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	<title>L. aime le cinéma</title>
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		<title>[Cannes 2012] Paradis : Amour</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 06:06:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Ulrich Seidl]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec ses précédents films, l’Autrichien Ulrich Seidl avait déjà entamé une exploration de la part crasseuse de l’homme (et de la femme). Il entame ici une trilogie sur les femmes, trois femmes en particulier de la même famille qui passent leurs vacances seules de manière assez singulière. Teresa est une mère célibataire tiraillée entre un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2012/05/paradis-amour-affiche-241x300.jpg" alt="Paradis Amour" title="Paradis Amour" width="241" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1878" /></p>
<p style="text-align: justify;">Avec ses précédents films, l’Autrichien Ulrich Seidl avait déjà entamé une exploration de la part crasseuse de l’homme (et de la femme). Il entame ici une trilogie sur les femmes, trois femmes en particulier de la même famille qui passent leurs vacances seules de manière assez singulière.</p>
<p style="text-align: justify;">Teresa est une mère célibataire tiraillée entre un travail émotionnellement pesant et l’ingratitude de sa fille en pleine adolescence. Pour s’offrir une parenthèse dorée, elle s’envole pour un hôtel club au Kenya où elle découvre un monde où son vide affectif peut être monnayé avec quelques billets.</p>
<p style="text-align: justify;">Ulrich Seidl est le cinéaste de la misère humaine, une misère autant sociale que physique ou intellectuelle. Avec un plaisir non dissimulé, il nous dresse depuis ses deux précédentes œuvres un portrait de l’humanité débarrassée de ses barrières d’apparences. Le constat est alors terrible. Entre racisme ordinaire, accès colonialistes qui refont vite surface, mépris des cultures, le film est un bilan sans fards de la solitude extrême de ces divorcées ou célibataires entre deux âges dont le physique marque le poids des années.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme une signature, les corps de Seidl sont lourds et suintants, patauds et jamais séduisants. La sensualité est souvent empreinte de ridicule et la sexualité théâtre d’injustices. Pourtant ce qui fait sa force et son ambiguïté, et qui dérange une grande partie des spectateurs, c’est un humour noir sans tabou qui noie parfois le propos derrière une trop grande froideur.</p>
<p style="text-align: justify;">Cinéaste maniaques aux plans fixes millimétrés et souvent composés en miroir, Ulrich Seidl est assume et impose son style unique au fur et à mesure de ses œuvres sans jamais qu’elles se contredisent… le portrait est édifiant mais tellement juste, l’homme est au moins aussi cruel que ses personnages.</p>
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		<title>[Cannes 2012] De rouille et d&#8217;os</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 00:34:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Jacques Audiard]]></category>
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		<description><![CDATA[Que l’on apprécie ou pas son cinéma, Jacques Audiard a le talent de toujours emmener le spectateur là où il s’y attend le moins. Car si De rouille et d’os a le résumé d’un mélodrame classique (avec scènes d’hystérie impuissante à volonté), c’est bien plus loin que nous emmène son conteur, vers une redécouverte de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2012/05/de-rouille-et-dos-affiche-225x300.jpg" alt="De rouille et d&#039;os" title="De rouille et d&#039;os" width="225" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1874" /></p>
<p style="text-align: justify;">Que l’on apprécie ou pas son cinéma, Jacques Audiard a le talent de toujours emmener le spectateur là où il s’y attend le moins. Car si <strong>De rouille et d’os</strong> a le résumé d’un mélodrame classique (avec scènes d’hystérie impuissante à volonté), c’est bien plus loin que nous emmène son conteur, vers une redécouverte de son cinéma et du jeu de Marion Cotillard, vers des sujets universels malgré l’apparente thématique spécifique. Bref, <strong>De rouille et d’os</strong> est une surprise de taille qui étonne par sa délicatesse et son recul, le premier coup de cœur du festival de Cannes.</p>
<p style="text-align: justify;">Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland d’Antibes. C’est une femme belle et sûre d’elle. Par hasard, un soir, elle rencontre Ali, un jeune père désœuvré qui a quitté son nord natal pour un espoir de jours meilleurs au soleil. Tout les oppose. C’est le drame de Stéphanie sur son lieu de travail qui les rapproche, elle, princesse sans jambes, et lui colosse sans émotions.</p>
<p style="text-align: justify;">La véritable force de cette rencontre improbable entre deux êtres si peu ancrés dans la réalité, c’est que de la fiction découle l’émotion pure. Comme si l’histoire n’était qu’un prétexte à leurs confrontations, De rouille et d’os brille par ses fulgurances empiriques. Par un mouvement de poignet de Marion Cotillard qui mime les mouvements qui faisaient sa vie, par l’émerveillement enfantin de Matthias Schoenaerts devant ses vidéos de combat, par un chiot et un enfant qui jouent, par la violence implacable du monde du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a aussi quelque chose d’organique dans <strong>De rouille et d’os</strong>. On y trouve avec beaucoup de délectation une apologie du toucher comme moyen de communiquer, de trouver son humanité dans des attitudes animales. Plus que la peau, la rouille, les os, il y a aussi le sel de la mer, la chaleur du soleil, l’odeur piquante de la sueur, celle plus vicieuse des hôpitaux, les excréments de chiens. Plus que jamais, Jacques Audiard touche une vérité universelle et aborde le rapprochement entre la terre et la mer de la manière la plus émouvante qui soit. Une véritable expérience de cinéma.</p>
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		<title>50/50</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 13:35:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<category><![CDATA[cancer]]></category>
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		<description><![CDATA[Après All the boys love Mandy Lane et Wackness, nous pouviez être sûrs que je suivais de près la carrière de ce petit malin de Jonathan Levine. Pourtant, une troisième fois la sortie de son film est encore sacrifiée au profit de plus &#171;&#160;gros&#160;&#187; films de moins bonne qualité (ne comptez pas sur moi pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1815" title="50_50" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/11/50_50-225x300.jpg" alt="50_50" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Après <a href="http://elleaimelecinema.fr/tout-cine/tous-les-garcons-aiment-mandy-lane"><strong>All the boys love Mandy Lane</strong></a> et <a href="http://elleaimelecinema.fr/tout-cine/wackness"><strong>Wackness</strong></a>, nous pouviez être sûrs que je suivais de près la carrière de ce petit malin de Jonathan Levine. Pourtant, une troisième fois la sortie de son film est encore sacrifiée au profit de plus &laquo;&nbsp;gros&nbsp;&raquo; films de moins bonne qualité (ne comptez pas sur moi pour tailler une nouvelle fois la parodie de film de vampire qui squatte les écrans). Cette fois ci, c&#8217;est avec un sujet atypique que débarque Levine : la gestion de la maladie (une maladie mortelle) chez les jeunes adultes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Adam a 27 ans et une vie plutôt bien rangée entre sa très belle petite amie artiste et son meilleur pote qui est aussi son collègue de travail. Pourtant au détour d&#8217;un rendez vous chez le médecin, il apprend qu&#8217;il est porteur d&#8217;une tumeur maligne à la colonne vertébrale et que ses chances de survie sont de 1 sur 2. Soit 50/50. </em></p>
<p style="text-align: justify;">La force de 50/50 réside dans l&#8217;humanité de ses personnages. Une humanité palpable, évidente, loin des clichés manichéens du classique buddy movie auquel l&#8217;affiche prétend. Le ton est à la légèreté jamais à la gaudriole et, comme dans la vraie vie, rien n&#8217;est aussi simple qu&#8217;il n&#8217;y parait. Adam, pauvre victime du sort, est donc malgré son sourire angélique loin d&#8217;être le gendre idéal et son meilleur ami (très justement interprété par Seth Rogen), monstre de vulgarité cache sous ses abords bourrus une sensibilité à fleur de peau.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc c&#8217;est dans la subtilité que <strong>50/50</strong> brille, dans sa réflexion sans pathos, sans larmes ni trompettes. Il s&#8217;agit juste là d&#8217;un coup dur de la vie, de ceux dont on sort grandit si on s&#8217;en sort. Et c&#8217;est vrai qu&#8217;on en sort grandit&#8230; même souriant.</p>
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<p><script type="text/javascript" src="http://www.cougar-rencontre.net/banner/?aff=elleaimelecinema&#038;banid=199&#038;tools=CR-468X60-006&#038;track="></script></p>
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		<title>Michael</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 13:16:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[De ce long métrage sur un sujet grave qui dérange, il n&#8217;est à retenir qu&#8217;une chose : il semble que ce ne soit pas au cinéma d&#8217;en parler. Markus Schleinzer réussit le pari fou de présenter une œuvre dont le mauvais goût rivalise d&#8217;inhumanité avec son thème. Un exploit abject. Michael a 10 ans et, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1793" title="michael" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/11/michael-225x300.jpg" alt="michael" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><strong>De ce long métrage sur un sujet grave qui dérange, il n&#8217;est à  retenir qu&#8217;une chose : il semble que ce ne soit pas au cinéma d&#8217;en  parler. Markus Schleinzer réussit le pari fou de présenter une œuvre  dont le mauvais goût rivalise d&#8217;inhumanité avec son thème. Un exploit  abject. </strong></p>
<p>Michael a 10 ans et, depuis son kidnapping, partage sa vie  avec  Wolfgang, 35 ans. Cinq mois de cohabitation atypique et terrible  et où les  tensions, les non-dits, la violence et l&#8217;horreur font partie  du  quotidien.</p>
<p>Alors que ce sujet en appelle à beaucoup de  pudeur et de respect des  victimes dans l&#8217;inconscient collectif, le  réalisateur Markus Schleinzer  prend le contrepied de « l&#8217;empathie »  avec le tortionnaire pour faire  parler de son film. Nullement pour  faire avancer le débat. Plusieurs  fois, il tente les <strong>scènes  chocs, d&#8217;un mauvais goût certain, qui  humanisent autant qu&#8217;elles  ridiculisent celui qu&#8217;on ne peut plus percevoir  comme un monstre</strong>.  Seulement c&#8217;est aussi son manque d&#8217;audace qui  caractérise le film, et  ces <strong>provocations molles</strong> sont d&#8217;autant plus  détestables  qu&#8217;elles ne sont que diffuses, noyées dans le pathos et le  suspense  dégueulasse du traitement infligé à Michael.</p>
<p>Les jeux du  cirque à hauteur d&#8217;enfant. Ce qui frappe dans l&#8217;échec de ce  film, c&#8217;est  la position de spectateur qu&#8217;il oblige à garder au  spectateur. Aucun  jugement n&#8217;est permis, pas de réflexion non plus, la  place n&#8217;est même  pas laissée aux maigres encouragements mentaux qu&#8217;on  pourrait envoyer à  ce pauvre Michael. Pauvre ? Pas tant que ça. Dans  l&#8217;univers étrange de  Markus Schleinzer, <strong>l&#8217;enfant joue des sentiments  qu&#8217;il suscite,  rivalise de perversité et de manipulations pour arriver à  ses fins</strong>.  Que son but soit de s&#8217;échapper n&#8217;effleure même pas l’œil  froid et  déviant de la caméra.</p>
<p>Il semble après réflexion que Michael ne  soit qu&#8217;une blague, une  accumulation de clichés et de scènes attendues  pour nourrir un  voyeurisme dont on n&#8217;imagine pas qu&#8217;il puisse exister  chez le  spectateur. Et le seul public qui pourrait être touché  autrement qu&#8217;en  insulte par ce film est alors clair : la communauté  pédophile. A fuir de  toute urgence donc.<br />
<strong><br />
</strong></p>
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		<title>Forces spéciales</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 13:12:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Si l&#8217;on peut dire quelque chose de premier film de Stéphane Rybojad, c&#8217;est qu&#8217;à son modeste niveau, il crée le débat. Accusé d&#8217;être un brûlot propagandiste pro-armée par la critique, celui ci est en effet âprement défendu par les quelques militaires présents sur le web. Et si l&#8217;opération commando qu&#8217;il décrit fait un flop dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1790" title="forcesspeciales" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/11/forcesspeciales-225x300.jpg" alt="forcesspeciales" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Si l&#8217;on peut dire quelque chose de premier film de Stéphane  Rybojad,  c&#8217;est qu&#8217;à son modeste niveau, il crée le débat. Accusé d&#8217;être  un brûlot  propagandiste pro-armée par la critique, celui ci est en  effet âprement  défendu par les quelques militaires présents sur le web.  Et si  l&#8217;opération commando qu&#8217;il décrit fait un flop dans les salles,  la  campagne de promotion des forces spéciales sur la toile, elle, bat  son  plein. </strong></p>
<p>Elsa Casanova, grand reporter de son état, enquête en  Afghanistan quand elle est prise en otage par les talibans. Sa vie est  clairement en danger quand l&#8217;état français décide d&#8217;envoyer une troupe  de ses meilleurs hommes la récupérer sur place, une unité des forces  spéciales.</p>
<p>Soyons clair tout de suite, il n&#8217;y a rien à sauver  dans <em>Forces spéciales</em>. Ni les interminables plans de matériels  et de véhicules de l&#8217;armée dignes de ses pires clips publicitaires, ni  les dialogues dignes des plus mauvais films de Jean-Claude Van Damme, ni  la réalisation qui ne sait pas se fixer sur l&#8217;action et se contente de  nous donner le mal des transports (justement), ni le montage qui  donnerait des crises d&#8217;épilepsie à n&#8217;importe qui. La totalité de ces  éléments d&#8217;une <strong>lourdeur à faire pleurer</strong> est baignée  dans une<strong> musique électro-rock indéfinie</strong> et derrière  tout ça, <strong>les acteurs se débattent dans une histoire qui ne les  met jamais en valeur</strong>.</p>
<p>Alignant <strong>cliché sur  cliché</strong>, Stéphane Rybojad réussit à ridiculiser et rendre  antipathique une unité entière du fleuron de l&#8217;armée française. Car si  il apparaît évident que le but de ce gâchis, en dehors d&#8217;offrir du grand  spectacle, c&#8217;est de remettre en avant des personnages délaissés par le  cinéma en France, c&#8217;est aussi une évidence que l&#8217;hommage est raté et que  l&#8217;absence totale de cinématographie et de recul relève plus de  l&#8217;insulte que du cadeau.</p>
<p><strong>Laid et pathétique, <em>Forces  spéciales </em>ne réussit même pas dans son échec à être un  divertissement passable, son visionnage reste de l&#8217;ordre de la torture  militaire. C&#8217;est triste mais c&#8217;est comme ça. </strong></p>
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		<title>Les enseignements des charmes secrets de Miss Todd</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 21:07:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Derrière cette jaquette au goût contestable se cache un de mes premiers souvenirs de cinéma. Un mercredi après midi, pour l&#8217;anniversaire (13 ans) d&#8217;une de mes camarades de classe, nous voilà une bonne vingtaine à mater notre premier porno. Celui là et la cassette souvenir de la nuit de noces de Pamela Anderson et Tommy [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1805" title="les-charmes-secrets-de-miss-todd" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/11/les-charmes-secrets-de-miss-todd1-215x300.jpg" alt="les-charmes-secrets-de-miss-todd" width="215" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Derrière cette jaquette au goût contestable se cache un de mes premiers souvenirs de cinéma. Un mercredi après midi, pour l&#8217;anniversaire (13 ans) d&#8217;une de mes camarades de classe, nous voilà une bonne vingtaine à mater notre premier porno. Celui là et la cassette souvenir de la nuit de noces de Pamela Anderson et Tommy Lee. Bien plus que le contenu explicite c&#8217;est la première partie du métrage qui m&#8217;a marquée : on y voit une bande de personnages malpropres, certainement pas oscarisés, <a href="http://fr.pokerlistings.com/jouer-au-poker">jouer au poker</a> dans une salle sombre. Sous la table, la fameuse miss Todd tente avec succès de déconcentrer l&#8217;un des joueur. Depuis, le poker hante mes fantasmes de cinéma.</p>
<p style="text-align: justify;">Les cartes, l&#8217;ambiance, la testostérone et je ne sais pourquoi mais le fait de n&#8217;avoir aucune idée des règles rendait le jeu encore  plus mystérieux et donc plus attrayant. Comme aujourd&#8217;hui, ces parties de mah jong dans certains films coréens où les pièces d&#8217;un jeu complexes et hypnotiques qui amènent souvent à des excès de violence et me fascinent.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand j&#8217;ai enfin commencé ma puberté c&#8217;est le film <strong>Les joueurs</strong> qui a confirmé cet engouement. J&#8217;ai une âme de joueuse. La pièce de double face dans <strong>Batman</strong>, les secondes finales palpitantes et osées de <strong>187 code meurtre</strong>, ces éléments de suspense on ne les retrouve que très peu dans dans des <a href="http://fr.pokerlistings.com">films de poker</a> puisqu&#8217;il est compliqué, il est vrai, de clairement faire l&#8217;apologie d&#8217;un vice qui peut devenir maladif. Pourtant on sous-estime le potentiel jouissif d&#8217;une bonne scène de poker au cinéma.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien loin de l&#8217;effet de mode populaire (les mallettes de poker best-seller des derniers Noël et le dernier des cousins beaufs qui joue une partie le samedi entre deux parts de pizza avec les potes), le poker est et restera la clé de grandes scènes de cinéma. De cinéma traditionnel ou de cinéma pornographique d&#8217;ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette bonne vieille Miss Todd l&#8217;avait compris en 1988. Je pense à elle parfois, et sa scène de poker coquin reste une des meilleures que j&#8217;ai vu au cinéma&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ah&#8230; on me dit dans l&#8217;oreillette que le sexe et le poker sont deux activités bien distinctes et qu&#8217;on joue mal quand on est stimulé (je le sais, je me suis déjà fait rejeter à cause d&#8217;une partie en ligne) et moi qui pensais qu&#8217;on pouvait mêler le sexe à tout et même à la maintenance informatique (cf. Opération espadon), me voilà bien déçue.</p>
<p style="text-align: left;">
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		<title>Les marches du pouvoir</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 17:52:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quatrième film de George Clooney en tant que réalisateur, Les Marches du pouvoir le confirme comment un metteur en scène sur lequel il faut compter. Thriller Politique composé de dialogues virtuoses et d&#8217;un casting époustouflant, Les marches du pouvoir est à la fois une plongée dans l&#8217;avenir proche des USA (bientôt les élections) et un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1787" title="lesmarches" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/11/lesmarches-225x300.jpg" alt="lesmarches" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Quatrième film de George Clooney en tant que réalisateur, <em>Les  Marches du pouvoir </em>le confirme comment un metteur en scène sur  lequel il faut compter. Thriller Politique composé de dialogues  virtuoses et d&#8217;un casting époustouflant, Les marches du pouvoir est à la  fois une plongée dans l&#8217;avenir proche des USA (bientôt les élections)  et un retour sur le passé (d&#8217;un cinéma désuet et classieux des années  50). </strong></p>
<p>Pour accéder aux élections présidentielles dont il convoite  le glorieux  poste, le gouverneur Morris doit d&#8217;abord gagner une  primaire démocrate  afin d&#8217;acquérir le maximum de grands électeurs. Pour  ce faire, il s&#8217;est  entouré de Stephen Meyers, un jeune idéaliste dont  le talent attise la  convoitise de ses concurrents. Mais le jeune homme  est mis à rude  épreuve quand il découvre la face sombre des élections,  les coups bas et  les manigances.</p>
<p>Le cinéma de George Clooney  est depuis toujours <strong>empreint de son  admiration pour le flegme  et la patine des années 50/60 aux USA</strong>. Ainsi,  <em>Les Marches  du pouvoir</em> baignent dans un classicisme formel tout à fait   délectable, une manière anti spectaculaire et humaine de gérer les   situations et enfin des personnages virils dont la tête tourne à cause   d&#8217;une belle ingénue ou des journalistes à grosses lunettes qui fourrent   leur nez partout. On sent comme une nostalgie du cinéma de Sydney  Lumet,  d&#8217;Alfred Hitchcock et, on peut dire que dans un sens, l&#8217;hommage  est à  la hauteur de ses références. Même si cela n&#8217;empêche pas quelques  fautes  de goût comme une confrontation dans une cuisine avec jeux  d&#8217;ombres et  de lumières et&#8230; absolument aucune émotion du tout.</p>
<p>Mais <em>Les Marches du pouvoir </em>est aussi <strong>un film  profondément ancré dans  son temps</strong>. D&#8217;abord dans le choix de  son casting. Si la présence de  George Clooney dans ses films, et dans  ce film en particulier même si il  y excelle, reste discutable, l&#8217;acteur  réalisateur donne ici sa chance  (et passe un peu le flambeau en  quelque sorte) à un jeune premier que le  grand public est à peine en  train de découvrir : Ryan Gosling. Celui  ci, s&#8217;il brille d&#8217;abord par  son physique et son charisme dans ses  précédentes sorties en salles,  fait preuve ici d&#8217;une maturité de jeu  décoiffante et laisse présager du  meilleur pour la suite.<br />
<strong><br />
Dense en dialogues et  pourtant simple sur son scénario, classique et  formel mais aussi  contemporain, idéaliste et critique</strong>, <em>Les Marches du   pouvoir </em>se joue des convenances pour n&#8217;appartenir qu&#8217;à son seul   instigateur. Et l&#8217;on se souviendra sans peine que George Clooney délivre   avant tout un cinéma unique, à son image.</p>
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		<title>L&#8217;exercice de l&#8217;état</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 17:52:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Après Versailles et sa surprenante et légère poésie, le réalisateur Pierre Schoeller livre une chronique à hauteur d&#8217;homme des arcanes du pouvoir. Une plongée passionnante dans ce qu&#8217;un ministère à de meilleur et de pire à offrir à celui qui y officie. Bertrand Saint-Jean est un ministre des transports fort occupé qui ne cherche rien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1784" title="exercicedeletat" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/11/exercicedeletat-225x300.jpg" alt="exercicedeletat" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Après <em>Versailles </em>et sa surprenante et légère poésie, le  réalisateur Pierre Schoeller livre une chronique à hauteur d&#8217;homme des  arcanes du pouvoir. Une plongée passionnante dans ce qu&#8217;un ministère à  de meilleur et de pire à offrir à celui qui y officie. </strong></p>
<p>Bertrand Saint-Jean est un ministre des transports fort  occupé qui ne cherche rien tant qu&#8217;à défendre les idées qui lui tiennent  à cœur. Volontaire, il parcoure la France et les plateaux des grands  médias pour défendre ses opinions, mais n&#8217;oublie jamais ses manigances  d&#8217;homme de pouvoir.</p>
<p>A la tête de cette fresque contemporaine  juste et humaine, se place un Olivier Gourmet à la fois impérial et  impétueux, faillible et indestructible. Avec Michel Blanc en bras droit,  rien ne peut arrêter ce duo d&#8217;hommes de cœur et d&#8217;esprit, aux  préoccupations dédiés à la France et si loin pourtant des véritables  enjeux quotidiens de ses concitoyens. Spectateur de la tragédie qui se  joue sous ses yeux, de la crise à la française et des désirs triviaux  Bertrand Saint-Jean se laisse emporter comme un homme perméable avant  tout. Et c&#8217;est par un très subtil et intelligent jeu sensoriel autour de  la musique et de l&#8217;image que le réalisateur réussit à nous faire  partager le cyclone de la vie de politique.</p>
<p>Car c&#8217;est dans  l&#8217;action que se déroule ce tronçon de vie, une action permanente qui  permet à l&#8217;homme de tenir debout, droit dans ses convictions malgré les  attaques, les complots, les coups de poker et les coups du sort. Souvent  l&#8217;air perdu, comme parachuté contre son gré, tiraillé par son devoir et  en souffrance, le ministre révèle toute sa complexité dans une dualité  sublime et, devant la caméra toute puissante de Pierre Schoeller, trouve  une légitimité sans pareille.</p>
<p>Loin des critiques qu&#8217;il est  toujours bon formuler contre le pouvoir, L&#8217;exercice de l&#8217;état ne se pose  ni en admirateur ni en conspirateur mais dans une posture de respect et  de poète. Le parallèle avec la tragédie grecque est alors de mise, bien  sûr.</p>
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		<title>L&#8217;oeil invisible</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 16:28:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<category><![CDATA[cinema argentin]]></category>
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		<description><![CDATA[En 1982, 1 an avant la chute du régime à Buenos Aires, Maria Teresa est embauchée comme surveillante au prestigieux lycée national de Buenos Aires. Formée par le surveillant général Mr. Biasutto, elle apprend à être à l&#8217;affût du moindre écart des élèves, un œil invisible, sans conscience, qui ne rate rien. Pourtant, le fragile [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1780" title="oeilinvisible" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/11/oeilinvisible-225x300.jpg" alt="oeilinvisible" width="225" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><em>En 1982, 1 an avant la chute du régime à Buenos Aires, Maria Teresa est embauchée comme surveillante au prestigieux lycée national de Buenos Aires. Formée par le surveillant général Mr. Biasutto, elle apprend à être à l&#8217;affût du moindre écart des élèves, un œil invisible, sans conscience, qui ne rate rien. Pourtant, le fragile équilibre mis en place dans l&#8217;établissement et la vie de la jeune femme est en proie aux mêmes bouleversements qu&#8217;à l&#8217;extérieur. </em></p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il n&#8217;est pas très original d&#8217;utiliser les rouages et les codes d&#8217;une institution pour mieux traiter de révolutions, autant personnelles que plus globales, L’œil invisible a l&#8217;avantage de vite délaisser son décor pour mieux se concentrer sur son héroïne. Celle ci, interprétée par la bien étrange Julieta Zylberberg et dont ne saura vraiment jamais si son visage est laid ou beau, concentre en effet en son sein les bouleversements d&#8217;un pays, des premières passions aux chocs culturels, des découvertes à la torture des questionnements.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, cette jeune femme tombée amoureuse sur un regard (et dont on sent vite qu&#8217;il n&#8217;est décisif que parce qu&#8217;il est le premier et le seul) contraintes aux carcans d&#8217;une micro-société en déclin s&#8217;enflamme petit à petit avec une ténacité et une régularité remarquables. Dommage que le réalisateur ne se soit borné à lui donner les tics et des expressions alternant entre la vieille fille revêche sèche comme un coup de trique et la sainte vierge en orgasme intellectuel permanent (mais d&#8217;où vient donc cette manie de fermer les yeux pieusement pour renifler la nuque de son aimé ?).</p>
<p style="text-align: justify;">Car de la subtilité dans L&#8217;oeil invisible, il ne faut pas en chercher. Les situations s&#8217;enchaînent avec une totale évidence scénaristique (même jusqu&#8217;au final, il faut bien l&#8217;avouer) et les personnages sont croqués à la truelle. Rien de nouveau donc du coté de la révolution argentine, ou même du coté des récits de vieilles filles ébranlées par de jeunes damoiseaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut bien admettre cependant que la caméra de Diego Lerman, malgré son extrême formalisme, rend un hommage visuel à cette période révolue. Le travail sur la lumière également et sur les filtres de couleurs apportent définitivement à la fois une patine mais aussi un contraste fort entre le quotidien académique de la jeune femme et ses rares sorties dans le monde extérieur. Celui ci est alors perçu avec justesse par le spectateur comme un monde d&#8217;excès, de vulgarité et de débauche&#8230; mais de liberté aussi. Une liberté qui finira par enivrer, et on s&#8217;en félicite, Maria dans un ultime élan de pouvoir et de révolution.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;oeil invisible</strong>, de Diego Lerman, est disponible en DVD depuis le 19 octobre chez Pyramide Vidéo.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p>Retrouvez sur Cinetrafic les films de cette année sur la catégorie <a title="Film 2011" href="http://www.cinetrafic.fr/film-2011">Film 2011</a> ou découvrez la catégorie <a title="Film récent" href="http://www.cinetrafic.fr/film-recent">Film récent</a>.</p>
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		<title>Tomboy</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Sep 2011 10:55:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tomboy, deuxième long métrage de Céline Sciamma est une performance. L&#8217;envie folle de se détacher de l&#8217;angoisse du &#171;&#160;deuxième film&#160;&#187;, celui qui est attendu, celui qui peut conclure une carrière à peine commencée. Ecrit, tourné et monté dans l&#8217;urgence c&#8217;est pourtant dans un espace temps suspendu que se passe cette histoire atypique de petite fille [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1767" title="tomboy" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2011/09/tomboy-300x244.jpg" alt="tomboy" width="300" height="244" /></p>
<p style="text-align: justify;">Tomboy, deuxième long métrage de Céline Sciamma est une performance. L&#8217;envie folle de se détacher de l&#8217;angoisse du &laquo;&nbsp;deuxième film&nbsp;&raquo;, celui qui est attendu, celui qui peut conclure une carrière à peine commencée. Ecrit, tourné et monté dans l&#8217;urgence c&#8217;est pourtant dans un espace temps suspendu que se passe cette histoire atypique de petite fille qui voulait être un petit garçon et qui transpose ses fantasmes enfantins dans la réalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Loin de porter un jugement autre qu&#8217;un discours de tolérance, c&#8217;est un regard touché, un regard nostalgique que pose la réalisatrice sur cette partie de l&#8217;enfance qui n&#8217;en fait déjà plus tout à fait partie. 1h15 suffisent à nous faire partager l&#8217;univers de Laure qui devient Mickaël, comme une parenthèse dans sa vie, dans cet été, et dans la nôtre, de vie. De victoires de garçons au football, aux épreuves que cela comporte, le propos du film est finalement que la difficulté d&#8217;être un garçon. C&#8217;est du moins ce que nous explique la réalisatrice dans le passionnant entretien en bonus de ce DVD à sortir cette semaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Tomboy, après La naissance des pieuvres, qui j&#8217;avoue m&#8217;avait laissé sur le coté, confirme Céline Sciamma comme observatrices des corps en évolution, des premiers émois amoureux quels qu&#8217;ils soient, d&#8217;un monde où les codes d&#8217;adultes n&#8217;ont pas de prise. Et la poésie des images, la beauté et la pureté des visages, la force de vie de ces gamins nous emmènent loin, dans les souvenirs de cours de récré et d&#8217;étés à construire des cabanes.</p>
<p style="text-align: justify;">Mention spéciale aux jeunes acteurs et à Mathieu Demy, touchant en père souvent absent. La performance tient largement ses promesses. Un grand bravo à tous pour se film qui en dit beaucoup avec peu et ne dérange jamais avec un sujet sensible.</p>
<div id="yui_3_2_0_1_1316426326480243">
<div id="yui_3_2_0_1_1316426326480242"><span id="yui_3_2_0_1_1316426326480241" style="font-size: 11pt; color: #1f497d; font-family: 'sans-serif';"><span style="color: #000000;">TOMBOY, un film de  Céline Sciamma – En DVD le 21 septembre 2011 –  Editeur : Pyramide Vidéo</span></span></div>
<div id="yui_3_2_0_1_1316426326480244"><span id="yui_3_2_0_1_1316426326480250" style="font-size: 11pt; color: #1f497d; font-family: 'sans-serif';" lang="EN-US"><span style="color: #000000;">Credit : © 2011 –  Hold-Up Films &amp; Productions / Lilies  Films / Arte France Cinéma</span></span></div>
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