entraîne avec elle dans les arcanes de la folie son neveu Pierre. Alors que celle-ci se laisse peu à peu glisser définitivement dans l&#8217;alcoolisme, Pierre la retient à bout de bras puis la délaisse afin de devenir un homme. Cette histoire tragique à l&#8217;issue prévisible sait faire monter la tension et mettre le spectateur en insécurité pourtant la mise en distance est évidente à cause de dialogues théâtralisés à l&#8217;extrême. Nadia vit dans la monde des mathématiques et s&#8217;enveloppe dans leur poésie, leur ordre afin d&#8217;éloigner le chaos qui la répugne et malgré le jeu impeccable des deux acteurs principaux, difficile pour le spectateur de toucher du doigt ne serais ce qu&#8217;un millième de la névrose des grands cerveaux (ou celle plus cruelle, des cerveaux supérieurs aux capacités insuffisantes). Un film déconcertant donc, formellement attirant mais trop froid pour nous emmener à 100% dans son univers.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1397" title="domaine" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/domaine-300x208.jpg" alt="domaine" width="300" height="208" /></p>
<p style="text-align: justify;">Preuve que <strong><em>Domaine</em></strong> est un film complexe et difficile d&#8217;accès, je sors de la séance avec une migraine qui me vrille le crâne. Il ne me faut que quelques secondes pour prendre des dispositions : il faut que je retrouve l&#8217;hôtel, ma chambre, mon lit le plus vite possible et qu&#8217;en chemin, je trouve une pharmacie. Manque de chance, cette belle ville de Bordeaux cumule magasin Hermès, magasin Vuitton et autres grandes marques de luxe mais point de pharmacie en vue. Je m&#8217;écrase lamentablement sur mon lit pour plusieurs heures en sacrifiant au passage une séance.</p>
<p>19h, la migraine a gagné du terrain, il fait nuit et ce ne serait pas raisonnable de mettre fin au festival sur une note pareille (oui, j&#8217;ai quand même pensé à prendre le premier train pour Paris). Je trouve enfin une pharmacie qui a pitié de moi et me fournit le stock de médicaments propices à me faire tomber dans une douce torpeur artificielle d&#8217;ici la fin du festival. Après un buffet à volonté de restaurant chinois (La Chine, pas mauvais du tout) et les premiers cachets, je suis de nouveau d&#8217;attaque pour un film.</p>
<p>Et pas n&#8217;importe quel film puisqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;<a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-11937.php"><strong><em>Agora</em></strong> </a>d&#8217;Alejandro Amenabar avec Rachel Weisz. La beauté formelle du film et l&#8217;histoire passionnante d&#8217;Hypatia, une femme philosophe en plein bouleversement religieux à Alexandrie m&#8217;emportent dans un autre monde. Et bien que l&#8217;histoire ait été réellement glamourisée façon blockuster américain, on redécouvre avec plaisir et effroi les fondements de la carte religieuse actuelle. Un voyage au combien plaisant, dépaysant et passionnant.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1398" title="agora" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/agora-300x199.jpg" alt="agora" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: justify;">Autant vous dire tout de suite que samedi matin, avec le rythme de vie de cette semaine et une petite perte de motivation (fin de festival oblige), je me réveille l&#8217;oeil en berne et la bouche pâteuse. Mais pas le temps de réfléchir à ça que la douche s&#8217;impose, le petit déjeuner est avalé à la quatrième vitesse et que le tram est enfourché pour rejoindre le Mégarama pour la projection d&#8217;<a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-14120.php"><strong><em>Oscar et la Dame rose</em></strong></a> et l&#8217;interview de son réalisateur Eric-Emmanuel Schmitt . Un mauvais pressentiment m&#8217;assaille (et j&#8217;ai toujours raison pour ça), et à 10h15 au Mégarama, il n&#8217;y a guère plus que les femmes de ménage qui font vivre les lieux.</p>
<p>Eric-Emmanuel Schmidt a en effet annulé sa venue au dernier moment. Et pour ne rien gâcher de la surprise (peut être est-ce encore le fameux « Roi des démons » qui m&#8217;accompagne toujours en déplacement), les personnes au courant n&#8217;on jamais réussi à me joindre pour cause d&#8217;erreur dans mon numéro de portable&#8230; la poisse, j&#8217;vous dis. Je me retrouve donc de l&#8217;autre coté du pont et décide de travailler un peu en attendant de trouver autre chose à faire. Je connais bien le deuxième MacDonald&#8217;s de repli pour y avoir passé des journées entières l&#8217;année dernière (ou plutôt les bouts de journées entre les séances). Mais le wifi défectueux des MacDo se confirme et je dois me faire violence pour taper un scandale au comptoir à ce propos. Le gentil gérant a pitié de moi, y voit sûrement l&#8217;occasion de jouer les preux chevaliers sauvant une demoiselle en détresse et me donne carrément les identifiants wifi de son domicile&#8230; beau geste ! (note pour moi-même : penser à écrire un livre sur les nouveaux indices du romantisme).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1399" title="dirtymind" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/dirtymind-224x300.jpg" alt="dirtymind" width="224" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le temps passe pourtant lentement dans ce MacDo très accueillant et comme la moutarde commence à me monter au nez je décide de carrément boycotter le film d&#8217;Eric-Emmanuel Schmidt, <strong><em>Oscar et la dame rose</em></strong>. Direction : le centre ville, ma prochaine projection s&#8217;y trouve et entre-temps j&#8217;aurais l&#8217;occasion de finir mes achats de Noël. Une séance de shopping et une sieste réparatrice plus tard, je retrouve enfin une salle obscure et, agréable surprise, pour ce qui s&#8217;avère être mon chouchou du festival : <strong><em>Dirty Mind</em></strong> de Pieter Van Hees (<strong><em>Left Bank</em></strong>).</p>
<p><strong><em>Dirty Mind</em></strong> est l&#8217;histoire de Pedro, le frère timide d&#8217;un cascadeur raté à la coupe de cheveux improbable. A la suite d&#8217;une cascade qui a mal tourné, sa personnalité change complètement. Pedro devient Tony T., casse-cou sans peur et sans reproche, accro aux femmes à l&#8217;adrénaline, accro à la <em>catch phrase</em> qui tue. Son cas relève bien sûr de la science, mais Pedro aka Tony a-t-il vraiment envie d&#8217;être guéri ? Dans un univers kitsch, glauque mais sympathique, le réalisateur Pieter Van Hees décrit un héros aux combles du machisme, un de ces personnages crétins mais jouissifs à la Will Ferrell et pas une minute ne s&#8217;écroule sans qu&#8217;un éclat de rire n&#8217;éclate dans la salle. D&#8217;un cas scientifique, le syndrome frontal, le réalisateur nous emmène dans une fable humaine, une comédie sociale mais aussi une love story déjantée&#8230; Mon cœur a fait boum pour Tony T. et son « dirty mind ».</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1400" title="invisible" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/invisible-300x209.jpg" alt="invisible" width="300" height="209" /></p>
<p>Après un dîner avec une partie de l&#8217;équipe du festival, la résolution de l&#8217;histoire passionnante des billets de train récalcitrants (seconde partie), il est temps de se faire une beauté pour l&#8217;événement de CinemaScience, la désormais culte nuit des Savants fous. De minuit à 6h du matin, trois <a href="http://www.olx.fr/dvd-films-cat-238">films</a>, du café à volonté, une salle chauffée à blanc et une ambiance survoltée nous emmènent au bout de la nuit pour un délire partagé. Cette année, et comme je suis une petite fille sage, je ne reste que pour la première partie, <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12337.php"><strong><em>L&#8217;homme invisible</em></strong></a> de 1933 en copie restaurée. Sur grand écran, je redécouvre un film plus drôle que dans mon souvenir et, pour l&#8217;époque, à la pointe des effets spéciaux. Un classique qui laisse présager la fin proche du festival et un très bon moment pour la salle quasi remplie de l&#8217;UGC.</p>
<p>Demain, dernier jour&#8230; encore tant de questions en suspens, Qui va donc gagner la compétition (<strong><em>Dirty mind</em></strong>, <strong><em>Dirty Mind</em></strong> et <strong><em>Dirty Mind</em></strong> ?!?) ? Jaco Van Dormael va t-il lui aussi me poser un lapin ? <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12290.php"><strong><em>Mr. Nobody</em></strong></a> est-il si étrange qu&#8217;on le dit ? Vais-je réussir à me lever à temps pour l&#8217;avant-première d&#8217;<strong><em><a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12598.php">Astro Boy</a> </em></strong>? Et enfin, vais-je réussir à attraper mon train de retour pour la capitale ? La suite (et fin) au prochaine épisode&#8230;</p>
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		<title>Festival CinémaScience 2009 – Jour 2</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 01:20:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[Après une nuit chaotique principalement due à une porte de chambre de l&#8217;épaisseur d&#8217;une feuille de papier à rouler (entre voisines de chambre pompettes à 3h du mat, départ en catimini, ou pas, d&#8217;autres voisins aux alentours de 7h et femmes de chambre férues de Radio Nostalgie vers 8h) et quelques heures passées à peaufiner [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après une nuit chaotique principalement due à une porte de chambre de l&#8217;épaisseur d&#8217;une feuille de papier à rouler (entre voisines de chambre pompettes à 3h du mat, départ en catimini, ou pas, d&#8217;autres voisins aux alentours de 7h et femmes de chambre férues de Radio Nostalgie vers 8h) et quelques heures passées à peaufiner le compte-rendu de la veille, il est temps d&#8217;aller jeter un œil en ville pour voir ce qui se trame et profiter d&#8217;un peu de wifi gratuit par la même occasion. Vers 11h30, je sors de ma tanière, la mèche en berne et l&#8217;œil encore collé par le manque de sommeil pour l&#8217;improbable mais rassurante chaleur du MacDonald&#8217;s le plus proche. Après deux sandwichs avalés en hâte (miam petit déjeuner !) et quelques longues minutes de recherche de connexion valable, mes chers articles rejoignent la boîte mail de leur destinataire. Deux minutes de réflexion et je décide de courir à l&#8217;autre bout du centre ville pour la projection de midi, initialement pas prévue au planning.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1389 alignnone" title="ce qu'il faut pour vivre" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/ce-quil-faut-pour-vivre.jpg" alt="ce qu'il faut pour vivre" width="355" height="500" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Ce qu&#8217;il faut pour vivre</em></strong> raconte l&#8217;histoire de Tivii, un inuit arraché à sa famille et à ses terres par des missionnaires qui l&#8217;emmène soigner sa tuberculose au Canada. Seul dans un sanatorium triste, étranger aux moindres mœurs quotidiennes locales, il va peu à peu se laisser mourir avant de faire la rencontre d&#8217;un enfant déraciné lui aussi. Ce film d&#8217;époque (l&#8217;action se passe en 1952), très documenté est à la fois un témoignage des cultures inuit (la tradition orale, la pêche, la chasse, le rapport à la nature), l&#8217;histoire de rencontres touchantes mais aussi le souvenir d&#8217;abus de missionnaires religieux vis-à-vis de peuplades mal comprises. Pour le spectateur peu éduqué sur ce problème passé, c&#8217;est sur les épaules de Natar Ungalaaq que repose tout le drame et les souffrances de ces inuits déracinés dans le passé. De tous, une interprétation juste et toute en finesse tire souvent le film vers le drame pur, quasiment à nous tirer des larmes sincères. Une découverte à tous les niveaux, cinématographique et historique, commentée après la séance par Joëlle Robert-Lamblin, anthropologue des populations arctiques au CNRS maintenant à la retraite. Une femme charmante par ailleurs, avec qui j&#8217;ai eu le privilège de dîner la veille au soir et qui, en plus d&#8217;avoir donné au public (et à moi-même) un éclairage particulièrement riche sur une culture méconnue s&#8217;avère être très intéressée par la question du cinéma (ce qui a été une raison de plus pour me faire venir à cette projection, je l&#8217;avoue).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1390" title="cinémascience" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/cinémascience.jpg" alt="cinémascience" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: justify;">A peine le temps de vérifier qu&#8217;il pleuviote dehors qu&#8217;il est déjà l&#8217;heure de rejoindre la salle pour une projection du <strong><em>Portrait de Dorian Gray</em></strong>. Bien que déjà vu et revu, le fait de la partager avec d&#8217;autres personnes (incroyable comme certaines scènes nous font encore réagir physiquement alors que le film date de 1945) et sur un grand écran. Une petite friandise pour moi et un plaisir, ici, à CinemaScience de mélanger sans complexes, genres, générations autour du thème des sciences ou de la recherche. Alors que je cours de nouveau pour le MacDonald&#8217;s (wifi, tout ça) pour un goûter bien mérité, je me fais alpaguer dans la rue par un dragueur invétéré charmant mais un brin trop entreprenant&#8230; ah ! C&#8217;est autre chose que mes gamins d&#8217;Ecole de commerce bourrés de la veille au soir&#8230; et puis ça fait plaisir entre deux Big Mac, les lunettes vissées sur le nez, les yeux rouges de lapin myxomatosé, une tenue classique mais pas classe, chargée comme un âne entre deux projections d&#8217;entendre dire que je suis magnifique. Quelque chose me dit que c&#8217;est l&#8217;effet province, mais je retourne d&#8217;un pas léger et un vague sourire sur les lèvres vers la salle du Fémina.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1392" title="in your veins" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/in-your-veins.jpg" alt="in your veins" width="259" height="365" /></p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;extirpe mon appareil pour immortaliser les « statues » (voir dernière photo) à l&#8217;entrée des lieux du festival qui semble tout droit sorties d&#8217;un sex shop spécialisé dans le SM ou des fantasmes malsain d&#8217;un cinéphile frustré. Voilà qui donne envie d&#8217;enchaîner les séances ! Et la prochaine n&#8217;est pas en reste en ce qui concerne les plaisirs interdits puisqu&#8217;elle met en scène les déboires sentimentaux d&#8217;une femme accro à l&#8217;héroïne. <strong><em>In your veins</em></strong> est un film suédois, avec pour qualité mais aussi défaut une trop grande recherche esthétique, et la sensualité qui se dégage de ses superbes acteurs peine à nous faire ressentir le propos. Malin Crépin, en dehors de sa plastique irréprochable est pourtant une actrice incroyable qui a reçu pour ce rôle le prix d&#8217;interprétation du Festival du film européen de Bruxelles. Et même si par cette histoire, la réalisatrice a voulu nous faire partager une autre vision de l&#8217;addiction, tout aussi grave mais moins évidente, une addiction du quotidien, cette descente aux enfers reste classique, trop simple et perd de son sens et de sa gravité dans sa recherche de l&#8217;esthétisme poussé à l&#8217;extrême.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1393" title="lignes de front" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/lignes-de-front.jpg" alt="lignes de front" width="292" height="408" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Je repasse à l&#8217;hôtel, entame une longue croisade contre le wifi payant SFR et très vite (trop peut-être ?), je dois de nouveau braver les éléments pour rejoindre le Mégarama à l&#8217;autre bout de la ville : au programme l&#8217;avant-première de <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-16836.php"><strong><em>Lignes de front</em></strong></a>. La projection est intéressante car le réalisateur Jean-Christophe Klotz a aussi couvert le génocide rwandais en tant que journaliste, et que ce long-métrage livre une version fictionnelle mais réaliste et à multi-facettes de son précédent travail documentaire. A part quelques généralités, on découvre avec <strong><em>Lignes de front</em></strong> notre méconnaissance quasi-totale du contexte et de la situation lors du génocide rwandais. La séance laisse la salle sous le choc et parfaitement en condition pour un échange avec Jean-Pierre Chrétien, historien spécialiste de l&#8217;Afrique des Grands Lacs au CNRS. Le monsieur est pédagogue et passionnant et c&#8217;est quasiment toute la salle qui reste presque 1 heure après la séance afin d&#8217;aborder les questions évidentes qui nous taraudent après le visionnage.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1394" title="cinemascience2" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/cinemascience2.jpg" alt="cinemascience2" width="375" height="500" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Je rentre donc au bercail tard, il pleut des cordes et comme mon bidou a grommelé pendant tout le génocide rwandais, je m&#8217;autorise une halte dans une épicerie ouverte tard le soir. Une épicerie à l&#8217;ambiance boîte de nuit vu le niveau sonore mais le vendeur est charmant et m&#8217;offre même une sucette (oui, j&#8217;ai l&#8217;air d&#8217;avoir 9 ans et rien ne me rend plus heureuse qu&#8217;une Chupa à la mangue). Fin de journée fourbue donc, à grignoter un sandwich trop gras, le Mac sur les jambes et les cheveux dégoulinants, mais heureuse avec ma Chupa et de très bons films au compteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Également publié sur <a href="www.ecranlarge.com">Écran Large</a></em></p>
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		<title>Festival CinémaScience 2009 &#8211; Jour 1</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 01:02:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette année à Bordeaux, L. aime le cinéma est dans la place. Car en plus de couvrir le Festival CinémaScience pour la deuxième fois consécutive (et oui, ce festival n&#8217;a que deux ans), elle est indirectement partenaire à travers le site Écran Large. Cela l&#8217;empêchera-t-elle de vivre galère sur galère comme à son habitude en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Cette année à Bordeaux, L. aime le cinéma est dans la place. Car en plus de couvrir le <a href="http://www.cnrs.fr/cinemascience/">Festival CinémaScience</a> pour la deuxième fois consécutive (et oui, ce festival n&#8217;a que deux ans), elle est indirectement partenaire à travers le site <a href="www.ecranlarge.com">Écran Large</a>. Cela l&#8217;empêchera-t-elle de vivre galère sur galère comme à son habitude en déplacement en province ? Vous le saurez en suivant ses aventures quotidiennes sur L. aime le cinéma bien sûr !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-1360 alignnone" title="Affiche cinémascience" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/Affiche-cinémascience-200x300.jpg" alt="Affiche cinémascience" width="251" height="348" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Arrivée entière mercredi à Bordeaux (le lendemain de l&#8217;ouverture) et sans crise d&#8217;angoisse à l&#8217;horizon malgré quelques péripéties avec les billets de train (une histoire tellement passionnante que je vous en fais grâce) et un sandwich SNCF que je n&#8217;offrirais même pas à mes meilleurs ennemis. Les lieux sont familiers et je suis accueillie dans cette belle ville comme à la maison : même hôtel cosy en centre-ville que l&#8217;année précédente (le Normandie), un taxi bavard mais sympathique, un temps un peu plus chaleureux que de saison. Me voilà vite dans ma chambre à déballer le kit du parfait festivalier : une enveloppe à mon nom avec accréditation, bons de repas, programme, petit sac en tissus aux couleurs du festival et&#8230; un petit plus, une bouteille de Château Couhins-Lurton, Pessac-Léognan 2003. Ah, c&#8217;est sûr qu&#8217;à CinémaScience, ils savent recevoir.</p>
<p style="text-align: justify;">A peine le temps d&#8217;installer mes petites affaires (mon paquetage de survie de presque 10 kg), de changer trois fois de tenue (véridique), de me remaquiller et de compulser le programme qu&#8217;il est déjà l&#8217;heure de rejoindre mon indic sur place. Ce fidèle d&#8217;Ecran Large de la première heure, et bordelais ce qui ne gâche rien, s&#8217;est en effet proposé de me faire la visite des lieux emblématiques de cette édition : le village du festival, l&#8217;ancienne église rebaptisée Espace Saint-Rémi et où les déjeuners et dîners seront servis aux festivaliers. Il en profite pour me présenter mes « interlocutrices privilégiées » (comprenez gens de l&#8217;organisation et attachée de presse) et m&#8217;indiquer la station de tram la plus proche, un vrai gentleman, j&#8217;vous dis !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-1385 alignnone" title="etranger en moi" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/etranger-en-moi-211x300.jpg" alt="etranger en moi" width="281" height="398" /></p>
<p style="text-align: justify;">A peine donc le temps de jouer la carte du professionnalisme au village du festival, qu&#8217;une horloge métaphorique sonne dans ma tête : c&#8217;est l&#8217;heure de la première séance de la journée ! Et je commence avec du lourd : <strong><em>L&#8217;étranger en moi</em></strong>, film allemand réalisé par la réalisatrice franco-iranienne Emily Atef et présenté dans la compétition officielle du festival. Traitant d&#8217;un sujet rare, la dépression post-natale, avec une sensibilité juste dosée, le film raconte le basculement d&#8217;une famille presque parfaite quand la dépression pointe le bout de son nez au moment où tout le monde s&#8217;attend à une explosion de bonheur. Avec un jeu très physique, viscéral, la comédienne Suzanne Wolff touche au cœur et ne s&#8217;attire jamais ni l&#8217;incompréhension ni les foudres du spectateur. <strong><em>L&#8217;étranger en moi</em></strong>, avec son drame réaliste touchant est aussi l&#8217;occasion de rappeler que la dépression post-natale touche de 10 à 20% des femmes après l&#8217;accouchement.</p>
<p style="text-align: justify;">A la sortie de la salle, il pleut, il fait sombre et j&#8217;ai déjà le cerveau qui fume mais ce n&#8217;est pas le moment de se laisser abattre, juste celui de se remplir l&#8217;estomac. A l&#8217;idée d&#8217;une « cantine de festival », j&#8217;avais tremblée en pensant à un buffet froid peu ragoûtant mais dans la belle église changée en salle de réception, le service est à l&#8217;assiette et le menu délicieux&#8230; Une occasion agréable de commencer à sociabiliser avec les invités, les autres partenaires et les organisateurs.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1386" title="cold souls" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/cold-souls.jpg" alt="cold souls" width="338" height="500" /></p>
<p style="text-align: justify;">Après un choix cornélien, je décide de quitter le centre ville et la compétition pour l&#8217;avant première de <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-14200.php"><strong><em>Cold Souls</em></strong></a> au Mégarama. Une délégation improvisée se forme et c&#8217;est en petite bande que nous bravons le crachin, trouvons le bon tram et arrivons en retard de quelques minutes dans la salle 6. En aparté, moi qui espérait faire illusion parmi ces scientifiques renommés et spécialistes, j&#8217;ai réussi à passer pour un cruche sans trop d&#8217;efforts : sur le chemin du cinéma, le rédacteur en chef du journal du CNRS nous a prévenu : « attention de ne pas marcher sur les bandes du tram, elles sont électrifiées ». Et qui est-ce qui s&#8217;est écriée « Ah bon ?!? » en faisant de gracieux bonds de cabri pour les éviter : moi, bien sûr. Décidément entre ça et <strong><em>The</em></strong> <strong><em>Big Bang Theory</em></strong>, je ne comprends rien à l&#8217;humour des scientifiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Cold Souls</em></strong> est une comédie dramatique avec Paul Giamatti entre New York et Saint-Petersbourg. A mi-chemin entre <strong><em>Dans la peau de John Malkovich</em></strong> (Giamatti joue son propre rôle) et <strong><em>Eternal Sunshine of The Spotless Mind</em></strong> (des scientifiques peu scrupuleux proposent un service de séparation du corps et de l&#8217;âme pour une vie plus sereine), <strong><em>Colds Souls</em></strong> est un voyage métaphorique, une mise en abîme sympathique du travail de l&#8217;acteur, une fable douce amère que Giamatti porte sur ses épaules. Le film peine cependant à trouver une limitation de genre (jamais vraiment drôle, jamais vraiment réflexif) et souffre justement de la légèreté de son scénario. Pour citer un des deux maîtres de conférence présents pour le débat post-projection (ils m&#8217;excuseront de pas avoir noté leurs noms mais leur échange a vraiment été très intéressant) : « Sans méchanceté, ce film est très américain, avec une réflexion spirituelle à deux balles ». Un comble pour un film sur les âmes ! Ma critique complète <a href="http://elleaimelecinema.fr/tout-cine/cold-souls">ici</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1387" title="cold souls2" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/cold-souls2.jpg" alt="cold souls2" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi se termine ma première journée de festival, sous la pluie, bouteille de cherry coke à la main, le portable vissé sur l&#8217;oreille et alpaguée par trois/quatre beaux gosses de province (je n&#8217;ai aucun mérite, à plus de 23h, ils étaient clairement bourrés). Moi je dis : Vivement demain !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Également publié sur <a href="www.ecranlarge.com">Écran Large</a></em></p>
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		<title>Chéries-Chéris, festival de cinéma gay, lesbien, trans et +++ – Jour 2</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 23:38:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que je pensais me rendre à la projection du documentaire Assume Nothing puis du dernier film de Maria Beatty, Bandaged, je me suis aperçue au moment de prendre les places que mon cerveau avait du faire un looping quand j&#8217;ai regardé le programme, ces deux projections étant carrément incompatibles. Deux secondes de réflexion plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors que je pensais me rendre à la projection du documentaire <strong><em>Assume Nothing</em></strong> <span style="text-decoration: underline;">puis</span> du dernier film de Maria Beatty, <strong><em>Bandaged</em></strong>, je me suis aperçue au moment de prendre les places que mon cerveau avait du faire un looping quand j&#8217;ai regardé le programme, ces deux projections étant carrément incompatibles. Deux secondes de réflexion plus tard, je décide de laisser tomber Maria Beatty, bien que son deuxième long-métrage soit produit par Abel Ferrara, pour un univers que je connais encore mal : celui des transgenres.</p>
<div style="text-align: center;"><img title="Chéries-Chéris : festival de films gays &amp; lesbiens de Paris" src="http://www.ecranlarge.com/upload/wiki/article/small_433258.jpg" alt="Bandaged" /></div>
<p style="text-align: justify;">Après coup, je ne regrette pas mon choix car en plus d&#8217;en avoir appris beaucoup quantitativement et qualitativement : sur les noms, les subtilités, les revendications et l&#8217;ahurissant chiffre de plus d&#8217;une centaine de meurtres répertoriés cette année contre les transgenres, j&#8217;ai aussi ouvert mes horizons, découvert une artiste passionnante (Rebecca Swan, la photographe qui a produit un livre <em>Assume Nothing</em> qui est aussi la base du documentaire) et&#8230; considérablement amélioré mon niveau en anglais, le film étant présenté en V.O. non sous-titrée. Je ne saurais que vous conseiller le visionnage de ce petit bijou, entre galeries de portraits, réflexion sur les sexes, l&#8217;éducation et la représentation des corps c&#8217;est aussi une invitation sans réserve pour le travail d&#8217;artistes talentueux et uniques comme Rebecca Swan bien sûr mais aussi l&#8217;étonnante Shigeyuki Kihara et tant d&#8217;autres. La caméra reste pudique, laisse la discussion ouverte entre les personnalités et elle et les langues se délient. Loin de quémander des lois en leur faveur, on y découvre des gens qui aspirent au calme, à la sérénité et à la parole, le droit d&#8217;exister en somme&#8230; le mininum qu&#8217;on puisse leur accorder. Une soirée riche en émotions et en bonne surprises : d&#8217;une, deux salles entières ont été réquisitionnées pour <em><strong>Assume Nothing</strong></em> (un succès mérité) et de deux, je me suis faite draguer pour la première fois par de charmantes lesbiennes (le public à 90% du documentaire)&#8230; mais c&#8217;était normal j&#8217;avais sorti ma minijupe de fête !</p>
<div style="text-align: center;"><img title="Chéries-Chéris : festival de films gays &amp; lesbiens de Paris" src="http://www.ecranlarge.com/upload/wiki/article/small_433259.jpg" alt="Assume nothing" width="300" /></div>
<p style="text-align: justify;">Evènement au Forum des images et au Festival de films gays et lesbiens : 3h30 de films porno  (du arty allemand lesbien au documentaire sur le porno gay français des 70s) pour la tant attendue soirée Lupanar, organisée avec la complicité du Porn Film Festival de Berlin. Devait-on s&#8217;attendre à ce que la salle 500 soit prise d&#8217;assaut ou alors qu&#8217;elle se vide irrémédiablement au fil des minutes et des cris de jouissance. Explications. Après un charmant court métrage allemand très soumission/domination, <strong><em>authority</em></strong>, c&#8217;est au tour du long métrage de Madison Young, une artiste féministe, <strong><em>Art House Sluts</em></strong>, une vision féminine et &laquo;&nbsp;sexy&raquo;&nbsp; de la Factory d&#8217;Andy Warhol. Maddie Superstar est donc une artiste à la rue, récupérée et starisée par Andy (une Andy aussi &laquo;&nbsp;ressemblante&raquo;&nbsp; que désopilante, blasée comme c&#8217;est par permis) qui va tirer bien des leçons de son quart d&#8217;heure de gloire. En prenant le parti du sexe-art, Madison Young nous livre un film aussi hypnotique que profondément rebutant. Les scènes de sexe aussi gratuites qu&#8217;extrêmement longues mélangent nourritures diverses et variées (de la charcuterie en général mais aussi la fameuse soupe à la tomate Campbell) et gestuelles agressives à la limite de la masculinité. Dans cette chair à nue aux gestes mécaniques et même systématiques, difficile d&#8217;y trouver son compte que ce soit en tant qu&#8217;esthète qu&#8217;en tant qu&#8217;amateur, c&#8217;est dommage d&#8217;autant plus que MadisonYoung ne manque pas de charme(s) et que ses couinements sont assez charmants.</p>
<div style="text-align: center;"><img title="Chéries-Chéris : festival de films gays &amp; lesbiens de Paris" src="http://www.ecranlarge.com/upload/wiki/article/small_433260.jpg" alt="Art House Sluts" /></div>
<p style="text-align: justify;">En deuxième partie de cette programmation un peu spéciale, le documentaire <em><strong>Mondo Homo </strong></em>de Hervé Joseph Lebrun et Jerôme Marichy sur la production française de porno gay entre 1975 et 1982, s&#8217;est révélé aussi passionnant dans la thématique que profondément sympathique (une partie des &laquo;&nbsp;acteurs&raquo;&nbsp; de cette époque étaient présents dans la salle). Malheureusement, le film souffre de grosses faiblesses techniques  au niveau du son et de la qualité des extraits vidéo (mais ça on ne pourra pas leur reprocher les copies étant extrêmement rares). C&#8217;est donc ainsi, encore sous le choc de &laquo;&nbsp;l&#8217;orgie&raquo;&nbsp; de Madison Young, encore goguenards et admiratifs de la liberté des années 70 qu&#8217;il était temps d&#8217;aller se coucher.</p>
<div style="text-align: center;"><img title="Chéries-Chéris : festival de films gays &amp; lesbiens de Paris" src="http://www.ecranlarge.com/upload/wiki/article/small_433261.jpg" alt="Mondo Homo" /></div>
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		<title>Chéries-Chéris, festival de cinéma gay, lesbien, trans et +++ &#8211; Jour 1</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 17:18:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
A peine le temps de me remettre de mes émotions de l&#8217;ouverture, qu&#8217;il est déjà l&#8217;heure d&#8217;attaquer les choses sérieuses (je parle bien sûr de la sélection des films). Un des avantages de Chéries-Chéris c&#8217;est que sa programmation est assez nocturne et composées de projections qui se déroulent de l&#8217;après midi avancé à minuit (cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1343" title="affiche-200x300" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/11/affiche-200x3001.jpg" alt="affiche-200x300" width="200" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">A peine le temps de me remettre de <a href="http://elleaimelecinema.fr/a-la-une/cheries-cheris-festival-de-cinema-gay-lesbien-trans-et-bi-de-paris-ouverture">mes émotions de l&#8217;ouverture</a>, qu&#8217;il est déjà l&#8217;heure d&#8217;attaquer les choses sérieuses (je parle bien sûr de la sélection des films). Un des avantages de Chéries-Chéris c&#8217;est que sa programmation est assez nocturne et composées de projections qui se déroulent de l&#8217;après midi avancé à minuit (cette dernière séance étant presque toujours suivie d&#8217;un verre ou d&#8217;une soirée). Après donc une séance de shopping effrénée et une série de soins au chocolat en institut me voilà donc parée pour mes deux films de la soirée : <strong>Strella</strong> et <strong>Beur&#8217;s Appart</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Obligée de patienter pour une question d&#8217;organisation, je me rue sur la boutique de gaufres en face du Forum des Images (que je lorgnais depuis un moment déjà) pour une waffine au sirop d&#8217;abricot&#8230; miam ! Et je vais comme ça, insouciante, en direction de la salle 500 dans une ambiance un peu hum&#8230; disons&#8230; de thé devant la  TV le dimanche après midi, une ambiance un peu cotonneuse, me prendre la claque de la semaine au cinéma.</p>
<p style="text-align: justify;">Car<a href="http://elleaimelecinema.fr/tout-cine/strella"> Strella</a> c&#8217;est tout ça : une explosion de féminité, de genres sexuels, cinématographiques, de foisonnement d&#8217;idées aussi libres et géniales que foutraques et excitantes sur grand écran. Je vous renvoie à ma <a href="http://elleaimelecinema.fr/tout-cine/strella">critique</a>, pour avoir une idée un peu plus construite, mais vous conseille surtout d&#8217;aller vous faire une opinion par vous même, le film étant sorti en salles hier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps de descendre chercher V. en face du Forum, de croiser <a href="http://www.tadahblog.com/">Voisin Blogueur</a> dans l&#8217;escalier et direction une des séances que j&#8217;attendais le plus du festival. Et, pour le coup, pas pour des raisons de qualité mais juste parce que le délire et la naïveté folle des premiers épisodes de l&#8217;univers m&#8217;avaient juste offert une grosse tranche de rire il y a deux ans dans ce même festival, j&#8217;ai nommé : <strong>Beur&#8217;s Appart</strong>. Premier long métrage de la série,<strong> Beur&#8217;s Appart, le film</strong>, souffre un petit peu de ce format mais ne perd pas une miette de sa fraîcheur, de son humour décalé et de son casting de beaux gosses plus dénudés et décalés que jamais. Et même V. qui était vierge des péripéties de nos beaux beurs, a laissé retentir des &laquo;&nbsp;<em>Oh My God</em>&raquo;&nbsp; et des &laquo;&nbsp;<em>C&#8217;est pas vrai</em>&raquo;&nbsp; entre deux éclats de rire. A découvrir très vite en DVD (les premiers épisodes de cette série sont aussi toujours disponibles en DVD, j&#8217;en aperçois régulièrement quelques exemplaires au rayon gay du Virgin des Champs Elysées&#8230; à bon entendeur).</p>
<p style="text-align: justify;">Et, pour ceux qui attendraient des nouvelles du Pervers Pèpère, étant poissarde jusqu&#8217;au bout, je l&#8217;ai croisé avant la projection de <strong>Beur&#8217;s Appart</strong>. Il va bien, il m&#8217;a annoncé ne pas avoir envie de venir mercredi à cause du foot (<em>bien sûr</em>), que le film de la veille l&#8217;avait fait bien rire (<em>what the fuck !?!</em>) et, pour ceux qui auraient du surplus de chaleur humaine à partager avec lui, le monsieur s&#8217;assoit toujours du coté gauche de la salle 500, tout en haut.</p>
<p style="text-align: justify;">Une &laquo;&nbsp;journée&raquo;&nbsp; de festival aussi courte qu&#8217;intense, une future amitié qui est faîte pour durer, une gaufre délicieuse, un réalisateur grec composé à 90 % de talent pur et le reste de trucs d&#8217;humains (des organes tout ça&#8230; enfin je suppose), des fous rires et les tenues improbables de Jean-Riad&#8230; Vivement la suite !</p>
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		<title>Chéries-Chéris, festival de cinéma gay, lesbien, trans et bi de Paris &#8211; Ouverture</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 19:41:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Pour la quatrième année consécutive, L. aime le cinéma suit avec passion le Festival de cinéma gay, lesbien, bi et trans de Paris, rebaptisé cette année pour ses 15 ans : Chéries-Chéris. Je garde encore des souvenirs émus, étranges, grisants et surexcités des années précédentes et c&#8217;est donc avec un plaisir non dissimulé que je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1339" title="affiche" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/11/affiche-200x300.jpg" alt="affiche" width="200" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la quatrième année consécutive, L. aime le cinéma suit avec passion le <a href="http://www.ffglp.net/">Festival de cinéma gay, lesbien, bi et trans de Paris</a>, rebaptisé cette année pour ses 15 ans : Chéries-Chéris. Je garde encore des souvenirs émus, étranges, grisants et surexcités des années précédentes et c&#8217;est donc avec un plaisir non dissimulé que je rempile pour cette semaine de séances, de découvertes et de rencontres en tous genres&#8230; come and join me !</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cette ouverture devait être présenté le film de Lou Ye, <strong>Nuits d&#8217;ivresse printanière</strong> (qui devait d&#8217;ailleurs être présenté pour la première fois depuis son re-montage) et si je dis devais c&#8217;est parce qu&#8217;un incident technique (projection numérique tout ça) a empêché la séance initialement prévue. Quand je suis donc arrivée en nage à 20h30, après une course de 30 minutes dans Paris et après une journée de travail pas des plus facile, j&#8217;ai constaté le changement avec stupeur. &laquo;&nbsp;<em>Mais je m&#8217;étais préparée psychologiquement à voir le Lou Ye, moi !!!</em>&laquo;&nbsp;. Bon, j&#8217;ai vite repris mes esprits et pris ma place pour le film par défaut : <strong>Vil Romance</strong> présenté en avant-première.</p>
<p style="text-align: justify;">Installation dans la salle 500 du Forum des Images, que je commence à connaître par cœur après l&#8217;Etrange Festival. Il y a du monde, beaucoup de monde et je suis donc prise en sandwich entre une vieille dame qui me pique ma place initiale sous prétexte qu&#8217;elle part juste après la présentation (sympa) et&#8230; un charmant sexagénaire qui commence à me taper la discute. Car comme vous ne le savez peut être pas, L., icône du glam et de la cinéphilie triomphante ressemble à un petit agneau apeuré et donc attire malencontreusement les vieux pervers et autres psychopathes tout aussi sympathiques. J&#8217;apprends donc de ce charmant retraité, que je nommerais sobrement Pervers Pèpère que &laquo;&nbsp;<em>d&#8217;habitude il y a pas de séance le lundi soir</em>&raquo;&nbsp; &laquo;&nbsp;<em>que ça a l&#8217;air marrant comme film</em>&raquo;&nbsp; &laquo;&nbsp;<em>et qu&#8217;il y a du monde, bah dis donc</em>&laquo;&nbsp;. J&#8217;acquiesce mollement avec un petit sourire de circonstance et j&#8217;attends avec la résignation du désespoir que la présentation commence.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques discours, remerciements, auto-congratulations (de rigueur) plus tard on nous annonce une surprise (<em>chouette, je suis pas rentrée</em>) : la performance en avant-première de<a href="http://www.saporta-danse.com/"> la compagnie de Karine Saporta</a>, habituée à se produire au Dansoir de leur nouveau spectacle <strong>La maison Chéri-Chérie</strong>. Passant sur la représentation de rose géante (la fleur, hein, pas la couleur) sur l&#8217;écran géant de la salle 500 du Forum des Images et sur la musique stridente et assourdissante, je dirais que pour quelqu&#8217;un qui n&#8217;y comprends rien en danse contemporaine j&#8217;ai plutôt bien supporté le spectacle (une petite poignée d&#8217;éphèbes et de jeunes beautés dansant lascivement et presque nus), je n&#8217;en dirais pas autant du reste de la salle qui a applaudi un petit malin qui a répondu à une phrase de texte &laquo;&nbsp;<em>j&#8217;en ai marre!</em>&raquo;&nbsp; &laquo;&nbsp;<em>Moi aussi !</em>&raquo;&nbsp; ou encore sur les Stop scandés par le public à l&#8217;arrivée de nouveaux &laquo;&nbsp;personnages&raquo;&nbsp;. Il faut dire que le show a, à vue de nez, duré une vingtaines de minutes (ou alors une vingtaines de minutes théoriques)&#8230; heureusement que Pervers Pèpère a joyeusement assaisonné le spectacle de remarques allant du désoeuvrement le plus complet &laquo;&nbsp;<em>ah, enfin une femme ! j&#8217;en avais marre que les hommes se touchent&#8230;</em>&raquo;&nbsp; (&raquo;&nbsp;mais c&#8217;est un show gay et lesbien !!!&raquo;&nbsp;) au racisme light &laquo;&nbsp;<em>elle est marrante la petite black, là</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;">Je commençais à me sentir mal pour la troupe quand elle a eu la bonne idée de mettre fin à la représentation et le film a pu commencer&#8230; Manque de bol, l&#8217;ambiance déjà partiellement plombée n&#8217;a pas pu se réchauffer avec <strong>Vil Romance</strong>, drame argentin assez hard et glauque sur la relation entre un jeune désoeuvré et un vieux macho. L&#8217;atmosphère positivement étouffante de ce film est intelligemment désamorcée par une issue, que l&#8217;on devinait fatale, grotesque. En laissant éclater nos pulsions, notre impuissance et nos tensions dans une sorte d&#8217;orgasme visuel trash et kitsch, le film réussit un coup de force&#8230; malheureusement partiellement gâché pour moi par Pervers Pèpère qui me malaxait la cuisse depuis quelques minutes (si ça peut lui égayer la soirée, j&#8217;aurais fait ma B.A). Mais j&#8217;aurais l&#8217;occasion de vous reparler du film plus tard puisqu&#8217;il est prévu en salles pour la semaine prochaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Vidée par ma journée, excitée par l&#8217;expérience de la danse contemporaine sensuelle à message (ou pas) et remuée par <strong>Vil Romance</strong>, ainsi s&#8217;achève ma première soirée de la semaine au Forum des Images. A suivre donc&#8230;</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.ffglp.net/">Chéries-Chéris, Festival Gay Lesbien Trans et +++</a> : du 16 au 22 novembre 2009 au Forum des Images.</p>
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		<title>Festival du Film Francophone d’Angoulême – J4 (ON &amp; OFF)</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 21:58:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[

MODE ON
Pour notre dernier jour de couverture du festival d’Angouleme, la journée a été placée sous le signe des interviews du film Victor. Dernier bébé de Thomas Gilou (La vérité si je mens 1 et 2, Michou d’Auber), Victor a l’avantage de bénéficier d’un casting quatre étoiles : Lambert Wilson, Clémentine Célarié, Sara Forestier et… Pierre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-1259 alignnone" title="Rose et noir" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/08/Rose-et-noir-225x300.jpg" alt="Rose et noir" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><strong>MODE ON</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour notre dernier jour de couverture du festival d’Angouleme, la journée a été placée sous le signe des interviews du film <strong>Victor</strong>. Dernier bébé de Thomas Gilou (<strong>La vérité si je men<em>s</em></strong> 1 et 2, <strong>Michou d’Auber</strong>), <strong>Victor</strong> a l’avantage de bénéficier d’un casting quatre étoiles : Lambert Wilson, Clémentine Célarié, Sara Forestier et… Pierre Richard. Après plusieurs heures d’attente, votre envoyée spéciale a donc pu rencontrer et converser avec le réalisateur du film, monsieur Pierre Richard <em>himself</em> et Sara Forestier. Ces interviews seront mises en ligne sur <a href="http://www.ecranlarge.com">Ecran Large</a> pour la sortie du film le 7 octobre prochain.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Ce festival se clôt donc pour nous sur la projection du dernier film de Gérard Jugnot, <strong>Rose et le noir</strong>, qui s’est révélé une bonne surprise (lire la critique ici). Toute l’équipe, sauf Bernard Lecoq bloqué en tournage, s’est déplacée pour présenter le film à la salle comble du CGR. Bien sûr, pour ses spectateurs, le festival s’est poursuivit sur toute la journée de dimanche, enchaînant films de compétition, rétrospective et l’avant-première de clôture, <strong>L’affaire Farewell</strong>. Le palmarès est aussi tombé et est disponible ici.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">En guise de conclusion, on pourra dire que cette deuxième édition du d’Angoulême a confirmé l’essai : une pléthore de stars présentes, des avant-premières de prestige et un nombre incalculable de spectateurs. Le festival du Film Francophone, testé et approuvé par L., a donc tout pour vous faire réserver vos places pour l’année prochaine.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-1260 alignnone" title="Festival Angouleme" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/08/Festival-Angouleme-200x300.jpg" alt="Festival Angouleme" width="200" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>MODE OFF</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La journée de la veille s&#8217;étant finie un peu tard, c&#8217;est les yeux encore collés de sommeil et la bouche pâteuse que je quitte l&#8217;hôtel pour un rendez vous que je n&#8217;aurais manqué pour rien au monde : mes interviews de l&#8217;équipe du film <strong>Victor </strong>(<a href="http://elleaimelecinema.fr/tout-cine/victor">lire la critique ici</a>). Arrivée à un peu plus de 10h, on me somme de me propose de m&#8217;installer confortablement dans le jardin de l&#8217;hôtel Mercure (où sont logées tous les invités de marque et les stars du festival). Le soleil est présent et une douce torpeur m&#8217;envahit un moment avant que Jérémy, l&#8217;attaché de presse de choc, me présente le réalisateur du film Thomas Gilou pour  mon premier entretien de la journée. le monsieur a l&#8217;air aussi réveillé que moi, les lunettes de soleil sur le nez. Son petit déjeuner lui est même servi pendant l&#8217;interview, je n&#8217;ose imaginer depuis combien de temps il est levé. A l&#8217;image de cette motivation qui nous anime tous, l&#8217;entretien se passe sans qu&#8217;une connexion ne se fasse sentir entre nous. je fais les questions (pathétiques et convenues) et les réponses (un peu hasardeuses) et lui acquiesce, me corrige en trois mots me faisant bien sentir le manque total d&#8217;interêt de notre échange. Après une quinzaine de minutes, c&#8217;est un peu déprimée et pantoise que je suis laissée sur mon banc au soleil dans l&#8217;attente&#8230;</p>
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<p style="text-align: justify;">Les caméramans de diverses émissions de cinéma installent partout leur matériel, bavardent, puis quand le plan est parfait et les réglages optimum, tout ce petit monde se pose, fume une cigarette, boit un café. 1 heure se passe&#8230; je prend le temps de réfléchir à mes questions. la deuxième heure file à toute allure&#8230; oh ! un colibri dans le bosquet ! La troisième heure est déjà bien entamée quand on me propose enfin d&#8217;interviewer Pierre Richard. le choeur des vierges retentit dans ma tête, oh joie, mais est vite arrêté par une phrase : &laquo;&nbsp;Non, Pierre Richard ne fera pas de d&#8217;Internet !&raquo;&nbsp;. L&#8217;adorable Jérémy me défend, et après de longues minutes de suspense insoutenable, c&#8217;est un Pierre Richard jovial, charmant, fidèle à son image qui s&#8217;avance vers moi. Les questions s&#8217;enchaînent, avec le monsieur les digressions sont de rigueur mais seulement 6 minutes après notre serrage de main, il est prié de rejoindre d&#8217;autres journalistes. Alors que là, la connexion avait eu lieu, que la bonne humeur et les confidences étaient de mise, le destin a joué contre moi&#8230;</p>
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<p style="text-align: justify;">A 13h30, j&#8217;ai déjà loupé deux films que j&#8217;avais prévu de voir. Comme je ne voulais pas que mon attente se solde par une interview ratée et l&#8217;autre avortée, j&#8217;ai demandé non sans humour à notre bon Jérémy de me laisser discuter quelques minutes avec Sara Forestier. Ceux qui me connaissent savent à quel point je &laquo;&nbsp;respecte&raquo;&nbsp; son travail et que ma véhémence à l&#8217;égard de son jeu m&#8217;a parfois valu des censures. Cette rencontre avec ma bête noire a été bien que assez classique (rien dans les questions ou les réponses qui ne vaille la peine d&#8217;être souligné) assez instructive. Et je suis repartie de ma cession d&#8217;interviews, épuisée, affamée mais aussi assez contente de ne pas trop m&#8217;être trompée sur le personnage qui hante mes cauchemars de cinéma.</p>
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<p style="text-align: justify;">A ce moment là, je n&#8217;ai pas d&#8217;autre solution que de partir m&#8217;empiffrer quelque part. Une adresse me parait alléchante : Le bistrot du boucher. Cette adresse est vraiment à noter si vous passez par Angoulême parce que j&#8217;y ai mangé les meilleurs tartares de toute ma vie. La décoration y est aussi sublime, cosy juste ce qu&#8217;il faut et les empilages de livres, d&#8217;instruments de musique, de photos de cinéma sont réalisés avec goût.</p>
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<p style="text-align: justify;">Après ce déjeuner mythique, une petite sieste s&#8217;est imposée d&#8217;elle-même, à l&#8217;issue de laquelle il est devenu urgent d&#8217;écrire un peu pour mon support officiel du festival (<a href="http://www.ecranlarge.com">Ecran Large</a>). Très vite la soirée s&#8217;est amorcée et il a fallu courir voir <strong>Rose &amp; Noi</strong>r, le nouveau film de Gérard Jugnot. L&#8217;accueil lui était favorable, l&#8217;équipe du film quasi-entièrement présente et à la fin de la projection je n&#8217;ai malheureusement pas eu d&#8217;autre choix que de me réfugier à nouveau à ma chambre d&#8217;hôtel pour m&#8217;y reposer un peu, le départ étant prévu pour l&#8217;aube le lendemain matin. Un réglage de portable plus tard (grrr, ces réveils discordants au téléphone portable), un kébab de commémoration après, je me couche paisiblement devant <strong>La science des rêves</strong> de Michel Gondry qui avait le bon goût de passer à la télé à ce moment là.</p>
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<p style="text-align: justify;">Mon départ du festival fut au moins au niveau de ces derniers jours. Levée par des coups contre ma porte (Nannnnn !!!! ce fichu portable n&#8217;a pas sonné) à 7h45 (départ à la gare prévu à 8h), on me prévient qu&#8217;un taxi m&#8217;attend déjà depuis un quart d&#8217;heure (mais quelle organisation !). A peine le temps de m&#8217;habiller et de jeter en vrac toutes mes affaires dans la valise, me voila partie avec pertes et fracas de cette belle ville d&#8217;Angoulême. Ah, mes amis&#8230; que d&#8217;émotions&#8230;</p>
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