The wrestler

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Il va être compliqué d’exprimer de manière construite et claire la claque que j’ai prise en voyant The wrestler. Même si je suis une inconditionnelle de Darren Aronofsky, même si je garde un souvenir nostalgique de la grande époque du catch, et même si le casting m’a convaincue dès la première seconde, aucun de ces facteurs n’auraient seuls justifié mon enthousiasme envers ce film. C’est de la magie que nous offre une fois de plus le grand Darren. Comme ces grands chefs cuisiniers qui tirent d’ingrédients simples, bien choisis et bien préparés, de très grands plats. Ici, c’est la combinaison, qui n’était pas une évidence au premier abord (la présence de Mickey Rourke a souvent été contesté par la production), de ces ingrédients et la générosité et le talent du réalisateur qui nous offre ce qui certainement sera un de mes films de l’année.

Je ne vous referais pas le coup du Mickey Rourke défiguré et transfiguré, qui fait un come back retentissant, car j’imagine que, comme moi, vous en avez bouffé à la télé toute la semaine.  Seulement, derrière tout ce battage, il n’y a rien d’autre à dire que c’est vrai. Et qu’il n’est le seul à donner le meilleur de lui même. Marisa Tomei, dont on a ces derniers temps plus l’habitude de parler des scènes de nu dans les films que de ses performances, livre ici une interprétation touchante et humaine (bien qu’elle montre quand même son cul,vu qu’elle est strip-teaseuse… mais elle le fait tellement bien ça aussi).

De la réalisation dont on aura beaucoup dit qu’Aronofsky revient aux fondamentaux, sans le maniérisme qu’on lui a déjà reproché, je ne suis pas tout à fait d’accord. La caméra portée est un exercice de style pas franchement évident et les choix de réalisation de Darren sont tout sauf enfantins. Il a juste le talent de nous faire croire que c’est simple.

N’attendez donc pas que le film rafle une poignée d’ Oscars (je croise les doigts) pour tenter l’expérience. The wrestler n’est pas seulement un portrait unique de dinosaures d’une discipline aujourd’hui mal-aimée, et mal connue, c’est aussi une vision de l’Amérique profonde comme on en voit rarement. Une Amérique des laissés pour compte, dure mais bourrée d’humanité.

Sortie sur les écrans le 18 février 2009

Commentaires : 1

  1. Beau film. Histoire classique transcendée par son casting. Les effets de mise en scène habituelles de Darren A. auraient été malvenues. Mickey Rourke marchant, filmé de dos en plan séquence caméra épaule, y’a pas a dire, c’est juste trop bon. J’en suis même venu à prendre plaisir à l’écoute du gros son 80′s de la BO. Quant à Marisa Tomei, quelle performance(s) – dramatique et bien sur physique – Un de ses meilleurs rôles après la bombe « Before the Devil Knows You’re Dead » (il est loin le temps de « Mon Cousin Vinnie »).

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