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	<title>L. aime le cinéma</title>
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		<title>Soul Kitchen</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 21:02:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[fatih akin]]></category>
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		<description><![CDATA[
Tout est dans le titre : de la soul à vous réchauffer le coeur et, pour la partie cuisine, un mix réjouissant de junk food et d’expérimentations audacieuses. Le nouveau film du petit génie Fatih Akin est donc bien une comédie avec comme fils conducteurs l’amitié, la fraternité et la passion.
A Hamburg, Zinos est le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1472 alignnone" title="Soul Kitchen" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2010/03/Soul-Kitchen.jpg" alt="Soul Kitchen" width="267" height="380" /></p>
<p style="text-align: justify;">Tout est dans le titre : de la soul à vous réchauffer le coeur et, pour la partie cuisine, un mix réjouissant de <em>junk food</em> et d’expérimentations audacieuses. Le nouveau film du petit génie Fatih Akin est donc bien une comédie avec comme fils conducteurs l’amitié, la fraternité et la passion.</p>
<p style="text-align: justify;">A Hamburg, Zinos est le jeune patron d’un lieu appelé le <strong><em>Soul Kitchen</em></strong>. Alors qu’il décide de partir récupérer sa fiancée, Nadine, à Shanghai il laisse les clés du restaurant à son frère tout juste sorti de prison. Une sacrée erreur. Mais les situations les plus rocambolesques trouvent toujours une solution derrière un bon plat un morceau détonnant et une combinaison de talent explosive&#8230;</p>
<p>S’il fallait définir <strong><em>Soul Kitchen</em></strong>, le mot exact serait certainement jouissif. Dans une orgie de musique, de danse, de délires visuels et sensuels, de fantasmes culinaires, Fatih Akin nous transporte sans ménagement dans ce qu’on pourrait voir comme une ode au bordel ambiant.</p>
<p>Porté par un casting aussi inspiré qu’inspirant, le film est aussi la preuve du talent de son instigateur. Car quoi de plus délicat à doser qu’une comédie ? Sans tomber dans la grivoiserie, la facilité ou la vulgarité, <strong><em>Soul Kitchen</em></strong> captive tout du long et emporte le spectateur dans un monde d’éclats de rire, de drames toujours à taille humaine et de plaisirs à faire rougir et sourire.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Sortie sur les écrans le 17 mars 2010</em></p>
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		<title>L’Arnacoeur</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 20:54:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[arnacoeur]]></category>
		<category><![CDATA[comédie romantique]]></category>
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		<category><![CDATA[vanessa paradis]]></category>

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		<description><![CDATA[
La voici venue cette comédie romantique française que l’on attendait tant ! Entre deux productions pataudes et vaguement inspirées des succès d’outre atlantique, L’Arnacoeur s’inscrit dans une lignée bien différente, plus audacieuse, drôle, et respectueuse des codes du genre sans les vampiriser&#8230; Bref, un événement.
Alex est la star d’une société un peu particulière engagée pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1466 alignnone" title="Arnacoeur" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2010/03/Arnacoeur.jpg" alt="Arnacoeur" width="285" height="380" /></p>
<p style="text-align: justify;">La voici venue cette comédie romantique française que l’on attendait tant ! Entre deux productions pataudes et vaguement inspirées des succès d’outre atlantique, <strong><em>L’Arnacoeur</em></strong> s’inscrit dans une lignée bien différente, plus audacieuse, drôle, et respectueuse des codes du genre sans les vampiriser&#8230; Bref, un événement.</p>
<p style="text-align: justify;">Alex est la star d’une société un peu particulière engagée pour briser les couples mal assortis par la séduction. Alors qu’il ne s’attaque qu’à des affaires où la femme est malheureuse, une nouvelle  mission est sur le point de changer sa vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la romance est le maître mot de ce type de film, et le casting Romain Duris/Vanessa Paradis glamour à souhait va dans ce sens, c’est bien par l’humour que l’Arnacoeur se démarque. En opposant au couple « parfait », un duo plus loufoque Julie Ferrier/François Damiens, le film n’accuse aucun temps mort. Que ce soit par l’action pure ou par des répliques cultes en devenir, toutes les formes d’humour servent une intrigue amoureuse des plus classique, de la princesse et du loubard, à l’image de la référence principale <strong><em>Dirty Dancing</em></strong><em>. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Car point de comédie romantique sans filiation avec les chefs d’oeuvre d’antan. Ici, c’est <strong><em>Dirty Dancing</em></strong> qui a la part belle&#8230; Et la spectatrice aussi puisqu’elle pourra se délecter d’une scène dansée de Romain Duris dans une tenue minimaliste du plus bel effet. Les hommes ne sont pas en reste avec la pulpeuse Héléna Noguerra en nymphomane alcoolique de choc.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si il ne marquera certainement pas son époque, ni l’histoire du genre, <strong><em>L’Arnacoeur</em></strong> a au moins le mérite de prouver qu’il est possible en France de produire des comédies romantiques digne de ce nom. Et son écriture irréprochable comme le charisme et le charme du casting en font un incontournable des prochaines semaines pour vos sorties cinéma.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Sortie sur les écrans le 17 mars 2010</em></p>
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		<title>Festival International du Film d’Aubagne 2010 &#8211; Ouverture</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 12:05:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme de coutume, plusieurs fois l’an, je fais fi de mes habitudes de parisienne pour m’enfoncer dans l’inconnu, pour le meilleur et pour le pire, toujours en tout cas dans un esprit de découverte de cinéma, de rencontres inattendues et d’expériences inédites… Cette semaine, Aubagne est the place to be. Pour la 11ème année, ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Comme de coutume, plusieurs fois l’an, je fais fi de mes habitudes de parisienne pour m’enfoncer dans l’inconnu, pour le meilleur et pour le pire, toujours en tout cas dans un esprit de découverte de cinéma, de rencontres inattendues et d’expériences inédites… Cette semaine, Aubagne est <em>the place to be</em>. Pour la 11<sup>ème</sup> année, ce festival à la croisée entre musique et cinéma propose à la fois sa sélection des meilleurs courts et longs métrages mais aussi une rencontre entre public, professionnels et jeunes créatifs (réalisateurs et compositeurs) autours d’événements dans la convivialité et la bonne humeur (ce qui veut dire des verres et de la bonne musique).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-1458 alignnone" title="Aubagne 2010" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2010/03/Aubagne-20101.jpg" alt="Aubagne 2010" width="382" height="535" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le festival ne commence que lundi dans la soirée, ça me laisse le temps de partir pas trop tôt de la capitale (oui, la valise est toujours bouclée dans les minutes avant le départ… autant que ce soit le plus réveillée possible), et, une fois sur place de me familiariser avec les lieux, la ville, l’hôtel (ce qui sera mon QG pour les quatre prochains jours). Le train est presque vide, si on omet le seul enfant turbulent de la rame qui, bien sûr, est installé sur le siège devant le mien, le soleil brille, le ciel est bleu, le 9<sup>ème</sup> roman de la série <strong><em>True Blood</em></strong> est à la hauteur de mes espérances… Bref, ce festival commence sous de très bons auspices. A Marseille, je scrute un moment l’horizon à la recherche d’un monsieur (ou une dame, pourquoi ce n’est jamais une dame d’ailleurs ?) une pancarte avec mon nom correctement orthographié à la main. Vous remarquerez que c’est toujours à ce moment que commencent les galères, chauffeur qui s’est perdu ou a oublié, attaché de presse injoignable et on se retrouve vite à boire des cafés compulsivement dans une gare inconnue pendant des heures… Et là, rien. Le monsieur en question me sourit, il m’annonce que nous attendons mes deux compagnons de route. Je ne le saurais que plus tard, mais ces messieurs sont des membres des deux Jury. Bien sûr, je ne retiens ni leur nom, ni leur qualification et je commence à me dire que j’aurais dû apprendre le dossier du festival par cœur avant de venir, ou en tout cas avant de me retrouver enfermée dans une voiture pendant plus de 20 minutes avec eux. Mais ces messieurs sont charmants et j’arrive tant bien que mal à ne pas trop passer pour une cruchasse qui débarque (ce que je suis, précisons-le).</p>
<p style="text-align: justify;">On nous dépose au Bras d’Or, LE lieu du festival où les bureaux sont installés mais où ont aussi lieu les événements : petits-déjeuners professionnels et after party musicaux. J’y retrouve mon contact (j’aime bien, ça fait agent secret), l’attachée de presse, qui s’empresse de me présenter à toutes les personnes présentes dans la salle (très bien décorée d’ailleurs avec une composition murale de vinyles et de bobines du plus bel effet)  et en charge de l’organisation du festival. Je récupère le précieux kit, celui avec le dossier, le programme et la liste des restaurants, et nous voici en direction de l’hôtel. J’y apprends qu’Aubagne est une ville communiste, qu’elle fait beaucoup pour le bien être des handicapés, que le festival était à l’origine la réunion de deux festivals différents et que l’équipe est plutôt jeune, soudée et motivée. Assez pour me donner envie d’en savoir plus et de m’immerger pendant les prochains jours dans cette ambiance et cette ville <em>avé l’accent</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1459" title="Mal dia para pescar" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2010/03/Mal-dia-para-pescar.jpg" alt="Mal dia para pescar" width="382" height="545" /></p>
<p style="text-align: justify;">Installation de rigueur (vis ma vie de VRP) avant la soirée d’ouverture au cinéma Le Pagnol avec la projection du premier long-métrage de la compétition, <strong><em>Mal Dia Para Pescar</em></strong>. Après les traditionnels remerciements et discours de circonstance, le maire d’Aubagne évoque les prochaines réformes des collectivités territoriales. Et je le précise parce que ce n’est pas la première fois que ce discours est entendu lors d’un festival de cinéma puisqu’à Clermont Ferrand il y a quelques semaines, la même peur de voir ces initiatives culturelles disparaître avait été évoquée. Le compositeur de la musique du film, qui ne parle ni français ni anglais fait son speech en français puis en anglais (épique) et chacun loue la volonté de faire venir le maximum d’équipes de films ici à Aubagne (sur 22 nationalités différentes représentées, 19 ont répondu à l’appel).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Mal Dia Para Pescar</em></strong> de Alvaro Brechner (Uruguay/Espagne)</p>
<p style="text-align: justify;">Le duo improbable entre un prince autoproclamé, charmeur et plein de ressources, et un lutteur allemand incontrôlable, dans une petite ville poussiéreuse d’Amérique du Sud relève à la fois de la plus pure poésie et d’une composition audacieuse, d’un mélange des genres (le géant ne s’apaise qu’aux notes de « Lili Marleen ») assez fou pour être parfaitement réussi. Ce qu’on voit venir comme un dernier combat prend vite une tournure tragique, entre drame humain et amitié virile bafouée. Captivant de bout en bout, cet épisode  provoque chez le spectateur, amateur ou pas de <em>Lucha libre</em>, des sentiments aussi puissants que grisants. Quel dommage qu’après une telle tournée de prix et de festivals internationaux, le film ne sorte pas sur nos écrans français…</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1460" title="Mal dia para pescar 2" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2010/03/Mal-dia-para-pescar-2.jpg" alt="Mal dia para pescar 2" width="600" height="402" /></p>
<p style="text-align: justify;">Encore sous le charme du premier film présenté, je rejoins une petite bande (membres du jury courts-métrages et toujours notre attachée de presse de choc) au Bras d’Or pour un cocktail dînatoire animé par le groupe Roue Libre. En pleine conversation avec un charmant producteur (comprenez en train d’essayer de grignoter de façon glamour un mini-morceau de pizza carré), un verre de Muscat à la main (ça oblige à boire avec modération, sinon gare à la tête demain), je prends conscience que j’ai fait une erreur de débutante… Oui, madame sort les escarpins de 12cm en cuir imitation peau de serpent pour la première soirée du festival. Oui, madame repart tôt (après minuit quand même), ses chaussures à la main dans les rues d’Aubagne. Conclusion donc de ce premier soirs : ici, les rues sont plutôt propres et les films sont bons.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus d&#8217;informations sur le site officiel : <a href="http://www.cineaubagne.fr/">www.cineaubagne.fr</a></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1461" title="Logo Aubagne 2010" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2010/03/Logo-Aubagne-2010.jpg" alt="Logo Aubagne 2010" width="170" height="169" /></p>
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		<title>La merditude des choses</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 11:40:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a presque du génie dans la façon dont Félix Van Groeningen, le réalisateur, et Dimitri Verhulst, l&#8217;auteur, réussissent à sublimer une certaine forme de beauferie, de pathétique vie paysanne. C&#8217;est avec le regard dur mais toujours empreint d&#8217;amour que ces deux-là nous offrent une vision sans concession de la campagne flamande.
De beuveries en&#8230; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a presque du génie dans la façon dont Félix Van Groeningen, le réalisateur, et Dimitri Verhulst, l&#8217;auteur, réussissent à sublimer une certaine forme de beauferie, de pathétique vie paysanne. C&#8217;est avec le regard dur mais toujours empreint d&#8217;amour que ces deux-là nous offrent une vision sans concession de la campagne flamande.</p>
<p style="text-align: justify;">De beuveries en&#8230; beuveries, la famille Strobbe survit tant bien que mal à la vie avec ses hauts relatifs et ses bas tragiques. Dans cette ambiance de convivialité avinée, c&#8217;est au spectateur de trouver sa place et de se laisser parfois sans ménagement transporter du fou rire au dégoût, de l&#8217;amitié aux larmes. Parfois dérangeante, cette rudesse a le don de laisser le spectateur vidé, pantois soit irrité soit enthousiasmé sans réserve pour le voyage. Car on n&#8217;a pas toujours l&#8217;occasion d&#8217;apercevoir d&#8217;aussi prêt la tragi-comédie d&#8217;une famille qu&#8217;on aime au premier coup d&#8217;œil.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi aura-t-il fallu transformer le jeune garçon plein de promesses pour l&#8217;avenir en un détestable écrivain pédant ? C&#8217;est la seule réserve à avoir sur cette <em><strong>Merditude des choses</strong></em>, et si l&#8217;on comprend que le retour sur le passé est un pas nécessaire pour l&#8217;évolution de ce personnage, les retours au présent sont autant d&#8217;instants de bile pesante, de poésie cynique pauvre.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est sûr, c&#8217;est que quels que soient les choix de scénario et d&#8217;adaptation, les ingrédients (un casting parfait, une mise en scène très présente) sont aussi bien pesés que parfaitement compatibles. Comme un coup de poing en pleine figure ou une saine dégobillade après une belle beuverie, <em><strong>La Merditude</strong></em><em><strong> des choses</strong></em> ne fait pas dans la dentelle mais tape la où ça fait mal, dans le bon comme dans le mauvais sens.</p>
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		<title>Esther</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 11:35:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout le cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Un visage à la fois mystérieux et repoussant fleurit sur les affichages dédiés aux sorties cinéma&#8230; mais quel est donc cet OVNI qui est vendu comme « le film le plus terrifiant de l&#8217;année » ? Et bien, loin des idées reçues, Esther n&#8217;est pas une énième descendante du diable, une enfant maléfique ou une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un visage à la fois mystérieux et repoussant fleurit sur les affichages dédiés aux sorties cinéma&#8230; mais quel est donc cet OVNI qui est vendu comme « le film le plus terrifiant de l&#8217;année » ? Et bien, loin des idées reçues, Esther n&#8217;est pas une énième descendante du diable, une enfant maléfique ou une gamine possédée de plus. En effet, le film comme son anti-héroïne ont finalement presque plus en commun avec un film comme <strong><em>Sleepaway Camp</em></strong> (Google est ton ami) qu&#8217;avec <strong><em>La malédiction</em></strong>, <strong><em>Joshua</em></strong> et consorts.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais cette référence renvoie moins au slasher pur (bien qu&#8217;Esther zigouille avec la même dextérité) qu&#8217;au génial et malsain rebondissement final, qui révèle la vraie nature de cette étrange Esther. Avant d&#8217;atteindre ce petit pic d&#8217;excitation, on est trimballé plutôt avec calme, parfois avec perversité, entre drame familial, orphelinat des pays de l&#8217;est et petit traité sur l&#8217;adoption de la famille parfaite. Comme une montée en puissance du précédent <strong><em>Joshua</em></strong>, qui s&#8217;essayait aussi aux chemins de traverse du genre, Esther brille plus par son scénario ludique puis redoutable que par son casting double couche (Vera Farmiga rejoue son rôle de <strong><em>Joshua</em></strong>) et tapisserie (Peter Sarsgaard, es-tu avec nous ?)&#8230; sauf bien sûr la découverte d&#8217;Isabelle Fuhrman dans le rôle-titre.</p>
<p style="text-align: justify;">La force de cet <strong><em>Esther</em></strong> est de jouer la mesure, de faire monter le suspens et la pression sans tomber dans la surenchère sanguinolente et, même, de toucher plus aux codes du thriller que du film d&#8217;horreur. Etonnant et culotté, <strong><em>Esther</em></strong> est un film à la croisée des genres, un pari risqué, suffisamment audacieux pour ne pas se planter mais qui, avouons-le, ne restera dans les annales que pour son twist, ce qui n&#8217;est déjà pas mal.</p>
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		<title>Festival Cinéma Européen des Arcs 2009 &#8211; Jour 3 (fin)</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 12:31:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>

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		<description><![CDATA[A peine le temps de sentir l&#8217;ambiance de ce nouveau festival, de profiter de la neige, de connaître un peu mieux mes compagnons de voyage qu&#8217;il est déjà l&#8217;heure de penser au retour. Ou plutôt non, ce shot, aussi intense fut-il, parait interminable (dans le sens impossible à terminer) et,  au matin du troisième et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A peine le temps de sentir l&#8217;ambiance de ce nouveau festival, de profiter de la neige, de connaître un peu mieux mes compagnons de voyage qu&#8217;il est déjà l&#8217;heure de penser au retour. Ou plutôt non, ce shot, aussi intense fut-il, parait interminable (dans le sens impossible à terminer) et,  au matin du troisième et dernier jour, l&#8217;ambiance est encore à la fête et au travail. C&#8217;est pour deux interviews, en compagnie de l&#8217;adorable dandy, que je me lève : une rencontre que j&#8217;attendais avec impatience avec le programmateur du festival, Frédéric Boyer (qui est aussi depuis cette année, programmateur de la très bonne quinzaine des réalisateurs de Cannes) et avec le président du festival, réalisateur du film de mon adolescence <strong>Filles Perdues, Cheveux Gras</strong>, Claude Duty.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1437" title="claude duty et frédéric boyer" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/FCEA-01-1851-300x209.jpg" alt="claude duty et frédéric boyer" width="300" height="209" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dans une atmosphère qui sent encore bon le café chaud, les entretiens se passent le mieux du monde et je finis même par me demander si je ne vais pas investir dans un Iphone vu la simplicité (et la qualité) de la prise de son de ce téléphone (surtout vu les galères que j&#8217;ai eu lors de<a href="http://elleaimelecinema.fr/tout-et-rien/festival-cinemascience-2009-jour-5"> ma dernière interview</a> avec mon dictaphone numérique).</p>
<p style="text-align: justify;">Un peu avant midi, je parcoure chaque recoin de la chambre à la recherche des vêtements, livres (que je n&#8217;ai pas lu) et connectiques diverses que j&#8217;aurais pu jeter nonchalamment n&#8217;importe où pendant ces trois jours. L. est une festivalière aguerrie, et à force de laisser la moitié de ma trousse à maquillage (&raquo;&nbsp;non ! mon mascara Dior tout neuf !!!&raquo;&nbsp;) ou des petites culottes pas sexy du tout, mais que j&#8217;adore, dans les failles spatiales des chambres d&#8217;hôtel de province (nul doute que ça doit beaucoup amuser les dames du ménage) je commence à devenir une spécialiste à ce petit jeu. Mon paquetage dûment compressé dans mon minuscule sac de voyage à cerises, le tout laissé à la consigne de l&#8217;hôtel, nous rejoignons le reste du groupe pour une visite officielle du village. Architecture, infrastructure, vue, même le système commercant est ici maîtrisé et pensé pour que le visiteur se sente chez lui&#8230; en mieux, dans un entre-monde de confort et de convivialité. C&#8217;est bien, c&#8217;est exactement ce que j&#8217;avais compris ces trois derniers jours. Les travaux en cours, à finir pour l&#8217;année prochaine, d&#8217;un spa géant finissent par me convaincre : je veux revenir !!!</p>
<p style="text-align: justify;">Une noisette pour se réchauffer et une dernière surprise nous attend. L&#8217;équipe de l&#8217;office de tourisme, en plus d&#8217;être des accompagnateurs fort sympathiques et patients ont tout d&#8217;elfes du Père Noël (surtout vu la saison). On rejoint en voiture la station 1800, puis une sorte de téléphérique en forme d&#8217;œuf (qui a première vue n&#8217;a pas l&#8217;air stable du tout mais en fait si) et on monte patiemment jusqu&#8217;à 2600 mètres d&#8217;altitude. La montée est magique, la vue est impressionnante (parfois au point de faire détourner les yeux, même pour moi qui n&#8217;ai théoriquement pas peur du vide). Tout en haut, ou presque, direction un refuge de montagne bien chauffé, dont les grandes baies vitrées donnent sur une montagne enneigée et très ensoleillée. L&#039;endroit parfait pour <a href="http://www.interhome.fr/">une location de chalet</a>. Ici, un charmant monsieur aux mains d&#8217;artisan (je l&#8217;ai complimenté à ce sujet, je ne sais pas s&#8217;il l&#8217;a bien pris) nous a servi les meilleures charcuteries du monde, une soupe délicieuse (courge/queues d&#8217;écrevisse si je me souviens bien), de la tomme, du Beaufort et un sabayon aux framboises et aux myrtilles à tomber. Pourtant, au soleil, entouré de neige et si haut, dans cette apothéose gastronomique, nous sentons venir la fin et l&#8217;ambiance se fait plus recueillie, plus calme (ou peut être était-ce la digestion?). En tout cas, pour finir la parenthèse sur ce sacré monsieur aux doigts de fée et à la passion dévorante (et à dévorer), suivez l&#8217;actualité de<a href="http://www.locorti.com/"> Lo Corti de Savoie</a>, le site devrait bientôt être lancé et vous pourrez acheter en ligne ces délicieux produits.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1438" title="locorti" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/locorti1.jpg" alt="locorti" width="248" height="186" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour clôturer ce grand moment en beauté, nous faisons quelques pas dans la neige jusqu&#8217;à une grotte de glace où des artistes exposent leur sculptures de glace pendant la saison. Une photo souvenir plus tard, il faut redescendre. Retour à Bourg Saint Maurice, et, avant de reprendre le train, la coopérative agricole. Chacun repart avec son Beaufort et deux trois autres douceurs. Un au revoir sur le quai, une sieste dans le train, des échanges de magazines, un débat sur la grippe A avec un voisin de siège médecin plus tard et nous voilà vite, trop vite, à Paris. Il est temps de se séparer&#8230; mais peut-être pas pour longtemps. Car, comme de tradition, les copains de colonie de vacances se promettent de vite se revoir&#8230;à suivre donc.</p>
<p style="text-align: justify;">BILAN DE CETTE PREMIERE EDITION :</p>
<p style="text-align: justify;">En dehors de l&#8217;expérience que j&#8217;ai pu vivre aux Arcs cette année, et qui est principalement due à une équipe sur place exceptionnelle et la belle rencontre de la fine équipe, il est difficile de ne pas admettre que les stations des Arcs, dans leur ensemble, sont faîtes pour accueillir un festival de Cinéma. En positionnant cet événement avant l&#8217;ouverture de la saison de ski, les habitants, comme les professionnels profitent de conditions privilégiées de climat, d&#8217;infrastructure (le village 1950 entièrement dédié à l&#8217;accueil des invités), et de découverte des activités (j&#8217;ai cru comprendre que des courses de slalom ont été organisées avec certains producteurs), sans oublier une programmation accessible mais de très haut vol mise en place par Frédéric Boyer (un nom gage de qualité).</p>
<p style="text-align: justify;">Cette région naturellement chaleureuse a prouvé pour cette première sa soif de culture, d&#8217;événements, et de rencontres. Et, après les entretiens avec différents acteurs du festival, c&#8217;est donc une combinaison de convivialité et de partage de passions qui est privilégiée ici. Comment ne pas tomber amoureuse de cette ambiance du premier coup ? Mieux vaut laisser la magie opérer et espérer que les ingrédients qui ont fait le succès de cette année soient toujours présents l&#8217;année prochaine. Comme je ne me fais pas de souci à ce propos, je vous donne donc rendez vous là bas&#8230; enfin, si je ne suis pas interdite de séjour.</p>
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		<title>Festival Cinéma Européen des Arcs 2009 &#8211; Jour 2</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 23:24:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[Au &#171;&#160;réveil&#187;&#160;, le jeudi matin, la terre tourne un peu plus fort que d&#8217;habitude et la chaleur de la chambre est dure à quitter même pour le magnifique temps à l&#8217;extérieur et un petit déjeuner copieux. Une projection de film est prévue à 10h30 alors il faut pourtant se soustraire au confort pour rejoindre mes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au &laquo;&nbsp;réveil&raquo;&nbsp;, le jeudi matin, la terre tourne un peu plus fort que d&#8217;habitude et la chaleur de la chambre est dure à quitter même pour le magnifique temps à l&#8217;extérieur et un petit déjeuner copieux. Une projection de film est prévue à 10h30 alors il faut pourtant se soustraire au confort pour rejoindre mes acolytes à la brasserie/lieu de petit déj&#8217;. Manque de chance, une bouchée de croissant à peine avalée et la réalité reprend le dessus (oui, même L. est humaine), il est absolument im-po-ssi-ble de faire 30 min de bus en montagne, et encore moins de tenir les 1h30 du métrage, qui, le pauvre allait être injustement sacrifié sur l&#8217;autel de la fatigue. Dans un élan d&#8217;altruisme (et de réalisme un peu aussi), je décide de retourner me coucher quelques heures puisqu&#8217;une grosse journée m&#8217;attend.</p>
<p style="text-align: justify;">Vers le déjeuner, la fatigue se fait moins insupportable, le soleil brille toujours, et on nous propose une ballade dans la neige afin de rejoindre le lieu du déjeuner (un restaurant sur les pistes à plus de 2000 mètres d&#8217;altitude). L., toujours en bottes de ville, découvre à ce moment là que 7 cm de talons peuvent être d&#8217;une sacrée utilité dans la neige. Très vite (après un jambon sauce aux champignons très généreux, ce qui semble être le maître mot ici), il est temps de rejoindre la terre ferme : une partie de l&#8217;équipe est réquisitionnée pour un baptême de <em>speed riding</em>, et l&#8217;autre pour l&#8217;itw d&#8217;un des deux créateurs du festival (devinez de quelle équipe je fais partie). Mais avant tout, j&#8217;en profite pour digresser&#8230; car difficile de comprendre nos différences d&#8217;emploi du temps sans savoir qui étaient les fameux gentlemen qui m&#8217;accompagnaient à ce voyage. L&#8217;anonymat est intéressant mais je peux vous en dire deux/trois mots sans dépasser la limite de la bienséance : mon premier est un journaliste reporter un peu baroudeur qui couvrait l&#8217;ouverture de la saison de ski pour un hebdomadaire de droite conservatrice, mon second est un dandy très attaché au milieu des arts créateur d&#8217;un site internet culturel généraliste (mais pointu) et mon troisième est un passionné au parcours étonnant, représentant cette fois ci un bimestriel pour quinquagénaires fortunés. Voila qui vous en dit un peu plus sur mes compagnons et c&#8217;est bien sûr avec monsieur le dandy que j&#8217;ai rencontré Pierre-Emmanuel Fleurantin, co-organisateur du festival. Une interview croisée très conviviale qui s&#8217;est soldée par une photo de groupe bon enfant (oui, la sœur de l&#8217;organisateur était aussi photographe du festival, en dehors d&#8217;être une très bonne photographe tout court, et une amie du dandy).</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;interview a duré plus que prévu et l&#8217;après midi est bien avancé quand nous rejoignons nos chambres pour une pause bien méritée. Une micro-sieste réparatrice plus tard, il est déjà l&#8217;heure de rejoindre nos amis de l&#8217;office du tourisme pour un dîner dans la joie et la bonne heure au premier étage (privatisé s&#8217;il vous plait) du Chicanos. Nos affinités se font plus claires et la fine équipe échange blagues de bons et mauvais goûts comme des amis de vingt ans (ou presque). Très vite (encore, toujours trop vite) il faut quitter nos verres de Génépi et nos cafés pour rejoindre 1800 et la deuxième (et dernière) séance de cinéma du festival pour nous : <strong>La Merditude des choses</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1428" title="merditude" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/merditude-300x150.jpg" alt="merditude" width="300" height="150" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ce film flamand à l&#8217;univers tragi-comique raconte l&#8217;enfance d&#8217;un gamin des années 80 dont la relation ambigue avec sa famille, une bande de balourds alcooliques de campagne, va grandement déranger le passage à l&#8217;âge adulte. <strong>La Merditude</strong> choque par sa capacité à faire passer le spectateur de l&#8217;amusement à la Groland au dégoût et à la consternation (de la pitié ?). Déstabilisant mais extrémement maitrisé (que ce soit au niveau du scénario ou de la direction d&#8217;acteurs), le film est un voyage aussi atypique que réaliste dans une campagne glaucque, dure mais chaleureuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Bizarrement, cette nuit là, la fatigue me pèse très vite. Je me laisse cependant convaincre de prendre un dernier verre chez Luigi pour une soirée animée par une DJette du Baron. La jeune femme est charmante, la piste de danse est envahie par un ban de jeunes célibataires en chaleur, je laisse mes compagnons poursuivre leur nuit et décide, après un coca et quelques gorgées de bierre (je le précise en gage de ma bonne volonté) de rejoindre ma chambre pour une nuit assez courte mais tout de même plus reposante&#8230;</p>
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		<title>Festival Cinéma Européen des Arcs 2009 &#8211; Jour 1</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 12:13:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[A force de suivre mes aventures festivalières tout au long de l&#8217;année, vous le savez : L. est une éponge.  Des films, des sentiments bruts, des rencontres et un certain nombre de verres d&#8217;alcool typiques colonisent mon être jusqu&#8217;à devenir indissociables de ce que je suis vraiment. Cette semaine, quelques jours à peine après mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A force de suivre mes aventures festivalières tout au long de l&#8217;année, vous le savez : L. est une éponge.  Des films, des sentiments bruts, des rencontres et un certain nombre de verres d&#8217;alcool typiques colonisent mon être jusqu&#8217;à devenir indissociables de ce que je suis vraiment. Cette semaine, quelques jours à peine après mon retour de <strong>CinemaScience</strong>, on m&#8217;envoie aux Arcs, en Savoie, pour le premier festival du film européen. Dans un état de fatigue mentale et physique avancé, et pendant trois jours intenses, L. est à fleur de peau, L. se laisse envahir par une ambiance, un lieu et du cinéma, L. est une drama queen, L. a 15 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Rendez vous de départ à la gare de Lyon à 7h30 mercredi matin&#8230; manque de chance, j&#8217;ai un souci presque pathologique avec la tranche horaire 5-11h du matin. Après un sprint épique et grâce au train resté bloqué en gare quelques minutes, je me fraye malgré tout un chemin dans les allées chargées jusqu&#8217;à ma place : c&#8217;est parti pour 6 heures de voyage. Sont déjà présents ceux avec qui je partagerais les prochaines heures, mais aussi les trois prochains jours. Habituée des voyages de presse, je m&#8217;attendais à un groupe indéfini d&#8217;une dizaine de journalistes cinéma, une masse dans laquelle je pourrais me fondre. Le virage est violent, nous sommes quatre. Trois  hommes, dans la force de l&#8217;âge et aux parcours professionnels aussi différents que passionnants&#8230; et moi. Deux d&#8217;entre eux, ne viennent même pas couvrir le festival à proprement parler mais plutôt la station.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1419" title="Affiche---Festival-des-Arcs" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/Affiche-Festival-des-Arcs1.jpg" alt="Affiche---Festival-des-Arcs" width="300" height="190" /></p>
<p style="text-align: justify;">Avec ces nouvelles données, je sens monter l&#8217;angoisse. A quatre, difficile de la jouer solo (ce que je pensais vraiment faire vu que mon ipod est plein à craquer de films), mais je me demande aussi ce qui se passera si on ne s&#8217;entend pas. Imaginez vous à des années lumières de Paris, enfermée dans une station de ski avec de parfaits inconnus pendant trois jours&#8230; Un scénario qui peut vite tourner au film d&#8217;horreur (ou au film porno mais ça, c&#8217;est une autre histoire). Je me réveille lentement, fait abstraction de ma coiffure et de mon maquillage hasardeux, de ma tenue négligée (pour une durée si courte, j&#8217;ai voulu faire la fille qui maîtrise et n&#8217;ai emmené que le strict minimum, une erreur que je vais regretter par la suite) et commence à sociabiliser. Ces messieurs sont charmants, drôles, de très bons compagnons de voyage en somme, même si leurs prénoms me passent encore au dessus de la tête, et c&#8217;est dans une ambiance de franche camaraderie virile que nous arrivons en gare de Bourg Saint Maurice en début d&#8217;après midi.</p>
<p style="text-align: justify;">Rencontre avec les attachés de presse de la station et direction le restaurant pour un déjeuner grandement mérité. Les lieux sont magiques, et, comme je n&#8217;ai pas du mettre des pieds dans une station de ski enneigée depuis la Classe de Neige en CM2, j&#8217;en prend plein les yeux. On nous apprend le mode de fonctionnement des stations (Les arcs 1800, 1950, 1600 et tutti quanti), le programme qui nous a été savamment concocté et un peu plus sur les uns et les autres, entre deux bouchées de ragoût au chevreuil. Après un si bon déjeuner, les routes sinueuses de montagne pèsent sur l&#8217;estomac, mais l&#8217;arrivée dans le village 1950 reste un sacré moment. D&#8217;abord parce qu&#8217;on est passé par le parking souterrain et que je n&#8217;en ai surtout rien vu à part des couloirs et des halls d&#8217;hôtel mais aussi parce qu&#8217;une fois dehors l&#8217;architecture, qui vient chercher dans les méandres de notre imagination les lignes et les couleurs d&#8217;un village traditionnel de montagne, mais aussi la neige et la vue (Oh ! Le Montblanc !) me font glisser dans un univers parallèle. Quelque chose de magique, entre la surexcitation intense et le bien être, où le rassurant sentiment de vacances est obtenu artificiellement mais pour quel résultat ! (un plaisir pour une cinéphile, j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être dans un décor de cinéma).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1415" title="arc19501" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/arc19501-300x178.jpg" alt="arc19501" width="300" height="178" /></p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;arrivée à la résidence le Prince des Cimes, grosse surprise : à quatre, nous nous partageons deux appartements de deux chambres. Je laisse les hommes décider, d&#8217;autant plus que ce genre de situation inédite a le don de m&#8217;amuser énormément. Après le vidage des bagages, mes camarades et moi trouvons de bon ton de pousser l&#8217;investigation journalistique vers le sauna/hammam/piscine/jacuzzi extérieur et finissons très vite en peignoir et bikini (enfin, surtout pour moi) à déambuler dans les couloirs de l&#8217;hôtel. Si on m&#8217;avait dit que je partagerais un sauna avec trois inconnus aussi hilarants que dragueurs (heureusement, qu&#8217;ils ne se concentrent pas sur moi), j&#8217;aurais peut-être réfléchi à deux fois avant de faire le voyage (pour dire deux fois oui, certainement). En tout cas, sur le coup, cette situation ne m&#8217;a pas parue bizarre, ni même déplacée et, dans ce même sauna, j&#8217;ai aussi entamé la discussion avec un jeune producteur donc je me suis vite dit que ce festival avait le don de casser les barrières et de nous faire nous sentir bien pour mieux parler de cinéma&#8230; ou pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Les garçons récupèrent leurs skis, snowboards, et autre matériel&#8230; de garçons et nous nous dirigeons vers 1800 (la station voisine) pour un dîner avec le directeur de l&#8217;office du tourisme. Encore une fois, l&#8217;ambiance est décontractée et on commence à entrer dans le vif du sujet : la station, la station et la station &#8230;ça tombe bien, je suis déjà amoureuse. Je vous la conseille si vous cherchez toujours où faire votre prochaine <a href="http://www.interhome.fr/locations-vacances/hiver-montagne-ski/T13.aspx?lCode=FR-FR">location de vacances à la montagne</a>. Pour le petit moment cinéphile, je découvre la saga des <strong>Apocalypse Snow</strong> (dont je vais me faire un rattrapage incessamment sous peu). Micro balade digestive sur la neige glacée (les deux minutes de marche entre le restaurant et la salle de cinéma en fait) et je suis chez moi. En état d&#8217;insécurité depuis le départ (loin de la maison, des inconnus partout, tout ça), je retrouve une sensation que je ne connais que trop bien : celle d&#8217;entrer dans une salle bondée et de partager un film ensemble, et ça tombe bien puisque la communion des sens est à son paroxysme avec le deuxième meilleur film de 2010 à ce jour : <strong>Soul Kitchen</strong> de Fatih Akin.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1413" title="SoulKitchenMovie" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/SoulKitchenMovie-300x160.jpg" alt="SoulKitchenMovie" width="300" height="160" /></p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;en écrirais plus long le moment venu mais<strong> Soul Kitchen </strong>a définitivement fini de me faire aimer le Festival européen des Arcs, parce qu&#8217;un festival qui passe un tel chef d&#8217;oeuvre est forcément un vrai bon festival de cinéma. Le réalisateur allemand donne ses lettres de noblesse à la comédie en combinant un casting parfait, des situations loufoques, une bande originale étonnante et un sens esthétique sans faille. Jouissif dans son mélange du sexe, de la cuisine et de la musique (ce qui n&#8217;est pas fait pour me déplaire), <strong>Soul Kitchen</strong> cache sa perfection derrière une humilité déconcertante et  fort sympathique. Impossible de ne pas fondre pour lui en somme (pour vous, il faudra attendre mars 2010).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1414" title="ochaud" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/ochaud-300x126.jpg" alt="ochaud" width="300" height="126" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le temps passe vite quand on s&#8217;amuse et il est presque minuit quand la joyeuse bande décide de fêter le festival à coup de cocktails, de musique trop forte, de drague audacieuse et de filles courtement vêtues qui dansent sur le comptoir du bar. Vous voulez que je vous raconte ma soirée ?!?  Mojito ananas, Zubrowska, Vodka/Get 27, Vodka./Get 27, Vodka/Get 27&#8230; Après, et comme vous l&#8217;imaginez, ma mémoire me joue des tours.</p>
<p style="text-align: justify;">Ah c&#8217;est sûr, les nuits à 1950 sont aussi fraîches que chaudes et elles finissent tard&#8230; bien tard&#8230; à peu près à l&#8217;heure où la suivante commence. Mais bon, un festival où L. est une gentille fille sage n&#8217;est pas un festival, non ?</p>
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		<title>Festival CinémaScience 2009 &#8211; Jour 5</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 15:08:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette 2e édition du festival CinemaScience se clôture ce dimanche avec du lourd pour Ecran Large (et surtout pour moi) : la projection d&#8217;Astro Boy et surtout la projection très privée de Mr. Nobody puis l&#8217;interview de son réalisateur Jaco van Dormael. Le peu d&#8217;énergie qui me reste est donc concentré sur cette dernière ligne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Cette 2<sup>e</sup> édition du festival CinemaScience se clôture ce dimanche avec du lourd pour Ecran Large (et surtout pour moi) : la projection d&#8217;<strong><em><a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12598.php">Astro Boy</a> </em></strong>et surtout la projection très privée de <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12290.php"><strong><em>Mr. Nobody</em></strong></a> puis l&#8217;interview de son réalisateur Jaco van Dormael. Le peu d&#8217;énergie qui me reste est donc concentré sur cette dernière ligne droite et après un petit déjeuner copieux façon petit déj&#8217; des champions, je traverse la ville direction l&#8217;UGC pour l&#8217;avant-première d&#8217;<strong><em>Astro Boy. </em></strong>La salle est comble et le public est en ébullition, c&#8217;est normal car la moyenne d&#8217;âge est de 10 ans à tout casser avec une moyenne de 2 enfants pour un adulte. Il fait chaud, le pop corn vole mais pas question de se laisser aller et quand la séance débute j&#8217;ai tous les sens en éveil pour détecter les éventuels défauts de cet <strong><em>Astro Boy</em></strong> dont j&#8217;ai entendu plutôt du mal.</p>
<p>Mais c&#8217;est une bonne surprise qui m&#8217;attend car même si le film se déleste avec un sans gêne déconcertant du bagage de l&#8217;œuvre originale et culte d&#8217;Osamu Tezuka, l&#8217;action tient le bon rythme et les la VF est loin d&#8217;être insupportable. Malgré un petit ventre mou après 45 minutes (les gamins, bon indicateur, ont commencé à s&#8217;agiter), <strong><em>Astro Boy</em></strong> reprend vite les rênes pour un final laissant présager de nouvelles aventures. La critique complète <a href="http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-12598-56631.php">ici</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1407" title="astro" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/astro-300x125.jpg" alt="astro" width="300" height="125" /></p>
<p>Avec le retard qu&#8217;a pris la première séance, j&#8217;ai à peine le temps de piquer un sprint (hum&#8230; le footing du dimanche matin en bottes à talons et chargée comme un mulet) vers le Fémina pour la séance spéciale journaliste de <strong><em>Mr. Nobody</em></strong>. Changement d&#8217;ambiance, l&#8217;heure est à la concentration (et il en faudra pour tenir la longueur des 2h15 du métrage) et nous sommes trois dans la salle (alors pas question de passer pour une baltringue auprès des deux autres à me tortiller sur mon siège).</p>
<p>Et là, c&#8217;est la claque. <strong><em>Mr. Nobody</em></strong> m&#8217;emporte pour un voyage rare dans les salles obscures. Pendant 2h15, j&#8217;ai le cerveau qui bout et les larmes aux yeux devant la maîtrise technique et scénaristique de son auteur Jaco Van Dormael. Les acteurs ne sont pas reste et, si les performances de Jared Leto (aujourd&#8217;hui reconverti dans la musique) sont irréprochables, il est presque éclipsé par ses co-stars dont le (très) jeune Toby Regbo. A sortir le 13 janvier, je vous conseille de tenter l&#8217;aventure sans réserve mais surtout vierge de toute information sur l&#8217;histoire, car celle ci très complexe, n&#8217;est jouissive que grâce à la construction virtuose du film.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1408" title="jared" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/jared-300x199.jpg" alt="jared" width="300" height="199" /></p>
<p>Encore toute tremblante, il est pourtant temps de rejoindre les locaux du festival pour la rencontre et l&#8217;interview de Jaco van Dormael. Mille questions se bousculent dans ma tête, dans cet état, je sais que je vais passer pour une attardée. En plus, à chaud comme ça, je ne suis pas sûre d&#8217;avoir captée toutes les subtilités du métrage&#8230; et si je disais une connerie ?!? Pas le temps de réfléchir, j&#8217;entraîne le monsieur dans une alcôve pour l&#8217;entretien. Alors que je commence à me présenter et briser la glace, je m&#8217;aperçois du coin de l&#8217;œil que mon dictaphone numérique est plein. <em>battery full</em> mais <em>no time remains</em>&#8230; je perd le contrôle, mes mains tremblent, mon cerveau est en mode interview pas bidouillage, alors après 5 minutes très embarrassantes, je m&#8217;excuse et décide de la faire façon old school : stylo et moleskine. Ça doit être inconscient mais j&#8217;ai toujours le truc pour me faire remarquer en interview, toujours un truc qui ne va pas, une question déplacée qui fait rire (dans le meilleur des cas) ou des indices de mon professionnalisme déficient. On se souvient de moi en disant : « ah, c&#8217;est la fille qui&#8230; » (au choix, ne sait pas se servir d&#8217;un dictaphone, enchaîne les shots de vodka à cause du stress à 11h du mat&#8217; ou fait tomber son stylo dans son décolleté&#8230; j&#8217;en ai plein des comme ça), et je ne sais toujours pas si c&#8217;est une bonne chose&#8230; ou pas.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1409" title="jaco" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/jaco-300x299.jpg" alt="jaco" width="300" height="299" /></p>
<p>Mais revenons à notre Jaco van Dormael. Malgré ces péripéties technologiques, l&#8217;interview se passe parfaitement. Mes questions s&#8217;enchaînent et le monsieur est aussi loquace que vraiment passionnant. Je vous conseille vivement la lecture de cet entretien, <em>spoiler free</em>, pour la sortie du film le 13 janvier.</p>
<p>A 16h30, à peine le temps de débriefer le festival avec l&#8217;attachée de presse et la programmatrice que je dois courir à l&#8217;hôtel récupérer mon baluchon de 20kg et récupérer un tram pour rejoindre la gare. Un dernier clin d&#8217;oeil à sexy maître d&#8217;hôtel (ah ! je vous ai pas raconté ?) et je quitte la ville sur un dernier sandwich saumon et thé aux fruits rouge&#8230; Vivement l&#8217;année prochaine !!</p>
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		<title>Festival CinemaScience 2009 &#8211; Jour 3 &amp; 4</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 10:31:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tout et rien]]></category>

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		<description><![CDATA[Vendredi commence avec Domaine, un film en compétition que j&#8217;avais sacrifié la veille au profit de Lignes de front. Là, le mal est réparé et dans la petite salle du Trianon, où je n&#8217;ai pas encore mis les pieds cette année, je découvre la descente aux enfers de Nadia (Béatrice Dalle), mathématicienne sulfureuse d&#8217;une quarantaine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vendredi commence avec <strong><em>Domaine</em></strong>, un film en compétition que j&#8217;avais sacrifié la veille au profit de <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-16836.php"><strong><em>Lignes de front</em></strong></a>. Là, le mal est réparé et dans la petite salle du Trianon, où je n&#8217;ai pas encore mis les pieds cette année, je découvre la descente aux enfers de Nadia (Béatrice Dalle), mathématicienne sulfureuse d&#8217;une quarantaine d&#8217;année qui entraîne avec elle dans les arcanes de la folie son neveu Pierre. Alors que celle-ci se laisse peu à peu glisser définitivement dans l&#8217;alcoolisme, Pierre la retient à bout de bras puis la délaisse afin de devenir un homme. Cette histoire tragique à l&#8217;issue prévisible sait faire monter la tension et mettre le spectateur en insécurité pourtant la mise en distance est évidente à cause de dialogues théâtralisés à l&#8217;extrême. Nadia vit dans la monde des mathématiques et s&#8217;enveloppe dans leur poésie, leur ordre afin d&#8217;éloigner le chaos qui la répugne et malgré le jeu impeccable des deux acteurs principaux, difficile pour le spectateur de toucher du doigt ne serais ce qu&#8217;un millième de la névrose des grands cerveaux (ou celle plus cruelle, des cerveaux supérieurs aux capacités insuffisantes). Un film déconcertant donc, formellement attirant mais trop froid pour nous emmener à 100% dans son univers.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1397" title="domaine" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/domaine-300x208.jpg" alt="domaine" width="300" height="208" /></p>
<p style="text-align: justify;">Preuve que <strong><em>Domaine</em></strong> est un film complexe et difficile d&#8217;accès, je sors de la séance avec une migraine qui me vrille le crâne. Il ne me faut que quelques secondes pour prendre des dispositions : il faut que je retrouve l&#8217;hôtel, ma chambre, mon lit le plus vite possible et qu&#8217;en chemin, je trouve une pharmacie. Manque de chance, cette belle ville de Bordeaux cumule magasin Hermès, magasin Vuitton et autres grandes marques de luxe mais point de pharmacie en vue. Je m&#8217;écrase lamentablement sur mon lit pour plusieurs heures en sacrifiant au passage une séance.</p>
<p>19h, la migraine a gagné du terrain, il fait nuit et ce ne serait pas raisonnable de mettre fin au festival sur une note pareille (oui, j&#8217;ai quand même pensé à prendre le premier train pour Paris). Je trouve enfin une pharmacie qui a pitié de moi et me fournit le stock de médicaments propices à me faire tomber dans une douce torpeur artificielle d&#8217;ici la fin du festival. Après un buffet à volonté de restaurant chinois (La Chine, pas mauvais du tout) et les premiers cachets, je suis de nouveau d&#8217;attaque pour un film.</p>
<p>Et pas n&#8217;importe quel film puisqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;<a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-11937.php"><strong><em>Agora</em></strong> </a>d&#8217;Alejandro Amenabar avec Rachel Weisz. La beauté formelle du film et l&#8217;histoire passionnante d&#8217;Hypatia, une femme philosophe en plein bouleversement religieux à Alexandrie m&#8217;emportent dans un autre monde. Et bien que l&#8217;histoire ait été réellement glamourisée façon blockuster américain, on redécouvre avec plaisir et effroi les fondements de la carte religieuse actuelle. Un voyage au combien plaisant, dépaysant et passionnant.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1398" title="agora" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/agora-300x199.jpg" alt="agora" width="300" height="199" /></p>
<p style="text-align: justify;">Autant vous dire tout de suite que samedi matin, avec le rythme de vie de cette semaine et une petite perte de motivation (fin de festival oblige), je me réveille l&#8217;oeil en berne et la bouche pâteuse. Mais pas le temps de réfléchir à ça que la douche s&#8217;impose, le petit déjeuner est avalé à la quatrième vitesse et que le tram est enfourché pour rejoindre le Mégarama pour la projection d&#8217;<a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-14120.php"><strong><em>Oscar et la Dame rose</em></strong></a> et l&#8217;interview de son réalisateur Eric-Emmanuel Schmitt . Un mauvais pressentiment m&#8217;assaille (et j&#8217;ai toujours raison pour ça), et à 10h15 au Mégarama, il n&#8217;y a guère plus que les femmes de ménage qui font vivre les lieux.</p>
<p>Eric-Emmanuel Schmidt a en effet annulé sa venue au dernier moment. Et pour ne rien gâcher de la surprise (peut être est-ce encore le fameux « Roi des démons » qui m&#8217;accompagne toujours en déplacement), les personnes au courant n&#8217;on jamais réussi à me joindre pour cause d&#8217;erreur dans mon numéro de portable&#8230; la poisse, j&#8217;vous dis. Je me retrouve donc de l&#8217;autre coté du pont et décide de travailler un peu en attendant de trouver autre chose à faire. Je connais bien le deuxième MacDonald&#8217;s de repli pour y avoir passé des journées entières l&#8217;année dernière (ou plutôt les bouts de journées entre les séances). Mais le wifi défectueux des MacDo se confirme et je dois me faire violence pour taper un scandale au comptoir à ce propos. Le gentil gérant a pitié de moi, y voit sûrement l&#8217;occasion de jouer les preux chevaliers sauvant une demoiselle en détresse et me donne carrément les identifiants wifi de son domicile&#8230; beau geste ! (note pour moi-même : penser à écrire un livre sur les nouveaux indices du romantisme).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1399" title="dirtymind" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/dirtymind-224x300.jpg" alt="dirtymind" width="224" height="300" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le temps passe pourtant lentement dans ce MacDo très accueillant et comme la moutarde commence à me monter au nez je décide de carrément boycotter le film d&#8217;Eric-Emmanuel Schmidt, <strong><em>Oscar et la dame rose</em></strong>. Direction : le centre ville, ma prochaine projection s&#8217;y trouve et entre-temps j&#8217;aurais l&#8217;occasion de finir mes achats de Noël. Une séance de shopping et une sieste réparatrice plus tard, je retrouve enfin une salle obscure et, agréable surprise, pour ce qui s&#8217;avère être mon chouchou du festival : <strong><em>Dirty Mind</em></strong> de Pieter Van Hees (<strong><em>Left Bank</em></strong>).</p>
<p><strong><em>Dirty Mind</em></strong> est l&#8217;histoire de Pedro, le frère timide d&#8217;un cascadeur raté à la coupe de cheveux improbable. A la suite d&#8217;une cascade qui a mal tourné, sa personnalité change complètement. Pedro devient Tony T., casse-cou sans peur et sans reproche, accro aux femmes à l&#8217;adrénaline, accro à la <em>catch phrase</em> qui tue. Son cas relève bien sûr de la science, mais Pedro aka Tony a-t-il vraiment envie d&#8217;être guéri ? Dans un univers kitsch, glauque mais sympathique, le réalisateur Pieter Van Hees décrit un héros aux combles du machisme, un de ces personnages crétins mais jouissifs à la Will Ferrell et pas une minute ne s&#8217;écroule sans qu&#8217;un éclat de rire n&#8217;éclate dans la salle. D&#8217;un cas scientifique, le syndrome frontal, le réalisateur nous emmène dans une fable humaine, une comédie sociale mais aussi une love story déjantée&#8230; Mon cœur a fait boum pour Tony T. et son « dirty mind ».</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1400" title="invisible" src="http://elleaimelecinema.fr/wp-content/uploads/2009/12/invisible-300x209.jpg" alt="invisible" width="300" height="209" /></p>
<p>Après un dîner avec une partie de l&#8217;équipe du festival, la résolution de l&#8217;histoire passionnante des billets de train récalcitrants (seconde partie), il est temps de se faire une beauté pour l&#8217;événement de CinemaScience, la désormais culte nuit des Savants fous. De minuit à 6h du matin, trois <a href="http://www.olx.fr/dvd-films-cat-238">films</a>, du café à volonté, une salle chauffée à blanc et une ambiance survoltée nous emmènent au bout de la nuit pour un délire partagé. Cette année, et comme je suis une petite fille sage, je ne reste que pour la première partie, <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12337.php"><strong><em>L&#8217;homme invisible</em></strong></a> de 1933 en copie restaurée. Sur grand écran, je redécouvre un film plus drôle que dans mon souvenir et, pour l&#8217;époque, à la pointe des effets spéciaux. Un classique qui laisse présager la fin proche du festival et un très bon moment pour la salle quasi remplie de l&#8217;UGC.</p>
<p>Demain, dernier jour&#8230; encore tant de questions en suspens, Qui va donc gagner la compétition (<strong><em>Dirty mind</em></strong>, <strong><em>Dirty Mind</em></strong> et <strong><em>Dirty Mind</em></strong> ?!?) ? Jaco Van Dormael va t-il lui aussi me poser un lapin ? <a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12290.php"><strong><em>Mr. Nobody</em></strong></a> est-il si étrange qu&#8217;on le dit ? Vais-je réussir à me lever à temps pour l&#8217;avant-première d&#8217;<strong><em><a href="http://www.ecranlarge.com/movies-details-12598.php">Astro Boy</a> </em></strong>? Et enfin, vais-je réussir à attraper mon train de retour pour la capitale ? La suite (et fin) au prochaine épisode&#8230;</p>
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