Chéries-Chéris, festival de cinéma gay, lesbien, trans et +++ – Jour 1

A peine le temps de me remettre de mes émotions de l’ouverture, qu’il est déjà l’heure d’attaquer les choses sérieuses (je parle bien sûr de la sélection des films). Un des avantages de Chéries-Chéris c’est que sa programmation est assez nocturne et composées de projections qui se déroulent de l’après midi avancé à minuit (cette dernière séance étant presque toujours suivie d’un verre ou d’une soirée). Après donc une séance de shopping effrénée et une série de soins au chocolat en institut me voilà donc parée pour mes deux films de la soirée : Strella et Beur’s Appart.
Obligée de patienter pour une question d’organisation, je me rue sur la boutique de gaufres en face du Forum des Images (que je lorgnais depuis un moment déjà) pour une waffine au sirop d’abricot… miam ! Et je vais comme ça, insouciante, en direction de la salle 500 dans une ambiance un peu hum… disons… de thé devant la TV le dimanche après midi, une ambiance un peu cotonneuse, me prendre la claque de la semaine au cinéma.
Car Strella c’est tout ça : une explosion de féminité, de genres sexuels, cinématographiques, de foisonnement d’idées aussi libres et géniales que foutraques et excitantes sur grand écran. Je vous renvoie à ma critique, pour avoir une idée un peu plus construite, mais vous conseille surtout d’aller vous faire une opinion par vous même, le film étant sorti en salles hier.
Le temps de descendre chercher V. en face du Forum, de croiser Voisin Blogueur dans l’escalier et direction une des séances que j’attendais le plus du festival. Et, pour le coup, pas pour des raisons de qualité mais juste parce que le délire et la naïveté folle des premiers épisodes de l’univers m’avaient juste offert une grosse tranche de rire il y a deux ans dans ce même festival, j’ai nommé : Beur’s Appart. Premier long métrage de la série, Beur’s Appart, le film, souffre un petit peu de ce format mais ne perd pas une miette de sa fraîcheur, de son humour décalé et de son casting de beaux gosses plus dénudés et décalés que jamais. Et même V. qui était vierge des péripéties de nos beaux beurs, a laissé retentir des « Oh My God » et des « C’est pas vrai » entre deux éclats de rire. A découvrir très vite en DVD (les premiers épisodes de cette série sont aussi toujours disponibles en DVD, j’en aperçois régulièrement quelques exemplaires au rayon gay du Virgin des Champs Elysées… à bon entendeur).
Et, pour ceux qui attendraient des nouvelles du Pervers Pèpère, étant poissarde jusqu’au bout, je l’ai croisé avant la projection de Beur’s Appart. Il va bien, il m’a annoncé ne pas avoir envie de venir mercredi à cause du foot (bien sûr), que le film de la veille l’avait fait bien rire (what the fuck !?!) et, pour ceux qui auraient du surplus de chaleur humaine à partager avec lui, le monsieur s’assoit toujours du coté gauche de la salle 500, tout en haut.
Une « journée » de festival aussi courte qu’intense, une future amitié qui est faîte pour durer, une gaufre délicieuse, un réalisateur grec composé à 90 % de talent pur et le reste de trucs d’humains (des organes tout ça… enfin je suppose), des fous rires et les tenues improbables de Jean-Riad… Vivement la suite !


Commentaires : 1
Ben ouais on veut la suite quoi !!!
:p