Scream 4

Dix ans après le troisième opus, Wes Craven propose aux accros de Ghostface et de canulars téléphoniques sanglants un épisode à mi-chemin entre nouvelle génération gavée aux réseaux sociaux et aux séries télévisées et personnages historiques qui commencent à prendre de l’âge. Et s’il a donc tout pour conquérir un nouveau public, Scream 4 ravira-il les fans de la première heure ?
Alors que Sidney Prescott, la survivante des meurtres de Woodsboro, revient en ville pour dédicacer son livre de développement personnel, un nouveau Ghostface refait surface et commence une sanglante chasse à l’homme dans le lycée local. Heureusement que Dewey et Gale n’ont jamais quitté les lieux et mènent l’enquête avec brio.
Nouvel épisode, nouvelles règles. Le saut de génération a modifié les codes, le film d’horreur consommé en masse a lui-même changé, il était donc indispensable d’intégrer ces bouleversements dans cette saga qui ont à jamais revisité l’horreur grand public. Ces dernières années, les limites du gore ont été repoussées et les perversions les plus incongrues ont été portées sur grand écran. Mais si Scream 4 s’inscrit dans cette nouvelle époque, il ne prend jamais le parti de changer sa recette. Les meurtres au couteau, les effets de suggestion et l’esprit potache restent donc des constantes et les plus anciens afficionados retrouveront avec délices les ingrédients qui ont, à l’époque, fait le succès de la saga.
Toujours aussi référencé et ancré dans l’histoire du cinéma de genre et dans l’histoire tout court, on perçoit clairement un regard amusé et ironique sur cette nouvelle génération artificielle, blasée et virtuelle. Malin et malgré tout subtil, Scream 4 rappelle que Wes Craven et Kevin Williamson maîtrisent encore le frisson pop et loufoque qui a fait marqué toute une génération.
(sortie sur les écrans le 13 avril 2011)
(article publié sur artistikrezo.com)


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