Humpday

humpday

Vu à Cannes entre deux soirées (trop) arrosées et après quelques heures d’attente au soleil, Humpday n’a peut être bénéficié des meilleures conditions de visionnage en ce qui me concerne. Cependant j’ai vite été charmée par cette petite comédie indépendante américaine au budget aussi cheap que son casting est sympathique.

Si cette histoire d’amitié qui dérape reste toujours du coté de l’humour c’est aussi et surtout parce que les deux personnages principaux sont deux hétéros pur jus. Ce qui est aussi la raison soit d’une incompréhension du scénario pour les spectateurs (car, même s’ils sont bornés ou fiers on a du mal à les imaginer aller « aussi loin ») soit d’une antipathie définitive pour d’autres. Car oui, même si j’ai ri et souri aux dialogues très bien écrits et aux situations cocasses, je comprends qu’on puisse prendre mal le fait de voir deux hommes ridiculer avec autant de panache l’amour… entre hommes. Une problématique somme toute assez américaine dans sa thématique comme dans sa contruction.

On pourra aussi lui reprocher son « manque de couilles » à un certain niveau et une fin en happy end un peu trop facile, mais le plaisir qu’elle nous a procuré efface vite ces quelques défauts. Humpday est donc une comédie on ne peut plus américaine, bavarde comme on les aime, légère juste ce qu’il faut… rien de révolutionnaire donc et rien de trop irrévérencieux (malgré les accroches tapageuses), juste une friandise à Cannes et un dernier avant-goût d’été pour la rentrée.

Sortie sur les écrans le 16 septembre 2009

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