Away we go

away we go

2009 est vraiment pour moi l’année Sam Mendes. Après avoir soulevé des questions essentielles et existentielles sur le couple, l’avenir et le quotidien dans Les noces rebelles, il revient cette fois avec Away we go nous offrir une petite tranche de psychanalyse. Car même si la fiction et le destin de ces deux personnages en pleine mutation et en recherche d’un foyer occupent une grande place dans le métrage c’est aussi à travers leurs rencontres, leurs sentiments, la musique même que le spectateur se sent concerné, touché, questionné.

A travers une galerie de portraits parfois clairement humoristiques et parfois juste douloureusement réalistes, cette visite de l’Amérique soulève autant de débat sur le fait d’être parents que d’être tout court. Et même si l’ambiance folk (merci Alexi Murdoch), très « cinéma indépendant façon Sundance », le caractère présent d’élite boboïsante de notre couple peut agacer et même dévaloriser ce film, Away we go c’est quand même, comme tout film de Sam Mendes, un peu plus que ça.

Comme pour ses personnages, le film nous emmène dans une aventure humaine (pas forcément celle de la parentalité d’ailleurs) et a provoqué chez moi comme une vague de mélancolie douce, une violence terriblement moelleuse qui a fait couler sans discontinuer les larmes sur mon visage. Et comme je me vante d’être une dure à cuire, et que ce film n’a rien d’un mélo, je lui tire mon chapeau.

Dans les bons points, il faut aussi noter la présence de John Krasinski, directement sorti de The Office US et toujours aussi divertissant sur un écran (petit ou grand) et de Maya Rudolph, une rescapée du Saturday Night Live, dont vous pourrez apprécier les talents comiques dans l’excellente vidéo « My dick in a box » avec Justin Timberlake.

Bref, on aime ou on aime pas, on se laisse emporter ou pas, mais pour cette capacité à provoquer des vrais sentiments chez certains d’entre nous (je ne suis pas la seule, je vous rassure), Away we go mérite vraiment le déplacement… et, qui sait, vous ferez peut-être parti des heureux élus.

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