Forces spéciales

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Si l’on peut dire quelque chose de premier film de Stéphane Rybojad, c’est qu’à son modeste niveau, il crée le débat. Accusé d’être un brûlot propagandiste pro-armée par la critique, celui ci est en effet âprement défendu par les quelques militaires présents sur le web. Et si l’opération commando qu’il décrit fait un flop dans les salles, la campagne de promotion des forces spéciales sur la toile, elle, bat son plein.

Elsa Casanova, grand reporter de son état, enquête en Afghanistan quand elle est prise en otage par les talibans. Sa vie est clairement en danger quand l’état français décide d’envoyer une troupe de ses meilleurs hommes la récupérer sur place, une unité des forces spéciales.

Soyons clair tout de suite, il n’y a rien à sauver dans Forces spéciales. Ni les interminables plans de matériels et de véhicules de l’armée dignes de ses pires clips publicitaires, ni les dialogues dignes des plus mauvais films de Jean-Claude Van Damme, ni la réalisation qui ne sait pas se fixer sur l’action et se contente de nous donner le mal des transports (justement), ni le montage qui donnerait des crises d’épilepsie à n’importe qui. La totalité de ces éléments d’une lourdeur à faire pleurer est baignée dans une musique électro-rock indéfinie et derrière tout ça, les acteurs se débattent dans une histoire qui ne les met jamais en valeur.

Alignant cliché sur cliché, Stéphane Rybojad réussit à ridiculiser et rendre antipathique une unité entière du fleuron de l’armée française. Car si il apparaît évident que le but de ce gâchis, en dehors d’offrir du grand spectacle, c’est de remettre en avant des personnages délaissés par le cinéma en France, c’est aussi une évidence que l’hommage est raté et que l’absence totale de cinématographie et de recul relève plus de l’insulte que du cadeau.

Laid et pathétique, Forces spéciales ne réussit même pas dans son échec à être un divertissement passable, son visionnage reste de l’ordre de la torture militaire. C’est triste mais c’est comme ça.

Commentaires : 1

  1. Tred dit :

    Un nanar de compétition ! Quelle horreur en effet !

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