Frozen days
Par L. • 9 nov 2007 • Catégorie(s) : Tout le cinéma
L’ovni de la semaine est un film que l’on m’a obligé à voir. Ce qui est une chose rare et qui explique peut être ma réaction. Pour le remettre en contexte c’est un film tourné avec un budget de 25 000 dollars en Israël, où au maximum une vingtaine de films sortent par an. Avec une équipe minimale et inexpérimentée (ce qui ne veut pas dire qu’ils ne sont pas bons) et à l’arrache, le réalisateur, Danny Lerner, se permet néanmoins quelques prétentions puisqu’il en appelle à Polanski (Le locataire, Répulsion), Brian De Palma (Pulsions), et le film Carnival of souls (de Herk Harvey en 1962). On le compare déjà à Aronofsky. Bref, il n’en faut pas plus pour éveiller ma curiosité et ma méfiance.
Au départ, le spectateur suit l’errance d’une belle jeune femme, qui répond au nom de Meow. Elle deale une drogue étrange et drague sur des chats. Très vite, elle fait la connaissance virtuelle d’un homme qui l’intéresse mais alors qu’ils vont se rencontrer, quelque chose de terrible va arriver qui remet en cause tout le mode de vie de Meow, jusqu’à sa propre personnalité.
Filmé en DV, de nuit et en noir et blanc, on ne peut pas dire que visuellement Frozen days n’est pas interessant. Et le réalisateur accuse, il faut bien le dire, un certain talent, même si il use et abuse d’effets stylistiques qu’on ne connait que trop bien (quelquefois très pompés sur Requiem for a dream). Autre défaut, la musique est soit inexistante, soit insupportable. Mais c’est une question de goût.
A trop vouloir faire un film d’ambiance, avec un twist destabilisant, Danny Lerner tombe dans son propre piège. Et le spectateur n’en tire qu’une seule question (sûrement pas celle voulue) : « mais pour qui il se prend ce petit con ?» . On ne peut donc que souhaiter à Frozen days de trouver son public (branchouille intellectualisant)… en tout cas, moi, je passe…
Sortie sur les écrans le 21 novembre 2007

