Festival du Film Francophone d’Angoulême – J4 (ON & OFF)
Par L. • 31 août 2009 • Catégorie(s) : Tout et rien
MODE ON
Pour notre dernier jour de couverture du festival d’Angouleme, la journée a été placée sous le signe des interviews du film Victor. Dernier bébé de Thomas Gilou (La vérité si je mens 1 et 2, Michou d’Auber), Victor a l’avantage de bénéficier d’un casting quatre étoiles : Lambert Wilson, Clémentine Célarié, Sara Forestier et… Pierre Richard. Après plusieurs heures d’attente, votre envoyée spéciale a donc pu rencontrer et converser avec le réalisateur du film, monsieur Pierre Richard himself et Sara Forestier. Ces interviews seront mises en ligne sur Ecran Large pour la sortie du film le 7 octobre prochain.
Ce festival se clôt donc pour nous sur la projection du dernier film de Gérard Jugnot, Rose et le noir, qui s’est révélé une bonne surprise (lire la critique ici). Toute l’équipe, sauf Bernard Lecoq bloqué en tournage, s’est déplacée pour présenter le film à la salle comble du CGR. Bien sûr, pour ses spectateurs, le festival s’est poursuivit sur toute la journée de dimanche, enchaînant films de compétition, rétrospective et l’avant-première de clôture, L’affaire Farewell. Le palmarès est aussi tombé et est disponible ici.
En guise de conclusion, on pourra dire que cette deuxième édition du d’Angoulême a confirmé l’essai : une pléthore de stars présentes, des avant-premières de prestige et un nombre incalculable de spectateurs. Le festival du Film Francophone, testé et approuvé par L., a donc tout pour vous faire réserver vos places pour l’année prochaine.

MODE OFF
La journée de la veille s’étant finie un peu tard, c’est les yeux encore collés de sommeil et la bouche pâteuse que je quitte l’hôtel pour un rendez vous que je n’aurais manqué pour rien au monde : mes interviews de l’équipe du film Victor (lire la critique ici). Arrivée à un peu plus de 10h, on me somme de me propose de m’installer confortablement dans le jardin de l’hôtel Mercure (où sont logées tous les invités de marque et les stars du festival). Le soleil est présent et une douce torpeur m’envahit un moment avant que Jérémy, l’attaché de presse de choc, me présente le réalisateur du film Thomas Gilou pour mon premier entretien de la journée. le monsieur a l’air aussi réveillé que moi, les lunettes de soleil sur le nez. Son petit déjeuner lui est même servi pendant l’interview, je n’ose imaginer depuis combien de temps il est levé. A l’image de cette motivation qui nous anime tous, l’entretien se passe sans qu’une connexion ne se fasse sentir entre nous. je fais les questions (pathétiques et convenues) et les réponses (un peu hasardeuses) et lui acquiesce, me corrige en trois mots me faisant bien sentir le manque total d’interêt de notre échange. Après une quinzaine de minutes, c’est un peu déprimée et pantoise que je suis laissée sur mon banc au soleil dans l’attente…
Les caméramans de diverses émissions de cinéma installent partout leur matériel, bavardent, puis quand le plan est parfait et les réglages optimum, tout ce petit monde se pose, fume une cigarette, boit un café. 1 heure se passe… je prend le temps de réfléchir à mes questions. la deuxième heure file à toute allure… oh ! un colibri dans le bosquet ! La troisième heure est déjà bien entamée quand on me propose enfin d’interviewer Pierre Richard. le choeur des vierges retentit dans ma tête, oh joie, mais est vite arrêté par une phrase : « Non, Pierre Richard ne fera pas de d’Internet !» . L’adorable Jérémy me défend, et après de longues minutes de suspense insoutenable, c’est un Pierre Richard jovial, charmant, fidèle à son image qui s’avance vers moi. Les questions s’enchaînent, avec le monsieur les digressions sont de rigueur mais seulement 6 minutes après notre serrage de main, il est prié de rejoindre d’autres journalistes. Alors que là, la connexion avait eu lieu, que la bonne humeur et les confidences étaient de mise, le destin a joué contre moi…
A 13h30, j’ai déjà loupé deux films que j’avais prévu de voir. Comme je ne voulais pas que mon attente se solde par une interview ratée et l’autre avortée, j’ai demandé non sans humour à notre bon Jérémy de me laisser discuter quelques minutes avec Sara Forestier. Ceux qui me connaissent savent à quel point je « respecte» son travail et que ma véhémence à l’égard de son jeu m’a parfois valu des censures. Cette rencontre avec ma bête noire a été bien que assez classique (rien dans les questions ou les réponses qui ne vaille la peine d’être souligné) assez instructive. Et je suis repartie de ma cession d’interviews, épuisée, affamée mais aussi assez contente de ne pas trop m’être trompée sur le personnage qui hante mes cauchemars de cinéma.
A ce moment là, je n’ai pas d’autre solution que de partir m’empiffrer quelque part. Une adresse me parait alléchante : Le bistrot du boucher. Cette adresse est vraiment à noter si vous passez par Angoulême parce que j’y ai mangé les meilleurs tartares de toute ma vie. La décoration y est aussi sublime, cosy juste ce qu’il faut et les empilages de livres, d’instruments de musique, de photos de cinéma sont réalisés avec goût.
Après ce déjeuner mythique, une petite sieste s’est imposée d’elle-même, à l’issue de laquelle il est devenu urgent d’écrire un peu pour mon support officiel du festival (Ecran Large). Très vite la soirée s’est amorcée et il a fallu courir voir Rose & Noir, le nouveau film de Gérard Jugnot. L’accueil lui était favorable, l’équipe du film quasi-entièrement présente et à la fin de la projection je n’ai malheureusement pas eu d’autre choix que de me réfugier à nouveau à ma chambre d’hôtel pour m’y reposer un peu, le départ étant prévu pour l’aube le lendemain matin. Un réglage de portable plus tard (grrr, ces réveils discordants au téléphone portable), un kébab de commémoration après, je me couche paisiblement devant La science des rêves de Michel Gondry qui avait le bon goût de passer à la télé à ce moment là.
Mon départ du festival fut au moins au niveau de ces derniers jours. Levée par des coups contre ma porte (Nannnnn !!!! ce fichu portable n’a pas sonné) à 7h45 (départ à la gare prévu à 8h), on me prévient qu’un taxi m’attend déjà depuis un quart d’heure (mais quelle organisation !). A peine le temps de m’habiller et de jeter en vrac toutes mes affaires dans la valise, me voila partie avec pertes et fracas de cette belle ville d’Angoulême. Ah, mes amis… que d’émotions…


C’était cool de suivre tout ça !
Tu manques à la blogosphère, s’il te plait ne nous abandonne pas après ce festival !!